Thématique 2027
Les choix énergétiques
Nucléaire, énergies renouvelables, prix et sécurité d’approvisionnement. Découvrez et comparez les positions des formations, à partir de documents sourcés.

Les positions des formations
Les positions ci-dessous sont des reformulations rédigées par SensPo à partir des documents de chaque formation : ce ne sont pas des citations. Une formation sans position vérifiée sur ce thème est indiquée « Non documenté ».
13 formations sur 13 avec une position documentée sur ce thème · ordre alphabétique.
Debout !
Gauche sociale populaire
Position documentée reformulation SensPo
Le mouvement défend une maîtrise publique de l'énergie et s'oppose à la relance nucléaire, sans la fermer brutalement, en plaidant pour une sortie progressive et un débat démocratique sur le mix. Le choix entre nucléaire et renouvelables doit relever d'une décision citoyenne tranchée par référendum.
- maîtrise publique de l'énergie
- réserve sur la relance nucléaire
- référendum sur le mix énergétique
- sobriété et services publics énergétiques
Millésime des sources : 2024
- Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · document de 2024
Debout la France
Droite souverainiste gaulliste
Position documentée reformulation SensPo
Debout la France place le nucléaire au coeur du mix électrique et propose de le maintenir autour de 70 pour cent de la production, en rejetant l'objectif de réduction à 50 pour cent. Le parti privilégie la relance d'une filière nationale et conteste l'orientation prioritaire vers l'éolien.
- Maintien du nucléaire comme socle de la production électrique nationale
- Investissement dans les réacteurs de quatrième génération et la recherche sur la fusion
- Lancement d'un plan de développement d'une filière thorium sur trente ans
- Réorientation des subventions de l'éolien et du solaire vers d'autres priorités énergétiques
Millésime des sources : 2022
- Programme présidentiel Nicolas Dupont-Aignan / Debout la France 2022 · document de 2022
Europe Écologie Les Verts
Écologie politique
Position documentée reformulation SensPo
Sortie du nucléaire d'ici 2045-2050 (anti-EPR2, anti-prolongation au-delà de 50 ans), 100% ENR 2050, sobriété énergétique imposée (passage par planification publique), démocratisation énergie (régies locales, autoconsommation collective).
- sortie nucléaire
- 100% ENR
- sobriété
- démocratisation locale
Millésime des sources : 2022
- Programme EELV présidentielle Jadot · document de 2022
Horizons
Centre droit libéral
Position documentée reformulation SensPo
Relance nucléaire (6 EPR2 + SMR + prolongation), accélération ENR (objectifs PPE atteints), réforme marché européen électricité, soutien filière hydrogène, transition pragmatique sans rupture industrie.
- nucléaire fort
- ENR atteints
- marché EU réformé
- hydrogène
La France Insoumise
Gauche radicale
Position documentée reformulation SensPo
Sortie progressive du nucléaire d'ici 2045, 100% énergies renouvelables en 2050, planification écologique étatique. Refus de la prolongation des centrales existantes au-delà de 50 ans et opposition aux nouveaux EPR2.
- sortie nucléaire
- 100% renouvelables
- sobriété énergétique
- planification publique
Millésime des sources : 2022
- L'Avenir en commun, ch. 5 : Planifier l'urgence écologique (site externe) · document de 2022
Les Républicains
Droite conservatrice
Position documentée reformulation SensPo
Relance massive du nucléaire (14 EPR2 + SMR + prolongation parc), modération éolien (moratoire éolien terrestre, priorité solaire et offshore), maintien marché européen électricité réformé, refus sortie gaz/pétrole précipitée pour industrie.
- nucléaire fort
- moratoire éolien terrestre
- marché EU réformé
- transition pragmatique
Millésime des sources : 2024
- Programme LR Bellamy européennes 2024 · document de 2024
Lutte ouvrière
Extrême gauche communiste
Position documentée reformulation SensPo
L'énergie doit échapper à la logique de profit : opposition à la privatisation et à l'ouverture à la concurrence du secteur (EDF, marché de l'électricité), au profit d'un contrôle des travailleurs sur la production. Le clivage nucléaire / renouvelables est jugé secondaire face à la propriété et à l'emploi.
- secteur énergétique public sous contrôle ouvrier
- fin de l'ouverture à la concurrence
- refus de la financiarisation de l'énergie
- priorité à l'emploi industriel
Millésime des sources : 2022
- Programme présidentiel Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) 2022 · document de 2022
Nouvelle Énergie
Droite libérale
Position documentée reformulation SensPo
Le mouvement défend un mix électrique pilotable, puissant, bon marché et décarboné, qu'il identifie au nucléaire et à l'hydroélectricité. Il privilégie la production bas carbone continue et se montre réservé sur une priorité donnée aux renouvelables intermittents.
- mix pilotable nucléaire et hydroélectrique
- électricité bas carbone et compétitive
- réserve sur la priorité aux renouvelables intermittents
- neutralité technologique au service de la décarbonation
Millésime des sources : 2023
- Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · document de 2023
Parti Socialiste
Social-démocratie
Position documentée reformulation SensPo
Mix énergétique pragmatique : maintien parc nucléaire existant (prolongation contrôlée), accélération massive ENR (objectifs PPE rehaussés), fin nouveaux EPR2 ou positionnement neutre selon courants. Marché électricité régulé (TRV étendu).
- maintien nucléaire actuel
- accélération ENR
- régulation marché élec
- sortie progressive fossiles
Millésime des sources : 2022
- Programme PS Faure, Plateforme commune NUPES écologique · document de 2022
Place publique
Social-démocratie européenne
Position documentée reformulation SensPo
Place publique défend un mix électrique décarboné combinant un déploiement massif des énergies renouvelables et le maintien d'une part de nucléaire comme énergie de transition. Le mouvement inscrit l'énergie dans une logique de souveraineté européenne et de sortie programmée des fossiles.
- Acceptation d'une part de nucléaire dans le mix au titre de la rationalité et de la sécurité d'approvisionnement
- Développement massif des renouvelables pour atteindre au moins 45 % du mix énergétique européen en 2030
- Sortie progressive des fossiles : charbon en 2030, gaz fossile en 2035, pétrole en 2045
- Plafonnement des prix de l'énergie et réforme du marché européen de l'électricité
Millésime des sources : 2024
- Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · document de 2024
Rassemblement National
Droite nationale
Position documentée reformulation SensPo
Relance massive du nucléaire (14 EPR2 + SMR), moratoire sur l'éolien terrestre, sortie du marché européen de l'électricité (frexit énergétique), baisse TVA énergie à 5,5%. Maintien hydroélectricité publique.
- relance nucléaire
- moratoire éolien
- sortie ARENH/marché EU
- TVA réduite énergie
Millésime des sources : 2024
- Programme RN 2022 / Engagements 2027 · document de 2024
Renaissance
Centre libéral
Position documentée reformulation SensPo
Mix énergétique équilibré nucléaire (6 EPR2 + prolongation) + ENR ambitieuses (objectif 40% électricité ENR 2030), réforme marché européen électricité (achevée 2024), planification écologique pilotée par SGPE.
- nucléaire et ENR
- réforme marché EU
- planification SGPE
- transition pilotée
Millésime des sources : 2022 et 2024
- Discours Belfort (site externe) · document de 2022
- PPE3 · document de 2024
Union populaire républicaine
Souverainisme (sortie de l’UE)
Position documentée reformulation SensPo
Le mouvement subordonne le choix du mix électrique à une décision citoyenne et plaide pour une consultation nationale suivie d'un référendum sur le nucléaire. Il revendique une renationalisation complète d'EDF et de Engie (ex GDF) et l'inscription du caractère public de ces entreprises dans la Constitution, comme préalable à la maîtrise nationale de l'énergie.
- renationalisation complète d'EDF et de Engie
- inscription du caractère public de l'énergie dans la Constitution
- référendum sur le mode de production électrique
- sortie du marché européen de l'électricité et de l'Arenh
Millésime des sources : 2022
- Programme François Asselineau / UPR 2022 · document de 2022
Les faits de contexte
Des repères relevés par SensPo pour comprendre les enjeux de ce thème. Ils sont présentés à part : ce ne sont pas des positions.
- Une sortie progressive du nucléaire (~65% de la production électrique française en 2024) suppose un effort massif de renouvelables et de pilotage du réseau, non chiffré dans le positionnement
- Le recours au référendum sur le mix n'est pas adossé à une trajectoire d'investissement (parc EDF, EPR2) ni à un calendrier de fermeture
- Le programme 2022 vise à maintenir le nucléaire à environ 70 pour cent de la production électrique, contre un objectif gouvernemental alors fixé à 50 pour cent.
- Le programme propose de réaffecter environ 4 milliards d'euros de subventions au solaire et à l'éolien, dont une partie vers les projets nucléaires et la gestion des déchets.
- Sortie nucléaire = -65% production électrique bas carbone, remplacement par ENR + stockage saisonnier inexistant à grande échelle
- Cas Allemand : Energiewende 500 Md€ investis 2010-2022, émissions stagnantes, 350 g CO2/kWh vs 60 g France
- Sobriété -10% énergie d'ici 2030 (objectif gouv) atteinte une seule fois (hiver 2022 par contrainte prix)
- 6 EPR2 = 60-70 Md€
- Hydrogène : coût 4-7€/kg vs gaz 1-2€
- PPE3 objectifs ENR abaissés en 2024 (retards procéduraux)
- Nucléaire émet 6 gCO2/kWh (ADEME 2023) vs ENRi avec backup gaz CCGT 200-400 gCO2/kWh
- Facteur de charge éolien terrestre 25%, solaire France 14%, nucléaire 75%
- Mix électrique français 2024 : 70% bas carbone (nucléaire 65% + hydro 12%), Allemagne post-Energiewende ~40% renouvelables mais 350 g CO2/kWh
- 14 EPR2 + SMR : 70-90 Md€ étalés (chiffrage EDF/RTE)
- Prolongation parc 60-80 ans : grand carénage 100 Md€ (EDF Hercule)
- Moratoire éolien terrestre = retard objectifs PPE 2030 (-15 GW vs cible)
- Renationalisation intégrale d'EDF (déjà détenue à ~100% par l'État depuis 2023) ne suffit pas à supprimer la logique de marché tant que subsistent le marché européen et l'ARENH
- Le contrôle ouvrier sur la production n'a pas de cadre juridique existant en droit français
- Le nucléaire assure environ 65% de la production électrique française en 2024 ; un mix recentré sur le nucléaire suppose un calendrier de construction d'EPR2 et de prolongation du parc non détaillé dans le positionnement
- L'hydroélectricité représente de l'ordre de 11% de la production électrique en France et offre un potentiel d'extension limité par les sites disponibles
- Maintien parc actuel = prolongation 60-80 ans CGEM (autorisé ASN, mais investissements grand carénage 100 Md€)
- Accélération ENR : retards procéduraux (recours, ABF) limitent vitesse sans réforme
- TRV étendu = renégociation directive électricité 2019/944, peu probable
- Le mouvement vise une part de renouvelables d'au moins 45 % du mix énergétique européen en 2030 et 75 % en 2040.
- Le nucléaire fournit environ 65 % de la production électrique française en 2024, ce qui en fait un pilier de la transition électrique nationale.
- 14 EPR2 = 60 Md€ investissement étalé sur 20 ans (chiffrage RTE/EDF)
- Sortie marché EU électricité = renégociation traités, perte interconnexions Europe (12 GW capacité d'échange)
- TVA 5,5% énergie = -7 Md€/an recettes État
- Programme 6 EPR2 + 8 optionnels = 70 Md€ étalés (annonce Belfort 2022)
- Cibles ENR PPE 2024 : 18 GW éolien terrestre 2030 (vs 21 GW objectif initial), retards procéduraux
- Prix électricité après réforme EU 2024 reste indexé sur gaz dans 30% des heures pointe
- Le nucléaire fournit de l'ordre de 65% de la production électrique française en 2024 : le mouvement ne tranche pas le mix et renvoie l'arbitrage à un référendum, sans trajectoire d'investissement chiffrée
- La sortie du marché européen de l'électricité et de l'Arenh suppose une rupture avec le droit de l'UE, non acquise unilatéralement
Source : SensPo, faits de contexte relevés pour chaque doctrine.
Des sources. Une méthode. De la transparence.