Thématique 2027
Économie et fiscalité
Croissance, fiscalité, pouvoir d’achat, finances publiques. Découvrez et comparez les positions des formations, à partir de documents sourcés.

Les positions des formations
Les positions ci-dessous sont des reformulations rédigées par SensPo à partir des documents de chaque formation : ce ne sont pas des citations. Une formation sans position vérifiée sur ce thème est indiquée « Non documenté ».
13 formations sur 13 avec une position documentée sur ce thème · ordre alphabétique.
Debout !
Gauche sociale populaire
Position documentée reformulation SensPo
Le mouvement défend un protectionnisme dit raisonnable (Buy French Act ou Buy European Act, quotas d'importation, possibilité pour services publics de déroger à la concurrence) et une fiscalité plus redistributive ouverte par des états généraux de la fiscalité. La séparation de l'argent et de l'État est érigée en principe, symbolisée par un président rémunéré au SMIC.
- protectionnisme raisonnable (Buy French/European Act)
- dérogation des services publics à la libre concurrence
- états généraux de la fiscalité
- séparation de l'argent et de l'État
Millésime des sources : 2024
- Programme/positionnement Debout ! (Ruffin) 2024-2025 · document de 2024
Debout la France
Droite souverainiste gaulliste
Position documentée reformulation SensPo
Debout la France promeut un patriotisme économique fondé sur la relocalisation industrielle, un protectionnisme dit intelligent et la baisse des charges des entreprises. Le financement de la protection sociale s'appuierait notamment sur des droits de douane.
- Protectionnisme ciblé et droits de douane contre la concurrence jugée déloyale
- Objectifs de relocalisation fixés secteur par secteur
- Réduction des charges pesant sur les entreprises pour la compétitivité
- Affectation d'une partie des recettes douanières au financement de la protection sociale
Millésime des sources : 2022
- Programme présidentiel Nicolas Dupont-Aignan / Debout la France 2022 · document de 2022
Europe Écologie Les Verts
Écologie politique
Position documentée reformulation SensPo
Fiscalité verte (taxe carbone interne progressive et juste socialement), ISF climatique élargi, ISR favorisé (épargne verte), dégression aides aux entreprises polluantes, conditionnement subventions à critères ESG, post-croissance assumée.
- fiscalité carbone juste
- ISF climatique
- post-croissance
- conditionnement ESG
Millésime des sources : 2022
- Programme EELV Économie · document de 2022
Horizons
Centre droit libéral
Position documentée reformulation SensPo
Stabilité fiscale entreprises (IS 25%), trajectoire 3% PIB stricte, baisse impôts production progressive (CVAE), refus rétablissement ISF, simplification fiscale, soutien ETI et innovation (CIR maintenu).
- stabilité IS
- trajectoire 3% PIB
- baisse CVAE
- anti-ISF
Millésime des sources : 2022
- Programme Horizons Économie · document de 2022
La France Insoumise
Gauche radicale
Position documentée reformulation SensPo
Augmentation forte des prélèvements sur les hauts revenus et grandes entreprises (ISF rétabli, IR à 14 tranches jusqu'à 90%), redistribution massive, planification écologique financée par hausse de la dette publique court-moyen terme. Sortie des règles budgétaires UE (3% déficit, 60% dette).
- redistribution forte
- ISF rétabli
- fiscalité progressive
- planification publique
Millésime des sources : 2022
- L'Avenir en commun, ch. 2 : Partager les richesses (site externe) · document de 2022
Les Républicains
Droite conservatrice
Position documentée reformulation SensPo
Baisse impôts (IS, charges), suppression CSG sur retraites modestes, retour à l'équilibre budgétaire (3% PIB strict), refus rétablissement ISF, baisse dépense publique structurelle (objectif 51% PIB vs 57% actuel), suppression niches fiscales.
- baisse impôts production
- équilibre budgétaire
- réduction dépense publique
- anti-ISF
Millésime des sources : 2024
- Programme LR Économie 2024 · document de 2024
Lutte ouvrière
Extrême gauche communiste
Position documentée reformulation SensPo
Anticapitalisme révolutionnaire : expropriation de la grande bourgeoisie et abolition de la propriété privée des grands moyens de production et d'échange, levée du secret des affaires et bancaire, contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises. La fiscalité est un outil second face à la transformation de la propriété.
- expropriation du grand capital
- abolition propriété privée des grands moyens de production
- levée du secret des affaires
- contrôle ouvrier des comptes
Millésime des sources : 2022
- Programme présidentiel Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) 2022 · document de 2022
Nouvelle Énergie
Droite libérale
Position documentée reformulation SensPo
Le mouvement défend une réduction massive de la dépense publique, un allègement des prélèvements et un choc de déréglementation, présentés comme une spirale vertueuse pour relancer le travail et l'investissement. Il revendique un plan d'économies de l'ordre de 200 milliards d'euros par an sur un quinquennat.
- réduction massive de la dépense publique
- baisse des impôts et des charges
- choc de déréglementation et lutte contre la bureaucratie
- liberté d'entreprendre et propriété
Millésime des sources : 2023
- Positions David Lisnard / Nouvelle Énergie 2023-2025 · document de 2023
Parti Socialiste
Social-démocratie
Position documentée reformulation SensPo
Rétablissement ISF 'climatique' (modulé), tranches IR augmentées (impôt progressif), suppression flat tax 30% sur revenus capital, taxe sur superprofits, hausses cotisations entreprises bénéficiaires. Refus austérité.
- ISF climatique
- IR plus progressif
- suppression flat tax
- taxe superprofits
Millésime des sources : 2018 et 2023
- IPP, Note fiscalité capital · document de 2023
- CPO ISF rapport · document de 2018
Place publique
Social-démocratie européenne
Position documentée reformulation SensPo
Place publique défend la justice fiscale par la taxation des grands patrimoines, des superprofits et des géants du numérique afin de financer la transition écologique et sociale. Le mouvement promeut une politique industrielle européenne avec préférence aux producteurs du continent.
- Taxation des plus hauts patrimoines européens et des superprofits pour financer la transition
- Impôt européen sur les grandes fortunes et lutte contre l'optimisation fiscale
- Buy European Act réservant la commande publique aux producteurs européens dans les secteurs stratégiques
- Relocalisation des industries d'avenir et investissement public orienté
Millésime des sources : 2024
- Positionnement Place publique (Glucksmann) 2024-2025 · document de 2024
Rassemblement National
Droite nationale
Position documentée reformulation SensPo
Baisse TVA énergie 5,5%, baisse impôts classes moyennes, suppression CSG sur petites retraites, exonération transmissions familiales, lutte contre fraude fiscale internationale et sociale. Refus hausse impôts riches généralisée.
- baisse TVA carburants
- exonérations familiales
- lutte fraude
- pas de hausse globale impôts
Millésime des sources : 2024
- Engagements présidentiels RN · document de 2024
Renaissance
Centre libéral
Position documentée reformulation SensPo
Baisse continue impôts production (CVAE supprimée 2024-2027), stabilité fiscale entreprises (IS 25%), respect règles UE 3% PIB d'ici 2029, refus rétablissement ISF, soutien innovation (CIR maintenu, France 2030 54 Md€).
- baisse impôts production
- stabilité IS 25%
- trajectoire 3% PIB
- innovation France 2030
Millésime des sources : 2024
- Cour des Comptes, finances publiques 2024 · document de 2024
- PLF 2025 · document de 2024
Union populaire républicaine
Souverainisme (sortie de l’UE)
Position documentée reformulation SensPo
Le mouvement se revendique souverainiste, protectionniste et anti-libéral, sans se rattacher à un clivage droite-gauche classique. Il combine un protectionnisme ciblé (taxes à l'importation, 30% des marchés publics réservés aux TPE et PME), un soutien aux petites entreprises par baisse des cotisations patronales, et un programme de renationalisations financé pour partie par les économies attendues de la sortie de l'UE.
- protectionnisme et taxes ciblées à l'importation
- renationalisation des grandes entreprises de service public
- soutien aux TPE et PME et 30% des marchés publics réservés
- financement par les économies de la sortie de l'UE et la lutte contre la fraude
Millésime des sources : 2022
- Programme François Asselineau / UPR 2022 · document de 2022
Les faits de contexte
Des repères relevés par SensPo pour comprendre les enjeux de ce thème. Ils sont présentés à part : ce ne sont pas des positions.
- Un Buy French Act et des quotas d'importation se heurtent au droit de l'UE (libre circulation des marchandises, règles OMC sur les marchés publics)
- La dérogation des services publics à la concurrence suppose une renégociation des traités européens, non acquise unilatéralement
- Le programme 2022 est chiffré à environ 183 milliards d'euros, dont près de 64 milliards orientés vers les ménages et 43 milliards vers les entreprises.
- Selon les estimations citées, le plan représenterait une hausse du déficit d'environ 8 pour cent du PIB.
- Taxe carbone gilets jaunes 2018 : symbole rejet fiscal écologique sans redistribution
- ISF climatique : 4-6 Md€/an (calcul équivalent ISF + critère carbone)
- Post-croissance : aucun pays développé n'a connu PIB stable + bien-être progressant durablement
- Déficit 2024 : 5,5% PIB
- CVAE supprimée 2024-2027 = -8 Md€/an
- ETI françaises : 5 800 (vs 12 000 Allemagne) - politique soutien historique
- Recettes ISF 2017 (avant suppression) : 4,2 Md€/an, dont fuite estimée 200-300 M€
- Charge dette France 2024 : 60 Md€/an (~2,2% PIB), projection 80 Md€/an en 2027
- Pacte stabilité UE : déficit > 3% PIB déclenche procédure de déficit excessif (déjà active)
- Réduction dépense publique 6 points PIB = -180 Md€/an, soit choc social majeur sans précédent récent
- Baisse charges patronales -10 Md€/an annoncée
- France 1er pays OCDE pour dépense publique (57% PIB), Allemagne 49%
- L'expropriation sans indemnisation est inconstitutionnelle (art. 17 DDHC) et contraire au droit de l'UE
- La proposition relève d'un programme de rupture révolutionnaire, non d'une trajectoire budgétaire chiffrée à cadre constant
- Les prélèvements obligatoires se situent autour de 43 à 45% du PIB en France, parmi les plus élevés de l'OCDE ; un objectif d'économies de 200 milliards d'euros par an représente près d'un septième de la dépense publique annuelle (environ 1 600 milliards d'euros)
- La dette publique française dépasse 3 300 milliards d'euros, ce qui contraint toute trajectoire combinant baisse d'impôts et désendettement
- ISF rétabli rapporterait 4-5 Md€/an (Conseil prélèvements obligatoires 2018)
- Suppression flat tax PFU 30% : retour barème = +3 Md€/an (estimation IPP)
- Taxe superprofits temporaire 2022 : 33 M€ recettes (vs 11 Md€ projetés), peu efficace
- Le fonds européen de transition visé est de l'ordre de 200 milliards d'euros par an, financé notamment par la fiscalité du capital.
- La fiscalité européenne requiert l'unanimité des 27 États membres, ce qui contraint la mise en place d'un impôt commun sur les grandes fortunes.
- Baisse TVA carburants 20→5,5% = -12 Md€/an recettes
- Exonération droits succession ligne directe = -8 Md€/an (DGFiP 2024)
- Fraude fiscale chiffrée 80-100 Md€/an (Cour des Comptes 2019), récupération réaliste 8-12 Md€
- CVAE supprimée = -8 Md€/an recettes État (compensé partiel par TVA)
- Déficit France 2024 : 5,5% PIB (record post-COVID), trajectoire 3% en 2029 nécessite -110 Md€
- CIR : 7,5 Md€/an (1ère niche fiscale), efficience contestée (rapport Cour 2021)
- Les économies budgétaires avancées (de l'ordre de 52 milliards d'euros par an liés à la sortie de l'UE et 20 milliards de lutte contre la fraude) reposent sur des hypothèses non consolidées et conditionnées au Frexit
- Les renationalisations et le protectionnisme par taxes à l'importation se heurtent au droit de l'UE et aux règles de l'OMC tant que la France en est membre
Source : SensPo, faits de contexte relevés pour chaque doctrine.
Des sources. Une méthode. De la transparence.