
Parti · Droite souverainiste gaulliste
Le programme de Debout la France pour 2027
Explorez les propositions, leurs sources et ce qui reste à documenter.
Le programme en chiffres
- 32mesures chiffrées, détaillées ci-dessousVoir les mesures
- 245,7 Md€ / aneffet estimé sur les finances publiques (coût), fourchette 210,3 à 288,4 Md€Effet sur la dette
Candidature rattachée
- Nicolas Dupont-Aignan Déclaré
Les mesures
32 mesures relevées par SensPo, en 9 thèmes. Ce sont des propositions de la formation, telles que SensPo les a relevées.
Économie
Économie
+74,7 Md€ / ancoûtLe constat
TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE ÉCARLATE
La France paie le prix exorbitant de la politique dictée par l’Union européenne depuis 40 ans et avalisée par des députés français particulièrement lâches : notre industrie est laminée par des concurrents qui ne sont pas soumis aux mêmes règles sociales et environnementales, nos produits voient leur compétitivité obérée par un euro surévalué, nos entreprises sont étouffées par les normes et par les charges et nos fleurons sont régulièrement bradés à des acheteurs étrangers.
Cette politique s’est notamment traduite par la disparition de 2 millions d’emplois industriels dans l’Hexagone depuis 1989 et par une explosion de notre déficit commercial sur les biens qui a atteint 69 milliards d’euros en 2025 et la somme incroyable de 400 milliards d’euros sur la période 2022-2025. À noter qu’en moyenne annuelle, entre 2007 et 2024, le solde de la France avec l’UE s’établit à − 43,4 Md€, selon les chiffres du commerce extérieur publiés par les douanes françaises en 2025.
Quelques indicateurs simples illustrent tristement l’affaissement de notre pays et battent en brèche les mensonges de nos gouvernants :
• Le niveau de vie des Français est désormais inférieur à la moyenne de l’Union européenne, selon une étude d’Eurostat publiée en 2026. Dépassée par l’Allemagne, le Danemark ou l’Espagne, la France est même rattrapée par la Pologne.
• La pauvreté touche désormais 14 % de la population.
• 5,77 millions d’actifs sont inscrits à France Travail en catégories A, B et C.
• La dette nationale atteint 3 600 milliards d’euros et ne cesse de progresser (+ 1 400 milliards sous les désastreux quinquennats d’E. Macron).
• Les charges sociales salariales (la différence entre le salaire brut et le salaire net), qui correspondaient à 8 % du salaire brut en 1967, à 15 % en 1984, à 21 % en 1994, représentent aujourd’hui 23 % de ce même salaire brut. Particuliers, salariés et entreprises ploient sous l’excès du matraquage fiscal.
• Un déficit budgétaire, proche de 5,5 % du PIB, souligne l’impéritie des sbires de M. Macron.
LES ENJEUX
Pour autant, la France ne manque pas d’atouts : une électricité nucléaire, un système éducatif offrant des formations d’excellence, des niveaux de productivité parmi les plus élevés du monde, des entreprises de taille mondiale, en pointe dans leur domaine, des infrastructures de qualité…
Pour répondre à la crise de la dette et à la désindustrialisation, nous enclencherons un cercle vertueux associant le patriotisme économique, des protections intelligentes, la relance de la production nationale, la libération des énergies, l’investissement dans l’avenir et l’augmentation du pouvoir d’achat par le biais du travail.
Notre projet économique s’articule autour de trois priorités :
• Produire en France
• Récompenser le travail
• Assainir les finances publiques sans faire souffrir les Français
Nos principales mesures
- Augmenter les salaires de 8% (équivalent d’un 13ème mois) pour tous les salariés jusqu’à 3 SMIC sans peser sur le coût du travail pour les entreprises, par une réduction des cotisations salariales
- Réindexer les pensions de retraite et les salaires des fonctionnaires sur l’inflation
- Accorder un crédit d’impôt production pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices sur le sol français (division par 2 de l’impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont réinvestis en France). Il s’agit de récompenser les dirigeants d’entreprises qui favorisent l’emploi en France
Voir les 9 autres points de la proposition
- Adopter un « BUY French ACT » à la manière des Etats-Unis : réserver une large proportion d’achats publics (75% minimum) aux entreprises produisant en France lors des marchés publics (A noter que le montant total de la commande publique est de 200 milliards d’€ chaque année).
- Créer un fonds d’investissement et de relocalisation dédié uniquement aux produits « Label Tricolore » doté de 5 milliards d’€ par an et piloté par la Caisse des Dépôts et Consignations qui favoriserait l’investissement productif, l’emploi et la recherche dans les zones périphériques et rurales notamment.
- Permettre à nos entreprises de se défendre contre la concurrence déloyale avec les mêmes armes que leurs concurrents. Et rétablir des règles commerciales équitables en nous donnant les moyens d’intervenir, en cas de concurrence déloyale, comme le font la grande majorité des pays asiatiques et d’Amérique Latine
- Nommer un dirigeant de PME au poste de ministre de l’Economie 0 taxe et 0 norme supplémentaire pour les TPE/PME. Mettre fin à l’instabilité réglementaire et simplifier les réglementations juridiques existantes dans les 100 jours suivant l’élection
- Faciliter la transmission des entreprises en les exonérant de droits de succession sur 90 % de leur valeur (75 % à l’heure actuelle)
- Rétablir un impôt sur les très grandes fortunes en excluant la résidence principale et en permettant de déduire tous les investissements dans des entreprises / organismes localisant leur production en France
- Bâtir un Etat stratège qui ciblera les technologies les plus cruciales des 30 prochaines années
- Faire de la France le paradis des chercheurs. 2,2% de notre PIB est actuellement consacré à la recherche contre 2,8% pour l’Allemagne. L’objectif est de passer la barre des 3% dès 2024.
- Instaurer une taxe numérique forfaitaire, pour l’exploitation commerciale des données personnelles des internautes résidant en France et amener les GAFAM à payer leurs impôts en France
NOS 30 MESURES
10 MESURES POUR CRÉER ET RELOCALISER 2 MILLIONS D’EMPLOIS
Dans le contexte d’une course effrénée à la compétitivité et à l’innovation, la France, à l’instar d’une équipe de football, doit combiner une attaque dynamique (baisse des charges pour les entreprises patriotes qui investissent en France et qui croient au « Produire en France ») et une défense solide dans le cadre d’un protectionnisme intelligent.
Notre ambition est de voir notre industrie manufacturière retrouver sa puissance et atteindre 15 % du PIB en 10 ans (20 % dans 20 ans), relocaliser 1 million d’emplois et en créer un autre million.
- Diminuer pour tous massivement le coût de l’énergie. Il ne peut y avoir de production ni de création de richesse digne de ce nom sans énergie bon marché. Cette dernière est fondamentale dans la productivité de nos entreprises.Diviser par 2 le prix de l’électricité dès la première année en :
- Sortant du marché européen de fixation du prix de l’électricité.
- Rétablissant le monopole de production et de distribution d’EDF.
- Fixant un tarif réglementé national (un tarif de 10 centimes d’euro/kWh, soit 100 € le MWh, sera garanti contractuellement). De façon générale, la planification énergétique sera développée : l’électricité est l’avenir de l’énergie et le nucléaire est l’avenir de l’électricité.
- Les programmes de construction des EPR2 et de déploiement des petits réacteurs modulaires français pour remplacer nos centrales en fin de vie seront accélérés.
- Un vaste programme de recherche et développement pour développer les filières de réacteurs à neutrons rapides sera lancé.
- Les barrages hydroélectriques seront rénovés, leur puissance améliorée et ils resteront dans le giron d’EDF.
- Les trains diesel de la SNCF seront enfin remplacés par des trains Alstom à hydrogène pour développer progressivement toute la filière hydrogène (fabriqué à partir d’électricité) en France. Baisser de 40 centimes le prix des carburants (suppression des certificats d’économies d’énergie (CEE) : 17 centimes ; suppression de la TVA sur la taxe (6 milliards d’euros de coût) : 13 centimes ; plafonnement des marges des raffineurs : 10 centimes). Réduire de 20 % le prix du gaz en rétablissant un monopole public de distribution et en supprimant les CEE. Par ailleurs, nous réautoriserons les importations de gaz russe parce qu’il est bon marché (4 fois moins cher que le GNL américain).
- Diviser par 2 l’ensemble des normes administratives qui entravent la bonne marche des entreprises et exaspèrent les Français (les ZFE seront supprimées, tout comme le seuil minimal de DPE pour louer un logement…) et zéro taxe et zéro norme supplémentaire pour les TPE/PME.
- Baisser les impôts de production (3,2 % du PIB, soit près du double de la médiane des pays européens et du quadruple de l’Allemagne, ce qui décourage nos entrepreneurs) et exonérer de charges pendant 5 ans le CDI d’un chômeur de longue durée.
- Créer un grand fonds d’investissement et de relocalisation doté de 4 milliards d’euros par an et piloté par la Caisse des dépôts et consignations, qui favoriserait l’investissement productif, la robotisation, l’emploi et la recherche dans les zones périphériques et rurales notamment. Ce fonds devra, à terme, s’autofinancer via les profits retirés de ces investissements.
- Accorder un crédit d’impôt production pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices sur le sol français (division par 2 de l’IS pour les bénéfices réinvestis en France ou suramortissement). Il s’agit de récompenser les dirigeants d’entreprises qui favorisent l’emploi en France.
- Mettre en place un étiquetage obligatoire sur les marchandises pour indiquer précisément la part du « fabriqué en France » et étendre le label « Origine France garantie » à tous les produits, y compris industriels multicomposants, dès lors que plus de 75 % de la valeur ajoutée a été obtenue sur notre territoire. En outre, nous protégerons les entreprises en matière de propriété intellectuelle et mènerons une lutte impitoyable contre la contrefaçon.
- Déployer un protectionnisme intelligent et renégocier tous les accords de libre-échange à l’occasion de la sortie de l’UE. De façon générale, contrôler aux frontières les produits entrants afin de vérifier s’ils respectent les normes sanitaires, environnementales et sociales applicables sur le territoire français et ne pas hésiter à imposer des droits de douane compensateurs pour limiter les importations déloyales.
- Adopter un « BUY French ACT » à la manière des États-Unis : réserver une large proportion des achats publics (75 % à terme) aux entreprises produisant en France lors des marchés publics (à noter que le montant total de la commande publique est de 200 milliards d’euros chaque année). La commande publique sera réservée aux entreprises qui produisent le bien en question en France, sous réserve que son prix ne soit pas supérieur de 50 %.
- Élargir le décret « Montebourg » à tous les secteurs et établir un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des prises de contrôle étrangères. Il est insupportable de voir les fleurons de l’industrie française démembrés et passer sous pavillon étranger (depuis 2014, 1 600 entreprises françaises ont été rachetées par des Américains).
- Abroger la directive dite « travailleurs détachés » qui légalise le travail low-cost et la concurrence déloyale des pays européens de l’Est et du Sud.
10 MESURES POUR RELANCER LE POUVOIR D’ACHAT
Le redressement de notre économie ne se fera pas sans une meilleure récompense du travail, du mérite et de l’effort.
- Doter chaque nouveau-né français d’un capital de 10 000 euros qui sera bloqué jusqu’à sa retraite et qui sera géré par un fonds public de capitalisation français, inspiré du modèle du fonds souverain norvégien. À 60 ans, le bénéficiaire disposerait ainsi d’un socle de retraite par capitalisation, qui viendrait en complément de la retraite par répartition. À 60 ans, en tenant compte de l’inflation et avec un rendement net de 4 %, le citoyen français disposerait d’un minimum de retraite complémentaire de 500 euros par mois et d’un capital de 100 000 euros. Cette mesure coûtera environ 6 milliards d’euros par an à l’État.
- Abroger la TVA sur une liste de 50 produits de première nécessité et réduire les frais bancaires, notamment les frais cachés.
- Réindexer les pensions de retraite et les traitements des fonctionnaires sur l’inflation, car l’État doit respecter son engagement vis-à-vis des Français qui ont cotisé toute leur vie professionnelle.
- Exonérer de charges patronales pendant 5 ans le CDI d’un chômeur de longue durée (3 ans) pour insérer les personnes en fin de droits.
- Défiscaliser les heures supplémentaires : au-delà de 1 607 h/an pour un temps plein, chaque heure effectuée sera défiscalisée dans la limite de 100 heures/an. Cette défiscalisation concernera les cotisations salariales (le net sera égal au brut).
- Supprimer les droits de succession sur la résidence principale et sur les 100 premiers hectares de terres agricoles, doubler les plafonds d’exonération des donations, exonérer de 90 % la valeur des titres d’une entreprise transmise (75 % actuellement). Le travail est suffisamment imposé pour ne pas taxer le fruit du travail d’une vie une deuxième fois.
- Lancer la « Participation gaullienne » des salariés, en synergie avec les entreprises : baisser le taux d’IS de 1 % pour 2 % d’actionnariat salarié supplémentaire, dans une limite de 10 points de baisse d’IS, et exonérer les sommes versées au titre de la participation du forfait social (coût : 1 milliard d’euros). De plus, nous proposons de renouer avec l’esprit de la « Participation gaullienne » qui donna naissance aux ordonnances de 1967 et d’instaurer un label attractif pour les entreprises qui souhaitent faire participer leur personnel à un niveau significatif. Nous favoriserons la cogestion en réduisant l’impôt sur les sociétés pour toute entreprise qui attribuera un pourcentage des sièges aux salariés, avec voix délibérative, dans les instances de décision ou de contrôle (pourcentage à déterminer avec les partenaires sociaux).
- Avoir zéro jeune sans formation d’avenir en proposant à chaque jeune sans diplôme une formation qualifiante intensive aux métiers manuels, aux métiers du numérique ou aux métiers des secteurs en demande, assortie d’un emploi à la clé dans les secteurs en pénurie de main-d’œuvre, plutôt que de laisser des milliers de postes non pourvus et des milliers de jeunes sans emploi.
- Faire en sorte que, pour tout inactif, l’ensemble des prestations sociales ne dépasse pas 70 % du SMIC net.
- Garantir les revenus de l’épargne populaire en instaurant un taux supérieur à l’inflation pour le Livret A.
NOS 10 MESURES POUR ASSAINIR LES FINANCES PUBLIQUES ET PRÉPARER L’AVENIR
La dette française a explosé et les intérêts nous asphyxient. Pire, notre dette est désormais détenue à plus de 55 % par des opérateurs étrangers, ce qui met la France dans une grande dépendance. Cette dette s’explique par un déficit non maîtrisé depuis 1981. En 2026, il atteindra 150 milliards d’euros, soit 5,5 points de PIB.
Ce déficit est le produit d’un excès de dépenses et d’une faiblesse de nos recettes liée à la désindustrialisation. C’est pourquoi la relocalisation et la création de 2 millions d’emplois (cotisations sociales supplémentaires, croissance retrouvée) permettront en partie de rétablir nos comptes publics.
En outre, nous proposons des mesures pour lutter contre les gaspillages sans faire souffrir les Français. Il est hors de question que les Français subissent les conséquences de la médiocrité des politiques menées ces dernières décennies. Nous devons tous respecter le contrat social qui lie chaque Français à l’État et les Français entre eux, notamment en matière de dépenses liées aux assurances santé et vieillesse.
Voici nos propositions pour désendetter la France :
- Sortir de l’UE et économiser ainsi les 15 milliards d’euros de notre solde contributeur.
- Mettre fin aux aides à l’Ukraine (7 milliards d’euros par an en comptant les aides de la France et la quote-part des aides de l’UE dues par la France).
- Renforcer le contrôle sur la Sécurité sociale afin de faire cesser les scandales des millions de cartes Vitale excédentaires ou des retraites payées à des morts à l’étranger pour économiser 20 milliards d’euros.
- Couper les pompes aspirantes migratoires et économiser 5 milliards d’euros (conditionner les aides sociales non contributives à 5 ans de résidence pour tout étranger, supprimer l’AME, lutter contre les fraudes aux mineurs isolés).
- Supprimer les aides de l’État aux éoliennes et aux panneaux solaires (12 milliards d’euros économisés).
- Supprimer le millefeuille administratif et les agences d’État inutiles. Sur les 1 700 milliards d’euros formant la dépense publique, il est possible d’économiser 30 milliards en 5 ans, soit environ 2 %.
- Supprimer progressivement les agences d’État : ADEME, ARS, ANAH, AFITF, INERIS, VNF… qui coûtent 80 milliards d’euros par an avec des frais de structure, alors que leurs missions pourraient être reprises dans le cadre de leurs ministères de tutelle, avec un objectif de 15 milliards d’euros par an au bout de 3 ans.
- Supprimer l’échelon régional, le mandat de conseiller régional, les intercommunalités inutiles, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), tout en renforçant le pouvoir des maires et des conseils départementaux, avec un objectif de 5 milliards d’euros au bout de 3 ans.
- Supprimer les subventions aux associations clientélistes et immigrationnistes, contraires à l’intérêt général, avec un objectif de 10 milliards d’euros au bout de 3 ans (le total des subventions publiques accordées aux associations est de 23 milliards d’euros par an).
- Renforcer le pôle financier de Bercy de lutte contre la fraude fiscale, principalement les carrousels sur la TVA, avec un objectif de 20 milliards d’euros.
- Rétablir une fiscalité loyale en :
- Imposant le bénéfice consolidé des multinationales au prorata du chiffre d’affaires réalisé dans le pays (recettes supplémentaires de 10 milliards d’euros au bout de 5 ans).
- Créant une taxe sur l’exploitation des données personnelles (recettes supplémentaires de 5 milliards d’euros au bout de 5 ans).
- Créant une taxe antidumping (recettes supplémentaires de 3 milliards d’euros au bout de 5 ans).
- Rapatrier le pouvoir monétaire, bancaire et financier en France (actuellement à Francfort et à la BCE) et réviser le fonctionnement des lois bancaires et financières (1973, 1984, traités de Maastricht et de Lisbonne de 1992 et 2008) pour emprunter directement auprès de la Banque de France, redevenue autonome. La France, pour investir dans les infrastructures nationales, sans alimenter l’inflation, pourra directement se refinancer à taux zéro auprès de sa Banque de France, sans passer par les marchés financiers. Un grand emprunt national offrant un avantage fiscal aux Français permettra de reprendre le contrôle de notre dette et de conforter notre nouvelle monnaie à l’exemple du Japon.
- Rebâtir un État stratège pour créer de nouvelles filières industrielles (Canadairs français, trains à hydrogène, IA française…) et faire de la France le paradis des chercheurs. 2,2 % de notre PIB est actuellement consacré à la recherche contre 2,8 % pour l’Allemagne. L’objectif sera de passer la barre des 3 % dès 2029.
Aucune des mesures énoncées ci-dessus ne présente de caractère récessif ou n’a d’impact sur le niveau des prestations perçues ou la qualité des services publics.
En revanche, elles représenteront au terme de cinq ans des économies de 130 milliards d’euros permettant de réduire le déficit budgétaire à moins de 3 % et d’investir massivement dans les priorités nationales (voir cahier financement). Ce programme économique et financier permettra à la France de redevenir une nation phare en matière scientifique et technologique (voir cahier Sciences).
Fourchette : 50 à 98 Md€ par an · plein effet en 2035 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose d'augmenter de 8 % les salaires nets jusqu'à 3 SMIC par une baisse des cotisations salariales et de réindexer pensions et traitements des fonctionnaires sur l'inflation. Il propose de réserver 75 % des achats publics aux entreprises produisant en France.
Voir la source du chiffrage (site externe)Produire en France
+17,2 Md€ / ancoûtLe constat
Après vingt ans de délocalisations successives, notre industrie manufacturière s’est rétrécie, selon Les Échos, au point de ne représenter désormais que 9% du PIB, contre 15% pour l’Italie et 19% pour l’Allemagne.
C’est un drame en matière d’emplois, de productivité et d’indépendance stratégique dans des secteurs comme les principes actifs de médicaments. Les Français paient cher la lâcheté de nos dirigeants, leur compromission avec des intérêts étrangers, la prédation de certaines multinationales et la naïveté de la Commission de Bruxelles.
Malgré tous les beaux discours d’Emmanuel Macron sur la réindustrialisation, notre pays connaît un record de défaillances d’entreprises, et les plans sociaux se multiplient.
Seul un changement radical de cap, au niveau national comme au niveau européen, peut nous permettre de réindustrialiser la France pour garantir notre prospérité et retrouver notre indépendance.
Debout la France propose 10 mesures chocs pour le « Produire en France » afin de créer ou relocaliser un million d’emplois en cinq ans.
Ces 10 propositions s’inscrivent dans le cadre du projet économique de Debout la France, qui vise à restaurer notre compétitivité !
Nos 10 mesures
- Rendre obligatoire l’étiquetage de la part du “fabriqué en France” dans chaque produit pour inciter les consommateurs à acheter français.
- Retrouver 500 000 emplois en supprimant la directive des travailleurs détachés, qui exercent en France tout en payant des cotisations sociales minorées dans leur pays d’origine.
- Bloquer en douane les produits qui ne respectent pas nos normes environnementales et sociales et contrôler les importations.
Voir les 7 autres points de la proposition
- Réserver 75% de la commande publique à des produits fabriqués en France, (50% la première année pour atteindre 75% en 5 ans, soit 200 milliards d’euros chaque année), en privilégiant les PME.
- Établir des droits de douane compensateurs pour limiter les importations déloyales, à l’exemple de la politique américaine de taxation à 100% des véhicules électriques chinois.
- Rétablir le droit de veto de la France pour tout accord commercial de libre-échange négocié par l’Union européenne (CETA, accord Nouvelle-Zélande, MERCOSUR, etc.).
- Accorder un crédit d’impôt de production pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices sur le sol Français (réduction de moitié de l’impôt sur les sociétés). Il s’agit de récompenser les dirigeants d’entreprises qui favorisent l’emploi en France.
- Créer un fonds d’aide à la relocalisation doté de 4 milliards d’euros, attribuant des aides à l’investissement en échange de l’implantation de nouvelles usines en zone rurale.
- Renforcer le décret Montebourg et établir un système d’actions préférentielles pour bloquer les OPA, afin d’éviter que nos fleurons industriels passent sous pavillon étranger
- Relancer la participation gaullienne des salariés et baisser le taux d’IS de 1% pour chaque 2% d’actionnariat salarié (dans la limite de 10 points de baisse d’IS).
Fourchette : 3 à 37 Md€ par an · plein effet en 2035 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de réserver 75 % de la commande publique aux produits fabriqués en France, d'instaurer des droits de douane compensateurs et d'étiqueter la part « fabriqué en France ». Il prévoit un fonds de relocalisation de 10 Md€ et des baisses d'impôt sur les sociétés.
Voir la source du chiffrage (site externe)Sciences, souveraineté industrielle et numérique
+4,1 Md€ / ancoûtLe constat
La recherche scientifique, la conversion des progrès techniques et des inventions en innovations industrielles et la capacité à protéger nos savoirs, seront les armes les plus efficaces dans la bataille économique que se mèneront les grandes puissances au XXIème siècle. La France a des atouts, elle tient aujourd’hui le 6e rang en termes de publications scientifiques. Elle est le deuxième pays le plus récompensé en mathématiques par les prestigieuses médailles Fields. Mais elle voit ses forces vives émigrer vers des contrées lointaines, car elle ne sait pas valoriser à grande échelle, contrairement à ses concurrents, son excellence scientifique.
Notre pays peut se réindustrialiser à condition de miser sur ses points forts : ses ingénieurs, ses scientifiques et ses ouvriers qualifiés d’une rare compétence. Elle peut recréer une production qui ne pourrait plus être délocalisée, pourvu qu’elle verrouille ses efforts d’innovation – à l’aide notamment de l’outil du brevet industriel – et qu’elle mette en place un cercle vertueux de création d’emplois pérennes adossés à sa Recherche et Développement.
La France ne protège pas suffisamment ses productions intellectuelles et son savoir du pillage. Notre pays est le second au monde le plus touché par la fuite des cerveaux selon une étude menée par le réseau social Linkedin, seule l’Inde dépassant la France en termes d’émigration professionnelle.
Selon une autre étude, 65% des Français qui souhaitent partir travailler à l’étranger ont un niveau équivalent ou supérieur à bac+2. C’est un constat alarmant, que confirme l’estimation des flux de sorties de non immigrés (estimés à plus de 150 000 personnes chaque année entre 2014 et 2016 par l’INSEE), sachant que le coût total de scolarité d’un Français arrivé jusqu’au niveau bac+5 est en moyenne de plus de 152 000 € pour l’Etat.
Le brevet est aujourd’hui le seul outil permettant à une entreprise de garder son avance technologique et de se garantir l’exploitation exclusive de son travail de R&D. Or, la France a déposé (en 2017) trois fois moins de brevets que l’Allemagne et deux fois moins que le Japon
Cette faiblesse s’explique par :
- Une recherche française publique performante mais faiblement productrice de brevets.
- Une exploitation insuffisante des brevets déposés aujourd’hui par l’industrie nationale.
- De plus, ces entreprises sont parfois le vecteur de l’hémorragie de brevets qui s’opère en France. Un exemple concret a été le cas AldebaranRobotics, concepteur des robots NAO et Pepper. Malgré de nombreuses subventions versées par l’Etat, AldebaranRobotics a été racheté par le groupe japonais SoftBank en 2015. Tout l’actif créé dans cette société a été perdu.
- Une rémunération très insuffisante des chercheurs et ingénieurs déposant des brevets, n’encourageant pas la production de brevets en quantité et en qualité.
La France est encore dans une logique de revente de ses brevets à des pays étrangers, contrairement à un pays comme l’Allemagne, qui veille à les garder dans le giron national.
Notre pays ne possède pas non plus un système adéquat pour l’innovation : pénalisées sur le terrain du financement, les start-up françaises doivent pourtant faire face à des concurrents qui disposent de fonds bien plus importants. Dans ces conditions, le passage de nos meilleures start-up sous pavillon étranger est structurellement inévitable, comme l’illustrent les précédents AldebaranRobotics ou Med Tech (entreprise d’assistance médicale robotisée rachetée par un groupe américain, faute de financement tricolore).
Aujourd’hui, aucun des projets financés par l’Union européenne n’a de portée significative, souffrant tous de règles de la concurrence insensées, de financements sous-dimensionnés, de mécanismes de conception et de gestion inefficaces, ou encore d’un manque de pertinence technique et scientifique. L’incapacité à fixer un cap d’ensemble, l’appel à projet vers des entreprises agissant isolément et de manière segmentée, finit d’expliquer ce manque global de performance.
« L’union fait la force » dit-on, mais l’Union européenne est incapable de fédérer et de démultiplier les énergies nationales – pourtant nombreuses et diversifiées – sur le terrain des projets d’avenir. Un gâchis à l’heure où la compétition technique et industrielle pèse plus que jamais dans la hiérarchie de la puissance des décennies à venir, où les bouleversements numériques et les nouvelles technologies sont en passe de révolutionner le travail, la consommation et les modes de vie.
Nous voulons retrouver une vision française de la recherche et franchir le seuil des 3% de ratio de dépenses en R&D/PIB dès 2024 (contre 2,2% à l’heure actuelle). L’Etat investira 2 milliards d’€ supplémentaires par an pour relancer la recherche.
Nos 22 mesures
Protéger nos savoirs.
- Former les futurs ingénieurs et chercheurs à la question du brevet (brevetabilité d’un sujet, savoir rédiger un brevet, connaître les étapes pour le déposer).
- Valoriser et motiver au sein des laboratoires et entreprises les chercheurs et ingénieurs déposant des brevets de qualité par le versement de royalties sur leur exploitation industrielle.
- Autofinancer partiellement la recherche par un circuit de transfert technologique de brevets de qualité vers des start-ups prêtes à les mettre en application avec versement de royalties à l’exploitation.
- Protéger les brevets qui ont été subventionnés par le CIR, par des subventions ou allocations :
- L’État détient un droit de regard sur les conditions d’exploitation par le biais d’une nouvelle institution financière indépendante en charge d’appliquer la stratégie de protection industrielle, gérant le portefeuille de brevets et sélectionnant les projets technologiques avec expertise.
Accompagner les chercheurs et les doctorants et favoriser la recherche
- Favoriser les liens entre les centres de recherche, les universités et les entreprises.
- Mieux rémunérer les chercheurs et les doctorants et aider les chercheurs entrepreneurs à tous les stades de développement de leurs projets :
- Créer un fonds doté de 500 millions d’€ par an permettant de financer la création d’entreprises par des chercheurs universitaires.
- Créer une allocation entrepreneur innovation technologique favorisant la maturation d’un projet technologique innovant, limitée pour une période non renouvelable de 2 ans.
- Favoriser l’activité des « Business Angels » (mais aussi des Capital-Risqueurs) en allégeant leur fiscalité et en les incitant à appuyer les entrepreneurs le plus tôt possible :
- Permettre de déduire 100% de l’impôt sur les très grandes fortunes pour des investissements dans des PME innovantes produisant en France.
- Communiquer davantage autour du financement participatif des innovations.
- Faciliter la transmission d’entreprises en les exonérant de droits de succession et de donation sur 90% de leur valeur (75% aujourd’hui).
- Diversifier l’évaluation des chercheurs et intégrer le nombre de citations de leurs travaux et l’exploitation de leurs brevets.
Retrouver notre souveraineté numérique
Depuis 20 ans, nous avons laissé les Etats-Unis contrôler l’économie, les technologies et la régulation de la révolution numérique à leur seul profit.
La réelle maitrise des technologies de télécommunication et l’excellence française en informatique ont été gâchées par l’inaction des différents gouvernements. Les différents scandales d’écoutes, d’espionnage mais aussi d’abus commerciaux sur la vie privée de nos concitoyens montre l’urgence de briser l’hégémonie américaine sur la révolution numérique.
La France, en partenariat avec ses alliés européens et ses amis francophones qui le souhaitent, doit assurer sa propre souveraineté numérique, au service de nos intérêts, de notre sécurité mais aussi de notre culture.
- Créer ou récupérer des acteurs et des outils numériques souverains français (liés à l’hébergement, au transport de l’information, aux réseaux sociaux, aux chaînes de blocs, au streaming), non censurés et rayonnants dans la francophonie et spécialement l’Afrique.
- Lancer notre propre moteur de recherche (un « google » francophone) et nos propres réseaux sociaux (l’Asie sachant le faire hors GAFAM), plateformes de streaming, un magasin1 digital d’applications et de contenus (tous médias) indépendants pour un rayonnement culturel en partenariat avec le monde francophone, africain en particulier (le français deuxième langue mondiale en 2050), et des clients européens ou mondiaux qui acceptent une alternative aux solutions américaines ou asiatiques.
- Reprendre le contrôle sur les multinationales numériques en exigeant l’hébergement des données issues d’usagers français en France par des acteurs indépendants ou étatiques avec un vrai droit à l’oubli et une possibilité faible de traçage pour l’usager ou d’exploitation marketing sans consentement. Sortir du projet européen GAIA-X pour des projets franco-français, à la dimension de nos besoins, sous l’égide de l’INRIA et surtout entièrement « dégafaméisés ».
- Prendre les initiatives pour faire de la France la championne des logiciels libres et déploiement de logiciels souverains, notamment pour garantir la sécurité des systèmes d’exploitation utilisés par l’Etat, dont notre armée, et des données de nos entreprises stratégiques ou adhérentes à cette nécessité.
- Obliger tous les dirigeants, hauts-fonctionnaires personnels sensibles à utiliser des moyens de télécommunication sécurisés, protégés de tout risque d’espionnage.
- Avoir des mégacentres de calculs et d’hébergement de données, éco-responsables et même producteurs d’énergie pour le chauffage collectif ou individuel.
- Protéger nos chercheurs, nos jeunes pousses et grandes sociétés des partenariats transnationaux forcés et des acquisitions étrangères sur 4 domaines cruciaux, pour la France, que sont l’IA, les semi-conducteurs, l’optique et l’informatique quantique en reconstruisant des chaînes souveraines, des filières complètes, jusqu’à leur commercialisation mondiale.
- Reprendre en main le sujet de l’IA avec des acteurs et des outils français libres du monopole des GAFAMI sur ces sujets
- Sécuriser notre autonomie et notre fourniture en composants (semi-conducteurs) pour notre industrie.
- Avoir nos solutions industrielles numériques 4.0 (intégrant de l’IA) ainsi qu’une autonomie sur la robotique et les machines manufacturières dont les imprimantes 3D sans oublier d’assurer notre alimentation en consommable pour ces équipements.
- Favoriser une chaîne complète de la recherche, la conception, à l’industrialisation et à la production de systèmes quantiques français, nouveaux standards prometteurs, encore accessibles, protégeables et véritable eldorado commercial.
- Conserver un réseau filaire et hertzien (87% des foyers atteignables en 2022) national (pluri-installation supprimée au profit d’ORANGE) par le biais d’un renforcement de l’ARCEP qui déploiera et maintiendra ces équipements de Très Hauts Débits sur tout le territoire métropolitain et ultramarin (sous-traitance réduite nécessaire).
- Prendre à bras le corps le sujet du satellitaire (cas des méga-constellations type Starlink d’Elon Musk ou OneWeb britannique) car le seul acteur non US-Asie serait le Lichtenstein et la société Trion Space sous la houlette chinoise.
- Assurer une formation et un accompagnement continu au numérique, adaptés et efficaces pour tous, avec prise en compte de l’illectronisme, une sanctuarisation « sans digital » à l’école élémentaire mais « excellence numérique » dès le collège.
- Revaloriser le travail manuel indissociable de la digitalisation de tous les actes. Cesser d’exclure les gens brillants des circuits manuels et rénovons les filières spécialisées pour former les futurs ouvriers, capables d’exploiter les outils du numérique en fabrication additive en particulier (impression 3D Métallique, verre, béton …).
- Concentrer les moyens dans des filières professionnelles d’excellence et mettre fin à la dilution des formations au numérique. Il est inutile de saupoudrer un vague enseignement au numérique tout au long du primaire souvent au détriment de la lecture, de l’écriture et du calcul, des mathématiques à réhabiliter, disciplines à sanctuariser du digital à ces âges. Les jeunes sont en effet bien plus à l’aise que leurs parents avec les nouvelles technologies sans enseignement particulier. En revanche, dès le collège et surtout au lycée, avoir une haute exigence en programmation-codage, algorithmie, conception de systèmes et en manipulation des outils digitaux (conception 3D avancée pour les NFT et métavers, simulation, impression 3D, création d’une agrégation du numérique sur ces savoirs)
- Désaliéner nos enfants, nos entreprises, nos associations, nos services, toute la société des GAFAM avec systématiquement une alternative open source ou française hors de leur giron (génie logiciel, conception 3D, réalité virtuelle). Créer un label d’autonomie sur tous produits numériques (symbolique type nutri-score)
- Intensifier les formations aux métiers du numérique au sein de Pôle emploi et dans la formation professionnelle continue, en proposant une formation à l’informatique et à l’entreprenariat aux demandeurs d’emploi et employés – indépendants désireux de créer leur entreprise dans le numérique ou de se reconvertir
- Accompagner les citoyens illectronisés, leur nombre étant, actuellement, incompressible sur les anciennes générations ou les situations de handicaps cognitifs, lutter contre la précarité numérique au niveau local en implantant un maillage fin de Tiers –Lieux équipés en standard de différents équipements.
- Lutter pour les libertés individuelles menacées par le numérique avec un moratoire sur l’exploitation des objets connectés, des formes de crédit social, et un droit à la non-traçabilité des individus et ce, par les objets personnels ou ceux de la ville connectée.
- Rappeler qu’aucune raison sécuritaire, pandémique, climatique, ne doit astreindre l’individu à une surveillance omniprésente de ses faits et gestes. Une révision sous forme d’une loi constitutionnelle assurera cette interdiction de traçabilité sur le territoire français sans consentement libre, éclairé et enregistré.
- Veiller à ne pas connecter nos maisons, véhicules, biens pour des raisons de tarification pénalisante (l’énergie avec des compteurs « post-Linky » alors capables de contrôler et de taxer différemment suivant la destination de la consommation), de surveillance ou d’assurance à primes différentielles qui nuisent à la liberté de mouvement et de pensée de l’individu.
- Construire un véritable Cloud français souverain et surtout un Espace Numérique du Citoyen Français (ENCF) en alternative aux GAFAM.
- Création d’un hébergement souverain français en remettant en cause le choix de solution des GAFAM licenciées (Cloud de Confiance)
- Création de l’ENCF alloué dès la naissance avec des fonctions gratuites et optionnelles débridées suivant l’âge du citoyen
Développer des technologies applicatives émergentes à horizon 2050, susceptibles de constituer le cœur d’une stratégie de développement industriel
Viser non seulement l’équipement de la France mais aussi les exportations vers des pays demandeurs d’énergie renouvelable, de puissance de calcul, d’innovations médicales et de technologie de transport d’énergie. Installer une production sur le territoire français grâce à la stratégie de brevet mise en place. Nous pourrons ainsi : Cibler les technologies les plus cruciales et incontournables (qui constitueront le cœur de notre monde dans les trente années à venir), tenir compte des forces et des faiblesses de la France pour répondre à ces nouveaux enjeux technologiques.
I. Les nouvelles sources d’énergie
- La fission nucléaire du thorium
Cette technologie est essentielle pour le remplacement de l’uranium comme combustible. L’approvisionnement en uranium deviendra plus complexe d’ici 2040 tandis que le thorium ne sera lui épuisé que dans 20 000 ans.
Les centrales nucléaires à thorium doivent voir le jour pour préparer la transition que présente la fin de l’uranium d’ici une soixantaine d’années. En outre, elles permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation.
a) Construire le premier prototype de réacteur nucléaire à thorium d’ici 2035.
b) Mettre en place le premier circuit d’approvisionnement du thorium.2. La fusion nucléaire
La fusion nucléaire est une technologie qui doit être étudiée au moins en phase de recherche pure. Cette source d’énergie sera peut-être un jour rentable mais il s’agit d’un futur encore lointain. C’est une technologie complexe demandant une collaboration mondiale, qui existe déjà sous la forme d’ITER dont le premier essai serait effectué en 2020.
c) Maintenir notre participation dans le projet ITER3. Le stockage d’énergie
Le stockage d’énergie électrique est un enjeu fondamental pour découpler le lieu de production de l’électricité de son lieu de consommation. Il est également fondamental pour lisser les pics de production et les faire correspondre avec les pics de consommation. Pour ces deux raisons, le stockage d’énergie est un domaine indispensable au bon développement des énergies renouvelables. On peut alors produire de l’électricité, la stocker, puis la déplacer sur un moyen de transport classique comme une batterie indépendante, avant de la brancher sur le lieu de consommation d’énergie, le tout sans perte.
Le stockage d’énergie permettrait d’exploiter les énergies renouvelables sur des territoires éloignés des villes. Une application fondamentale du stockage de l’énergie est tout simplement l’industrialisation de voitures électriques avec des performances parfaitement acceptables. C’est donc une technologie incontournable pour s’affranchir des voitures à essence.
II. Les nouveaux systèmes informatiques
- Les supercalculateurs
Un supercalculateur est un ordinateur classique qui utilise une parallélisation du calcul poussé aux limites du possible, mettant en parallèle des millions de processeurs. Les supercalculateurs sont essentiels dans les traitements informatiques de haut niveau.
Le plus grand supercalculateur au monde a été intégralement construit en Chine, laquelle fournit de grands efforts dans le domaine du super calcul depuis une dizaine d’années. Dans le top 500 des supercalculateurs les plus puissants en 2016, la Chine règne désormais en maitre avec 226 machines. La France est l’un des cinq pays les mieux dotés en termes de puissance de calcul (19 supercalculateurs).
La technologie des supercalculateurs est mature, parfaitement apte à fournir de bonnes exportations à l’étranger. Plus les ressources naturelles s’épuiseront, plus les supercalculateurs deviendront essentiels pour une prospection minière efficace. De plus, une bonne recherche scientifique ne va de pair qu’avec un bon équipement en super calcul. Comment décrypter le génome humain sans une telle capacité ?
Les laboratoires français doivent être équipés d’une puissance de calcul supérieure pour redevenir compétitifs. La demande en supercalculateurs explose alors que notre constructeur Bull reste en compétition au niveau mondial. C’est une opportunité que nous devons faire fructifier.
d) Equiper de 30 nouveaux supercalculateurs nos meilleurs laboratoires scientifiques pour booster notre recherche publique. Permettre l’accès mutualisé à ces calculateurs.
e) Profiter de ce marché intérieur français pour exporter la technologie à l’étranger, avec l’objectif de classer 100 supercalculateurs de conception française dans le top 500 d’ici 2035.2. Les ordinateurs quantiques
Les calculateurs quantiques sont des ordinateurs utilisant des propriétés de la mécanique quantique et permettant d’exécuter des calculs 10 millions de fois plus rapidement qu’un calculateur classique. Les calculateurs quantiques sont limités à des problèmes très spécifiques. Il existe aujourd’hui quatre ordinateurs quantiques, tous américains. La France ne doit pas se tenir à l’écart de ces technologies. Elle doit déployer une puissance de calcul, permettant une recherche scientifique bien plus performante et l’aboutissement de nombreuses applications de l’intelligence artificielle :
f) Créer de nouveaux processus d’information du citoyen, de l’aide à la décision des dirigeants, à l’automatisation de tâches intellectuelles trop complexes pour pouvoir être gérée par des humains sans assistance.
g) Décrypter et comprendre des génotypes, développer le diagnostic médical automatisé avec une précision inégalée.
III. Les nouvelles technologies de médecine et de santé
- Télé-présence au travail
Avec le développement des moyens de communication, la question de l’organisation du travail, de l’urbanisation et des transports redevient centrale. Il est désormais possible pour une entreprise du tertiaire de travailler avec des fonctionnements plus décentralisés et des équipes plus distancées géographiquement. La solution d’espaces de travail partagés est clairement envisageable : les sociétés situées dans les grands centres urbains louent des bureaux dans des espaces de travail situés en province, dans des zones enclavées. Les employés peuvent alors venir y travailler chaque jour.
Une autre perspective est l’intervention à distance, associée à la robotique, avec l’expertise d’employés qualifiés. L’exemple de la télémédecine est particulièrement intéressant. C’est la capacité pour un médecin d’intervenir sur un site éloigné grâce à un robot imitant le moindre de ses gestes avec une précision totale.2. Véhicules autonomes
Les véhicules autonomes permettent la réduction des risques de bouchons automobiles, une sécurité routière renforcée ainsi qu’un confort accru du conducteur. Aujourd’hui, en phase de prototype, leur développement doit être soutenu.
Déploiement de nouvelles coopérations européennes à la carte
Nombre d’Européens ont été fiers de ces coopérations concrètes. Le dernier exemple d’un tel élan est la sonde Rosetta. Retrouver un nouveau modèle de coopération axé sur la participation des nations à des projets communs est un enjeu crucial pour l’Europe désormais. Il est urgent de refonder et de définir une stratégie industrielle et scientifique pour la France et de fédérer les pays européens partageant une vision scientifique et industrielle commune.
Nous devons ainsi mettre en place trois organismes de recherche dans un cadre de coopération européenne à quelques pays :
I. Créer l’Agence européenne des transports
- Visant le transport sous vide, avec pour objectif d’étudier toutes les possibilités de faciliter les déplacements et de réduire les coûts ainsi que les retombées écologiques
- Organisant les infrastructures routières, établissant des normes de cartographie du réseau routier et la recherche sur la voiture autonome pour permettre aux véhicules sans conducteur de prendre place sur les routes européennes en 2030.
II. Créer l’Agence européenne de l’informatique quantique
- Ayant pour objectif de soutenir la recherche pure comme la recherche appliquée
III. Créer l’Agence médicale européenne
- Constituer des bases de données médicales avec les données anonymisées des citoyens des pays européens et déployer des solutions sur le diagnostic automatique et la recherche médicale génomique.
- Lutter contre le cancer
- Développer des outils de découpage de l’ADN, associés à un nouveau langage informatique, permettant de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements contre le cancer.
Fourchette : 2 à 7,5 Md€ par an · plein effet en 2034 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de porter la R&D à 3 % du PIB avec 2 milliards d'euros publics de plus par an et de protéger les brevets issus de la recherche. Il propose aussi de créer des outils numériques français et de limiter les rachats étrangers dans l'IA et les semi-conducteurs.
« L’Etat investira 2 milliards d’€ supplémentaires par an pour relancer la recherche. »
Voir la source du chiffrage (site externe)Intelligence Artificielle
+1,9 Md€ / ancoûtLe constat
On entend souvent dire que seule l’Europe peut garantir une vraie souveraineté dans le domaine de l’intelligence artificielle. Cette idée est répétée par nos dirigeants et les élites médiatiques favorables à un pouvoir fédéral européen et à la mondialisation. Mais en réalité, la Commission européenne vend et échange nos données tout en confiant nos besoins numériques aux grandes entreprises américaines. Résultat : nous devenons dépendants, nous payons plus cher, et nous perdons une partie de notre richesse à cause de cette soumission.
Selon une étude du CIGREF (qui représente les grandes entreprises et administrations françaises dans le numérique), en 2025, plus de 82 % des 400 milliards dépensés en services cloud en Europe vont aux géants américains du secteur. En France, c’est aussi plus de 81 % des dépenses qui leur profitent, alors qu’on vante sans cesse notre French Tech. Le modèle des start-ups et des « licornes » ne fonctionne pas à l’échelle nationale ni européenne, sauf à être les « vaches à lait » des GAMAM. Les grandes entreprises abandonnent leur propre recherche pour dépendre de petites structures fragiles. Cela les rend encore plus dépendantes et moins puissantes à l’international. Pire encore, les profits générés partent souvent dans des paradis fiscaux européens comme l’Irlande ou le Luxembourg.
Prenons l’exemple de MISTRAL AI, une entreprise française prometteuse : combien de temps résistera-t-elle à la pression des géants américains ? La souveraineté économique et numérique n’est souvent qu’un mot. Beaucoup de ces jeunes entreprises, soutenues par l’État, finissent rachetées dès qu’elles deviennent intéressantes. Si nous avions un vrai fonds souverain français, il faudrait qu’il protège nos investissements ainsi fléchés et tracés par une gouvernance strictement nationale. Aujourd’hui, on finance surtout l’enrichissement d’une petite poignée d’entrepreneurs, tout en restant coincés dans la consommation de services numériques américains (hébergement, traitement des données, cybersécurité…).
La France a pourtant une longue tradition d’excellence en innovation, science, en mathématiques en particulier. Jusqu’il y a trente ans, cela nous a permis d’être indépendants sur le plan énergétique et technologique. Mais si nous n’agissons pas, nos spécificités culturelles, notre langue et notre modèle alternatif risquent de disparaître dans des intelligences artificielles standardisées et à domination anglo-saxonne. Le français pourrait pourtant devenir une langue mondiale majeure grâce à l’Afrique à l’orée de 2050. Il faut l’intégrer dans ces nouveaux outils pour offrir une alternative dissociée francophone. D’autres pays comme le Japon investissent massivement dans leur propre IA et développent leurs propres puces électroniques. Ils montrent que c’est possible. Nous, au contraire, glissons vers un modèle mondialiste et européen qui n’est pas le nôtre. Et parfois, nos concurrents sont même en Europe, à l’image des secteurs automobile ou de l’énergie. Nous sommes aussi naïfs en ce qui concerne nos données. Avec l’Open Data, nous donnons ainsi gratuitement, à notre insu ou même de plein gré, par accord candide, nos informations aux entreprises étrangères qui les exploitent… pour nous les revendre ensuite. Nos normes, comme le label français SecNumCloud, sont mises en concurrence avec celles de l’Europe, qui, elle, ne remet pas en cause la domination extraterritoriale américaine. Ces géants d’outre-Atlantique, eux, ignorent largement les règlements européens, sans être réellement inquiétés, sauf par des amendes anecdotiques à leur échelle de bénéfices.
Il est temps de réapprendre le patriotisme économique, le sens du combat industriel, et la défense de nos intérêts. Nos étudiants, chercheurs et entrepreneurs doivent être formés à cela. Il faut aussi appliquer une préférence nationale dans les achats publics et privés. Avec ses territoires et ses ressources, la France peut aussi miser sur ses propres richesses (comme les terres rares ou les combustibles) pour produire une énergie souveraine, propre, et faire tourner nos centres de données.
Enfin, la régulation de l’IA doit être équilibrée : laisser de la liberté là où c’est possible, mais aussi encadrer les usages critiques avec des règles éthiques et un contrôle humain. Ainsi, la FDA encense l’IA chinoise, en détection sur le cancer, meilleure en diagnostic que les médecins. Sans ce combat minimal et cette prise de conscience, c’est notre avenir de puissance économique et culturelle qui se jouera sous nos yeux avec cette révolution de l’IA.
NOS 25 MESURES
GARANTIR UNE IA SOUVERAINE
- Créer un Fonds Souverain IA doté de plusieurs milliards d’euros, (dans l’esprit des fonds nationaux norvégiens), financé par l’État, la BPI et des investisseurs privés.
- Déployer un cloud souverain ultra-sécurisé, indépendant des solutions étrangères (Google, AWS, Microsoft Azure), sur chacune de ses composantes d’infrastructure et logiciels.
- Recréer un écosystème de logiciels sous licences gratuites et maîtrises d’œuvre étatiques françaises (du système d’exploitation, aux suites bureautiques en passant par les messageries et outils collaboratifs) et ce, d’abord pour nos administrations et le maximum de structures publiques et privées nationales.
Voir les 7 autres points de la proposition
- Revoir la culture de l’Open source et de l’Open data de nos laboratoires et de l’État qui, intégrant nos talents mathématiques et algorithmiques, représente une perte de propriété valorisable, monétisable, au profit d’acteurs étrangers sachant en tirer parti commerciale-ment (données exposées, entre autres, par data.gouv.fr).
- Encadrer strictement des transferts de données hors France via des protocoles de chiffrement avancés à nos propres standards.
- Créer un label « IA Made in France » pour les entreprises développant des solutions numériques sans dépendance critique aux GAMAM et autres acteurs étrangers (hébergement, communication et surtout traitement complet de l’information).
- Appliquer des grilles obligatoires dans les appels d’offres publics et privés intégrant des critères de souveraineté technologique et de protection des données (au niveau d’exigence tel que notre SecNumCloud français ou de la certification HDS dans la santé).
- Assurer une préférence nationale dans les marchés publics : priorité aux entreprises la-belisées françaises en IA, cloud, cybersécurité et robotique.
- Imposer des clauses de réversibilité dans l’usage, contractuel ou pas, de services numériques étrangers, garantissant la récupération immédiate et sans frais des données françaises stockées sur des serveurs non souverains.
- Auditer et contrôler des structures d’investissements comme France 2030 ou la French Tech pour insuffler un patriotisme économique et des garanties de ne pas financer des champions pour leur consommation de services digitaux étrangers et leur seule valorisation pour attirer les appétits des investisseurs non-français.
RENFORCER LA COMPÉTITIVITÉ DE L’IA FRANÇAISE
- Soutenir massivement les startups IA françaises pour éviter leur démantèlement ou exil vers la Silicon Valley :
- Financement de la scalabilité de ces structures.
- Création de centres de calcul à la hauteur de besoins de nos chercheurs et offreurs de services, d’infrastructures cloud souveraines et d’industries de puces quantiques, sujet sur lequel la France aurait toute sa place face aux GAMAM.
- Protection contre les rachats étrangers hostiles par extension, entre autres, des prérogatives du Service de l’Information Stratégique et de la Sécurité Économiques (SISSE).
- Aider à la relocalisation ou l’implantation industrielle des secteurs critiques (semi-conducteurs, supercalculateurs, puces quantiques etc.) par le fonds national « Produire en France » (Voir projet « Produire en France »).
- Autoriser une extraction « décomplexée » des terres rares et matières premières sur nos territoires, et dans nos fonds marins pour nos nouvelles industries électroniques, de façon réglementaire et sans freins dogmatiques d’une écologie démagogique.
- Rendre obligatoire une domiciliation fiscale en France des agences des géants du numérique opérant sur notre territoire pour une facturation locale alors qu’il la massifie à l’échelle européenne et dans des pays favorables fiscalement.
- Tirer parti du refroidissement des centres de données pour le chauffage urbain (des datacenters vers les Smart Cities).
FORMER ET FIDÉLISER LES TALENTS
- Créer un visa spécial « IA et Tech » pour attirer les talents étrangers mais en garantissant une protection de nos avoirs et un retour économique sur l’écosystème français.
- Assurer une formation obligatoire des enseignants à l’IA et intégration d’un cursus IA structuré dès le collège :
- Programmation et algorithmes, réhabilitation des mathématiques
- Éthique de l’IA et biais algorithmiques.
- Lien entre IA, sciences, économie et philosophie.
- Sensibilisation et éducation sur la culture de l’espionnage industriel et du brevet.
- Créer un pôle universitaire IA de référence, visant à former les ingénieurs et chercheurs de demain.
- Valoriser et protéger des institutions de recherche (CEA, INRIA, CNRS) pour éviter le vol de savoir et leurs fragilisations par des intérêts étrangers y compris intra-européens.
RÉGULER L’IA POUR GARANTIR SON ÉTHIQUE
- Garantir de la traçabilité et une intégrité des données d’entraînement des IA (par estampillage et recours, entre autres, à la chaîne de blocs/la blockchain).
- Auditer systématiquement les modèles d’IA pour prévenir les biais et filtrages algorithmiques.
- Garantir que toutes les idées et tendances puissent être intégrées à l’IA sans contraintes politiques ou dogmatiques telles que le wokisme. Les biais introduits par les fournisseurs de services peuvent créer des filtres nuisibles pour les citoyens, en particulier pour les jeunes et les moins avertis : ils doivent être interdits.
- Créer une Agence Nationale de l’Éthique et de la Sécurité des IA, chargée de superviser ces réglementations. L’IA Act de l’Union européenne nous est imposé et nous devons re-trouver notre voie, notre voix.
- Légiférer pour encadrer l’IA en tant que « Personne Numérique », définissant ses responsabilités et ses interactions avec des Personnes Physiques ou Morales.
- Cet amendement est crucial pour réguler l’autonomie et la prise de décision des systèmes autonomes, comme les drones, les robots et les logiciels décisionnels, afin de garantir des règles juridiques claires et applicables. Exemple : interdire les diagnostics médicaux non supervisés par un médecin français ou moratoire sur des déci-sions de justice sans arbitrage humain final ou de l’utilisation de données issues de l’IA, des objets connectés, pour des mécanismes types crédits sociaux et passes vaccinaux, sanitaires ou encore climatiques.
- Favoriser les produits d’IA dont le noyau est basé sur la langue française et l’information culturelle francophone. Cela implique :
- Favoriser la création de modèles linguistiques en français entraînés sur des corpus variés et représentatifs de la diversité francophone.
- Assurer un soutien renforcé aux initiatives académiques et entrepreneuriales visant à développer une IA souveraine.
- Emuler une coopération stratégique avec les pays francophones, notamment africains, pour enrichir les sources de données et favoriser une synergie de développement alternative au tout asiatique ou américain.
Fourchette : 0,4 à 4,2 Md€ par an · plein effet en 2035 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de créer un fonds souverain dédié à l'IA, de déployer un cloud souverain et d'instaurer une préférence nationale dans les marchés publics du numérique. Il prévoit aussi une agence nationale de régulation de l'IA et un enseignement de l'IA dès le collège.
Voir la source du chiffrage (site externe)Tourisme
+0,7 Md€ / ancoûtLe constat
La France a une Histoire incroyable, notre pays a engendré un nombre incalculable de génies et de visionnaires qui ont laissé une empreinte qui demeurera visible pendant des millénaires : Gustave Eiffel et sa tour, Louis XIV et son château, Philippe Auguste et le Louvre…
La France, pays-monde, englobe tous les climats et tous les reliefs : des chaînes de montagnes jeunes ou vieilles, des plages paradisiaques, sablonneuses ou de galets, des forêts à perte de vue dans les Landes ou en Guyane, des volcans éteints ou en activité…
La France s’est couverte, au Moyen-Age d’un « blanc manteau d’églises » selon le mot du moine Raoul Glaber qui fait sa fierté et constitue un élément fondamental de son magnifique patrimoine.
La France est ce pays d’immenses artistes (écrivains, peintres, musiciens…) dont les maisons et les sépultures font l’objet d’une admiration jamais démentie.
La France possède l’une des gastronomies les plus riches, les plus fascinantes, constitutive d’un art de vivre envié aux 4 coins du monde.
Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres qu’il serait fastidieux d’énumérer, les étrangers, mais aussi nos compatriotes, se pressent pour venir admirer le legs de la généreuse France au beau.
Le tourisme est une activité essentielle pour le rayonnement de notre pays et, plus pragmatiquement, pour son économie.
La crise du COVID ayant fortement impacté le secteur du tourisme, nous partageons dans un premier temps les chiffres de 2019 afin de montrer le poids de l’activité pour la France :
- 173 milliards d’€ (7,4 % du PIB) de dépenses (par les touristes français et étrangers) ont été effectués auprès des entreprises françaises du secteur du tourisme.
- La France compte 1,4 millions d’emplois salariés directs
- La France est la première destination mondiale avec 89 millions de touristes étrangers dont 67 millions en provenance d’Europe, 7 millions des Amériques et 6 millions d’Asie.
Voir les 2 autres points de la proposition
- La France est 3ème mondiale en recette du tourisme international avec 55 mds d’€ dépensés par les étrangers en 2018.
- Le musée du Louvres, le domaine de Versailles et la Tour Eiffel sont les 3 sites culturels les plus visités (respectivement 8,1 ; 7,6 et 6,2 millions de visiteurs en 2018)
Mais la Crise COVID a profondément affecté le secteur du tourisme. En tant que première destination touristique au monde, la France a été particulièrement touchée.
- Le secteur aérien en France a été très fortement affecté par les restrictions de déplacements. Le nombre de passagers internationaux a diminué de 73,5% entre 2019 et 2020. Les liaisons internationales sont plus affectées que les liaisons nationales (-55%). Par ailleurs, les aéroports ont subi des pertes importantes liées à la baisse du trafic aérien
- La perte de chiffre d’affaires pour les agences de voyage se situe entre 70% et 80% selon le syndicat des agences de voyages françaises, Entreprises du voyage (EdV), soit 20 milliards d’euros.
- La plupart des grands musées français ont connu une baisse de fréquentation proche de 70% en 2020. C’est le cas du musée du Louvre de Paris et du musée d’Orsay qui ont enregistré des baisses de 70 à 76%.
- Les stations de ski ont connu une chute de leur activité durant l’hiver 2021 à la suite de la fermeture des remontées mécaniques. La perte de de chiffre d’affaires a été estimée à 8 milliards d’euros, selon le président des Domaines skiables de France.
- Seuls 5% des événements de tourisme d’affaire programmés en 2020 ont été maintenus.
L’Etat a massivement mis en place les fameux s prêts garantis par l’État (PGE). Cependant les politiques de restrictions liées au COVID ne permettent pas aux entreprises liées au tourisme de reconstituer l’ensemble de leurs chiffres d’affaires et de leurs marges.
Nos 14 mesures
Des actions d’urgence
- Stopper immédiatement toutes les implantations d’éoliennes en mer et sur terre, abandonner tous les projets d’éoliennes pour sauver nos paysages.
- Etaler les PGE sur 25-30 ans et les transformer en prêts participatifs ou fonds propres.
- Adopter des mesures financières en faveur des entreprises en difficulté, en raison d’une baisse de fréquentation et d’activité générée par le COVID : report de paiement des charges sociales et fiscales, instaurer des prêts exceptionnels remboursables sur 7 ans.
- Sécuriser notre territoire pour continuer à le rendre attractif
- Consolider les actions en matière de renseignement.
- Renforcer la sécurité des voyageurs, initier des campagnes d’information, via les Ambassades françaises, sur les mesures sécuritaires mises en place sur le territoire national pour que leur séjour se déroule dans les meilleures conditions et que cela annihile leurs appréhensions.
- Réprimer plus durement la petite délinquance et les incivilités et mettre hors d’état de nuire les bandes de pickpockets qui sévissent dans les grandes villes.
D’autres actions pour consolider ce secteur clé
- Donner enfin au secteur du tourisme (7 à 8 % du PIB) le poids politique qu’il mérite en nommant un ministre.
- Créer un fonds d’aide financière pour permettre aux professionnels de sécuriser, rénover et moderniser les structures d’accueil
- Garantir la propreté de nos sites touristiques
- Assurer une couverture haut débit sur l’ensemble du territoire et mettre fin aux zones blanches de téléphonie mobile.
- Créer les conditions favorables à l’amélioration de l’accueil et à la meilleure adaptation de la main d’œuvre aux besoins du secteur.
- Rendre la Formation professionnelle plus attractive, plus fréquente, renforcée, en particulier sur l’apprentissage des langues.
- Permettre d’adapter la durée et les horaires de travail des apprentis mineurs à l’horaire de travail de l’entreprise sur avis conforme du médecin du travail lors de la visite d’embauche : certaines entreprises se voient contraintes de renoncer à l’embauche d’un apprenti mineur en raison de l’impossibilité légale de faire coïncider les horaires théoriques et réels de travail.
- Favoriser le développement à la fois du haut de gamme et l’entrée de gamme (trop de moyen de gamme à des prix non compétitifs).
- Montée en gamme du camping et accès aux parcs naturels régionaux.
- Soutien à nos PME du secteur
Des actions pour répartir les recettes du tourisme sur l’ensemble du territoire (44% des nuitées des touristes internationaux sont effectuées en Ile-de-France et en PACA)
- Multiplier les activités liées au tourisme vert et patrimonial afin de valoriser nos terroirs et lancer un plan de sauvegarde des établissements culturels (salles de cinéma, musées…) en milieu rural et des Eglises.
- Mettre en place une véritable protection du patrimoine applicable aux monuments historiques (sans oublier le second-œuvre et les ensembles mobiliers afin que les monuments ne soient pas dépecés), aux sites (interdiction des panneaux publicitaires dans les petites villes et les villages), aux Domaines nationaux (inaliénabilité).
- Mettre en valeur les DOM-COM et utiliser le tourisme comme levier de croissance : la remarquable biodiversité, la production artisanale et la diversité des gastronomies doivent être considérablement développées.
- Augmenter le budget de promotion internationale de la destination France, en ciblant les segments prioritaires (Brésil, Inde, Chine, Mexique, Europe de l’Est) et en mettant en valeur les spécificités de nos régions.
Fourchette : 0,4 à 1,4 Md€ par an · plein effet en 2030 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose d'étaler les prêts garantis par l'État sur 25 à 30 ans, de nommer un ministre du Tourisme et d'arrêter tous les projets éoliens. Il prévoit un fonds de rénovation des structures d'accueil et une hausse du budget de promotion internationale.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Écologie
Agriculture
+6,3 Md€ / ancoûtLe constat
L’agriculture française face à la crise
L’agriculture française traverse une période critique. Soumise à une pression constante de normes bureaucratiques et de directives européennes complexes, elle souffre aussi des accords de libre-échange défavorables. La balance commerciale est déficitaire avec l’Union européenne et notre pays a perdu son autosuffisance alimentaire : 43 % de la consommation de poulet, 23 % de la viande bovine, 54 % de la viande ovine, 40 % du beurre, 37 % du sucre et 53 % des tomates sont importés, souvent de pays aux normes sanitaires et environnementales très différentes des nôtres.
Depuis plusieurs années, des accords commerciaux ont été signés : CETA avec le Canada, avec le Japon, le Vietnam, l’Ukraine et le Chili, tandis que d’autres, comme ceux avec la Nouvelle-Zélande et le Kenya, sont en attente de mise en application. Pour la Nouvelle-Zélande, un quota progressif de viande de mouton pourra être importé après un transport de 18 500 km, sans droits ni taxes, avec un prix environ deux fois moins élevé que celui d’origine française. À cela s’ajoute la folie de l’accord UE-Mercosur, qui permettrait l’importation massive de viandes à bas coût et produites selon des normes interdites en Europe, mettant directement en péril nos agriculteurs et notre souveraineté alimentaire.
Les agriculteurs subissent une double peine. Les aides de la PAC imposent neuf « Bonnes conditions agricoles et environnementales » (BCAE), comme la rotation obligatoire des cultures, 4 % de jachères ou un ratio annuel prairies permanentes/SAU supérieur à 5 %, tandis que les tâches administratives représentent 25 % de leur temps. Le Pacte vert européen prévoit des réductions supplémentaires d’émissions de CO₂ et la mise en jachère de 10 % des surfaces agricoles, ce qui entraînera à l’horizon 2030 une baisse de 15 % de la production de blé, de 19 % de celle de maïs et de 16 % de celle de l’orge. La taxe sur les engrais (MACF) pourrait atteindre 400 € la tonne et le budget européen de la PAC serait réduit de 21 %. L’accumulation de ces contraintes menace directement la pérennité des exploitations françaises.
Les atouts exceptionnels de la France
La France dispose de ressources uniques qui peuvent soutenir un renouveau agricole. Son territoire vaste et diversifié offre des sols fertiles, des zones climatiques variées et des conditions idéales pour cultiver une grande variété de produits agricoles. Chaque région produit des aliments uniques et de caractère : vins, fromages, fruits et légumes, viandes, qui sont au cœur de notre gastronomie et font la réputation mondiale de la France.
Nos agriculteurs possèdent un savoir-faire transmis de génération en génération, garantissant des produits de qualité et une biodiversité préservée. Le climat tempéré, la richesse des terroirs et la disponibilité de surfaces agricoles importantes constituent autant d’atouts pour renforcer notre indépendance alimentaire et la compétitivité de nos exploitations. Cette capacité à produire des aliments sains et de qualité dans tous les territoires français montre que la France peut développer une agriculture résiliente, durable et capable de répondre aux besoins des citoyens tout en protégeant l’environnement.
Pour une nouvelle politique agricole française
À « Debout la France », nous voulons sortir de la politique agricole commune en rétablissant une politique agricole nationale, à l’exemple de la Suisse et du Canada. Cela mettra fin aux distorsions créées par les accords de libre-échange défavorables et les normes excessives. Notre ambition est claire : permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, garantir l’autosuffisance alimentaire de notre pays et préserver la vitalité des territoires ruraux.
Nous voulons soutenir les exploitations en simplifiant les normes, en favorisant les circuits courts, en protégeant nos productions locales et en rééquilibrant les échanges commerciaux avec des partenaires étrangers selon des règles équitables. Nous souhaitons également encourager l’innovation agricole et les pratiques durables, pour combiner compétitivité économique et respect de l’environnement.
Notre objectif est de reconstruire une agriculture française forte et respectée, qui offre aux citoyens une alimentation de qualité et aux agriculteurs un revenu stable et digne. Cette vision repose sur la souveraineté nationale, le soutien aux producteurs et la valorisation des terroirs, afin que l’agriculture française retrouve sa place de pilier de l’économie et de la culture de notre pays.
Nos 15 mesures
RETROUVER LA MAÎTRISE DE NOTRE POLITIQUE AGRICOLE
- Rompre les accords déloyaux de libre-échange signés par la Commission de Bruxelles, CETA, Nouvelle-Zélande, Kenya, Ukraine et Mercosur (s’il était approuvé contre l’avis de la France) en application du compromis de Luxembourg.
- Se mobiliser pour instaurer une exception agricole au sein de l’OMC et dans l’attente, bloquer les importations de produits qui ne respectent aucune de nos normes sanitaires et imposer des droits de douane compensateurs en cas de dumping flagrant.
- Sortir de la Politique Agricole Commune en rétablissant une politique agricole nationale, à l’exemple de la Suisse ou du Canada. Rappelons que la France verse chaque année entre 24 et 26 milliards d’euros au budget de l’Union européenne (environ 25,3 milliards d’euros en 2025), pour un retour net d’environ 16 milliards, soit une contribution nette de 10,7 milliards d’euros. Les 9 milliards d’euros que l’Union européenne verse aux agriculteurs français dans le cadre de la PAC pourraient ainsi être distribués directement par le Ministère de l’Agriculture, puisque ces fonds proviennent de la contribution de la France au budget de l’Union européenne.
- Revenir à une politique agricole nationale, échappant aux délires bureaucratiques de la Commission de Bruxelles et simplifiant les procédures (fin du pacte vert européen, des quotas de jachères, etc…). Comme les Suisses ou les Canadiens le font, des « primes tricolores » remplaceront les « primes PAC » pour compenser la différence entre le prix mondial fluctuant et le prix garanti permettant aux exploitants de vivre dignement. Ces prix garantis seront rétablis sur quelques grandes productions agricoles (lait, viande, céréales) assortis de quotas de production. Ils seront ajustés année après année au terme d’une conférence agricole entre le Ministère et les syndicats.
RENFORCER NOTRE COMPÉTITIVITÉ NATIONALE
- Supprimer les cotisations sociales agricoles qui pèsent sur nos exploitations afin de rendre nos productions plus compétitives face à la concurrence européenne et remplacer leurs produits par une très légère taxe sur la grande distribution.
- Rétablir et garantir les avantages fiscaux du gazole non-routier.
- Favoriser l’installation des jeunes agriculteurs en supprimant tout droit de succession sur les 100 premiers hectares transmis et en garantissant 50% des prêts bancaires d’installation par l’Etat et en rendant impossible la saisie de la ferme en cas de défaillance de l’exploitant.
FAVORISER LA CONSOMMATION DE PRODUITS FRANÇAIS
- Exiger l’étiquetage obligatoire du pays d’origine des produits et créer un label unique « Produit en France » pouvant aussi être décliné dans les départements « Produit en France – Nom du département ». Ce label permettrait d’identifier l’origine des produits français avec leurs normes et le savoir-faire local.
- Réserver aux producteurs français 50% puis progressivement 80% des commandes publiques, notamment des cantines scolaires et de la restauration collective.
- Encourager les circuits courts et autoriser la vente libre de céréales entre producteurs et éleveurs pour limiter les marges des intermédiaires.
ENCOURAGER LES BONNES PRATIQUES AGRICOLES ET VALORISER NOS TERROIRS
- Empêcher l’accaparement des terres et la spéculation par des fonds d’investissement notamment étranger en modifiant la législation des SAFER.
- Sauver la filière bio en respectant les calendriers de versement des aides, en les revalorisant, et en contrôlant les importations de produits bio qui ne respectent pas nos normes.
- Promouvoir une agriculture durable et résiliente en rémunérant les services rendus par les agriculteurs dans les zones à handicap naturel, notamment pour l’entretien des haies et les pratiques traditionnelles qui préservent les milieux naturels. Encourager la régénération des sols et lutter contre l’érosion et la perte de terres arables par l’accompagnement des pratiques d’agriculture de conservation.
- Investir massivement dans la formation intégrant les avancées techniques du terrain et en renforçant les liens public/privé pour assurer la continuité entre école et exploitation agricole.
- Mettre fin au scandale des retraites agricoles en permettant une validation plus souple des trimestres de cotisation pour les femmes d’agriculteurs ayant contribué à l’activité de leur conjoint et en alignant les régimes de retraite agricole sur le régime général afin de garantir une retraite digne (égale au minimum vieillesse). Avec la perspective du départ à la retraite de 50 % des agriculteurs d’ici 2030, cette réforme est cruciale pour assurer la dignité des anciens exploitants et soutenir la relève agricole.
Fourchette : 2,5 à 16 Md€ par an · plein effet en 2033 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de sortir de la PAC pour une politique agricole nationale avec prix garantis, et de rompre des accords de libre-échange. Il prévoit de supprimer les cotisations sociales agricoles et de réserver jusqu'à 80 % de la commande publique aux producteurs français.
« Les 9 milliards d'euros que l'Union européenne verse aux agriculteurs français dans le cadre de la PAC pourraient ainsi être distribués directement par le Ministère de l'Agriculture, puisque ces fonds proviennent de la contribution de la France au budget de l'Union européenne. »
Voir la source du chiffrage (site externe)Environnement et Énergie
+3,4 Md€ / ancoûtLe constat
Nous fêtions en 2022 le 20 e anniversaire de la célèbre déclaration de Jacques Chirac au IVe sommet de la Terre de Johannesbourg : « notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Cette phrase n’aura été aussi autant d’actualité.
Nous regardons ailleurs en confiant à la Chine et à d’autres pays du bout du monde le soin de fabriquer tout ce que nous produisions encore nous-mêmes il y a vingt ans, là où l’énergie issue du charbon génère des nuages bruns asphyxiant des milliards d’individus tout en modifiant durablement notre climat global. Quelle ironie lorsque l’on sait que le modèle énergétique français est le celui qui rejette le moins de CO2 de tout le G7 et que le seul fait de rapatrier notre industrie diminuerait les rejets atmosphériques de
millions de tonnes !
Nous regardons ailleurs lorsque tous ces biens de consommation nous parviennent sur des porte-conteneurs dont un seul d’entre eux pollue autant que des millions de véhicules.
Nous regardons ailleurs lorsque, une fois que nous avons cessé de les utiliser au bout de quelques mois, voire de quelques semaines seulement, nous les réexpédions d’où ils viennent sous forme de déchets en nous persuadant qu’ils y seront retraités et recyclés comme par magie, feignant de ne pas voir qu’ils finissent en réalité par se déverser dans l’océan qu’ils asphyxient en formant d’immenses continents de plastique.
Nous regardons toujours ailleurs pour ne pas voir nos paysages disparaître sous le béton et notre pays se vider de sa biodiversité pour satisfaire d’insatiables appétits de profits.
Au lieu d’affronter les problèmes en face pour leur apporter des solutions concrètes par la recherche et l’innovation comme la France l’a toujours fait dans son histoire, nous sommes aujourd’hui tombés sous les fourches croisées d’une écologie punitive et de lobbies financiers résolus à profiter de cette nouvelle manne verte. Coincés entre écologisme et greenwashing, les Français sont aujourd’hui les dindons d’une triste farce.
Ainsi cherche-t-on à nous imposer de force des modes de production électrique intermittents au coût pharaonique et au bilan carbone plus que douteux alors même que notre modèle national fondé sur le nucléaire et l’hydroélectricité est le seul qui ait prouvé à ce jour être capable de réduire les émissions de manière significative et à produire de l’électricité bon marché.
On veut importer dans ce pays exemplaire une culpabilité qui irait pourtant si bien à l’Allemagne qui nous enfume chaque hiver avec ses centrales à charbon ; on nous adresse des injonctions à paniquer (1) alors que nous fûmes les premiers à sonner l’alerte et surtout à proposer une réponse efficace. Car c’est précisément la gravité de la situation qui nous commande de ne pas céder à la panique pour renouer avec le progrès scientifique et technologique (sans oublier bien sûr d’améliorer nos comportements).
L’écologie est une chose bien trop sérieuse pour être confiée aux Verts sectaires dont les récentes prouesses à la tête des quelques mairies qu’ils ont conquises au printemps dernier nous laissent imaginer le désastre qu’ils pourraient produire à l’échelon national. Car voyez-vous, ainsi qu’aimait à le rappeler le général de Gaulle, il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités. Et les réalités des Français, c’est de pouvoir aller travailler lorsqu’ils habitent en banlieue ou en zone rurale, c’est de pouvoir bénéficier d’une électricité abordable, de pouvoir se chauffer en hiver, de bénéficier d’une nourriture saine, d’une eau abondante et de qualité, d’être protégés de nuisances sonores et électromagnétiques de plus en plus envahissantes, de pouvoir respirer un air sain dans un cadre de vie agréable et verdoyant pour vivre en harmonie au sein de paysages et d’une nature préservés.
Notre vision de l’écologie est pragmatique, patriote et populaire. Elle réfute l’écologie spectacle pour passer à l’écologie humaine. Elle fait confiance aux Français, aime la France, croit en son génie et repose sur 4 axes :
- Défendre le modèle énergétique français qui nous permet d’avoir un excellent bilan carbone et poursuivre nos efforts en matière de réduction de gaz à effet de serre.
- Produire en France pour raccourcir nos circuits d’approvisionnements et bâtir une économie circulaire valorisant réellement tous nos déchets.
- Sauver nos paysages et la biodiversité tant en métropole qu’outre-mer et lutter contre la maltraitance animale.
- Préserver la santé des Français de plus en plus menacée par des pollutions domestiques et importées de tous ordres.
(1) Greta Thunberg : “I want you to panic“, Davos 2019
Défendre le modèle énergétique français qui nous permet d’avoir un excellent bilan carbone et poursuivre nos efforts en matière de réduction de gaz à effet de serre
Avec seulement 5,2 tonnes de CO2 produites par habitant et 0,9 % des émissions mondiales, la France présente le meilleur bilan carbone de tout le G7 plus la Chine.
Cette exemplarité est notamment due à la part importante du nucléaire dans notre mix énergétique qui lui permet d’être exportatrice d’électricité lorsque les conditions anticycloniques hivernales empêchent nos voisins d’en produire avec leurs éoliennes.
Par contraste, l’Allemagne que l’arrêt du nucléaire au profit d’énergies intermittentes contraint à recourir au charbon, rejette plus de deux fois plus de CO2 que nous avec 797 millions de tonnes en 2017 contre 347 seulement pour la France. Vouloir contraindre la France à réduire encore plus ses émissions de CO2, c’est ruiner notre économie afin d’enrichir la concurrence qui elle, se moque de ses rejets.
Le mix énergétique français est l’un des plus propres du monde mais perd en compétitivité à cause de la montée en puissance des énergies intermittentes.
Alors que 12 millions de Français peinent à se chauffer, la question d’une énergie propre et abordable doit être au cœur de toute politique de développement durable. Le mix énergétique français, associant la production électrique nucléaire et l’hydroélectricité a permis à notre pays d’être la seule grande puissance industrielle à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans les proportions exigées par le Protocole de Kyoto.Il est toutefois aujourd’hui grandement menacé. Ainsi, alors que la part de la consommation primaire d’énergie éolienne n’augmentait que de 0,2 % au cours de l’année 2019, celle de sa production bondissait de 21,2 % sur la même période obligeant EDF à augmenter la production à partir d’énergies fossiles de 9,8 % pour compenser. En effet, le caractère intermittent de la production éolienne impose de recourir à des centrales thermiques et d’acheter de l’électricité à l’étranger pour alimenter le réseau tout au long de l’année ce qui fait aboutir à la situation absurde où plus on produit d’électricité éolienne, plus on doit utiliser d’énergie fossile à consommation constante !
L’électricité, qui provient à plus de 70% du nucléaire, permet à la France d’alléger sa facture énergétique tout en lui permettant de répondre à moindre coût financier et environnemental aux besoins croissants de son économie en énergie. Cette technologie nécessite toutefois une maîtrise et un contrôle de tous les instants incompatibles avec toute exigence de rentabilité immédiate. La catastrophe de Fukushima a récemment révélé la défaillance de l’autorité de contrôle et de sécurité privée japonaise, rappelant que cette mission devait impérativement être assurée par la puissance publique soucieuse avant tout de l’intérêt général et disposant des moyens techniques et financiers indispensables pour la mener à bien.
L’énergie hydroélectrique représente 11% de la production, soit la seconde source d’électricité en France. Elle n’émet pratiquement aucun gaz à effet de serre, ne produit pas de déchets toxiques et offre des réserves d’eau qui se reconstituent en permanence. Ces ouvrages, construits avec les impôts des Français, sont amortis financièrement depuis des décennies et produisent une énergie bon marché dans des conditions de sécurité optimales. L’énergie issue des barrages est de surcroît mobilisable rapidement et à la demande en fonction des besoins de consommation du pays.
Le gouvernement a pourtant décidé en 2018 de céder aux injonctions de Bruxelles en lançant un vaste plan de privatisation de 150 barrages à l’horizon 2022. Cette décision scandaleuse met en péril la bonne gestion et la maitrise des coûts de cette production électrique stratégique. Car si EDF a aujourd’hui l’obligation de réaliser des lâchers d’eau pour assurer une alimentation constante du réseau en électricité, les entreprises privées pourraient demain jouer sur l’offre dans le seul but de vendre leur électricité plus cher.
Une politique tournée vers l’éolien et le photovoltaïque ne pourra jamais tenir ses promesses. Malgré une idée largement répandue, le photovoltaïque et les éoliennes représentent, ensemble, moins de 10% des sources d’énergie en France (éolien 6,3%, solaire 2,2% de la production en 2019). L’éolien constitue une énergie renouvelable beaucoup plus coûteuse et beaucoup moins performante au plan écologique qu’on ne le croit. Au-delà de désastres naturels et esthétiques (projet au large de Saint Brieuc,
de Belle-Ile…), cette énergie oblige à réduire ponctuellement la puissance des centrales nucléaires (qui coûte cher en termes d’exploitation et d’effets connexes) ou au contraire à augmenter de l’activité – plus souple – des centrales thermiques (fonctionnant aux énergies fossiles, dont la consommation pour la production électrique a augmenté de 9,8% rien qu’en 2019…). Pour sa part, le photovoltaïque est cher car les panneaux sont massivement importés. Néanmoins, cette source d’énergie pourrait s’avérer intéressante si les industriels français parviennent à inventer le panneau solaire de nouvelle génération.
En conclusion, la position ambiguë d’Emmanuel Macron vis-à-vis du nucléaire met en péril notre indépendance énergétique tout en augmentant significativement la facture d’électricité des ménages. La fermeture de Fessenheim en juin 2020 motivée par un clientélisme politique a d’ailleurs conduit Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique en charge du démantèlement de la centrale à annoncer d’inéluctables coupures de courant dès le premier hiver suivant sa fermeture.
Ce sont aujourd’hui plus de 8 milliards d’euros de contribution au service public de l’électricité (CSPE) que paient chaque année les Français principalement pour compenser le surcoût de production des énergies dites renouvelables (avec les effets pervers que nous avons constatés). Ces fonds doivent par conséquent être redéployés sans délai, notamment dans l’isolation des quelques 5 millions de passoires thermiques du pays et pour investir dans des filières réellement d’avenir.
Nous pouvons encore réduire nos émissions de gaz à effet de serre grâce à une écologie résolument innovante et positive.
Le poids élevé du bâtiment dans la consommation énergétique
Le secteur du bâtiment est la première source énergivore avec près de 45 % de la consommation nationale et 16,5 % des émissions de gaz à effet de serre. Or, la performance énergétique des logements du parc français est globalement insuffisante. Sur l’ensemble des résidences principales, seules 6,6 % sont économes (étiquettes A et B) tandis que les « passoires thermiques » étiquetées F et G représentent plus du double, soit près de 17% du parc des logements français. La rénovation des logements anciens est donc une priorité nationale tant du point de vue écologique qu’économique.
Or au moment où il annonçait son plan MaPrimeRénov’ à grand renfort de communication, le Gouvernement se moquait des Français en divisant par 3 le budget déjà très insuffisant alloué à la rénovation énergétique des particuliers. Le budget a été réaugmenté en catastrophe mais le dispositif, dont le montant est le résultat d’une véritable usine à gaz, ne verse ses fonds qu’à l’achèvement des travaux contraignant ainsi les foyers à revenus modestes à emprunter pour les financer.
En outre, la couverture est trop faible puisqu’elle laisse un reste à charge d’environ 10 % empêchant nos compatriotes à revenus modestes de réaliser des rénovations complètes qui sont les plus onéreuses.
Le poids élevé des transports dans les émissions de gaz à effet de serre
Le secteur des transports pèse pour près de 30% dans la consommation d’énergie mais surtout pour 29% des émissions de gaz à effet de serre (2019). Alors qu’en 1991, l’âge moyen des voitures était de 6,1 ans, il était de 7,5 ans en 2000 et atteint en 2020 10,3 ans. Sur les 38,2 millions de véhicules individuels et utilitaires légers que compte la France, 58,7% roulent au diesel. Ce secteur mérite d’autant plus notre attention que le pays compte de nombreux et solides champions industriels, tels que Renault, Peugeot,
Alstom, Bolloré…
Alors que l’expérience désormais décennale des biocarburants – par ailleurs gourmands en terres agricoles – a montré toutes ses limites, il est urgent de relancer un puissant mouvement d’innovation automobile et privilégiant massivement des véhicules allégés, des moteurs plus efficaces et le développement de la traction électrique (électrique ou hybride rechargeable). L’échéance moyenne de renouvellement du parc automobile s’élevant à neuf ans, l’industrie française doit être à même de relever ce défi.
La France présente donc un excellent bilan carbone que des gouvernements par idéologie européiste, aveuglement ou tripatouillage électorale ont pris le risque de dégrader. Nous le préserverons ce qui n’empêche pas de s’attacher à améliorer encore notre empreinte carbone.
Nos 14 mesures
Conforter une énergie électrique décarbonnée qui nous permet d’être indépendants et innovants, tout en corrigeant ses défauts et en investissant massivement dans les énergies du futur (cf. Programme secteurs d’avenir)
- Conforter une énergie électrique décarbonnée qui nous permet d’être indépendants et innovants, tout en corrigeant ses défauts et en investissant massivement dans les énergies du futur (cf. Programme secteurs d’avenir)
- Mettre fin à l’augmentation de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) et redéployer les 4 milliards gâchés dans le solaire et l’éolien sur des filières d’avenir :
- 3 milliards à destination dans grand programme d’isolation des foyers (Doublement de l’effort d’isolation thermique par rapport à 2022)
- 1 milliard à distribuer sur les projets nucléaires et déchets
- Maintenir l’actionnariat public d’EDF (l’électricité et l’énergie sont des biens stratégiques de la nation) et restituer au CEA la maîtrise de la recherche et de la technologie nucléaires.
- Refaire du nucléaire français une filière indépendante et d’excellence
- Abandonner l’objectif de 50% de nucléaire dans la production électrique en 2035, maintenir le nucléaire à 70% de la production d’électricité minimum.
- Renforcer le contrôle des installations existantes ainsi que la formation des personnels aux situations d’urgence afin de continuer à garantir un haut degré de sécurité dans leur exploitation.
- Conforter le développement des réacteurs GENERATION IV relancer le nucléaire et rester dans la course face aux concurrents étrangers. Il revient à l’Etat de sauver notre industrie nucléaire qui ne doit pas être soumise à des intérêts financiers.
- Poursuivre la recherche pour un nucléaire 100 % propre et lancer un plan de développement de la filière Thorium sur 25 à 30 ans qui prendra pleinement le relais à l’horizon 2050. Les centrales nucléaires à Thorium permettront l’élimination des déchets nucléaires par transmutation. En abandonnant la filière nucléaire nous nous sommes privés de cette énergie verte et sans déchets à cause des lobbies, et laissé une grande avance à la Chine.
- Soutenir la recherche pure et le projet ITER qui permettront d’accéder à une énergie pratiquement 100% propre et renouvelable grâce à la fusion de l’hydrogène. Situé à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône, ce projet international regroupant 35 pays est un des plus grands projets scientifiques de l’Histoire. Il vise à apporter à l’humanité toute entière une énergie aussi propre qu’illimitée.
- Préserver l’indépendance et l’excellence de notre filière hydro-électrique et maintenir la gestion de nos barrages dans le giron d’EDF en annulant le plan de privatisation de 150 barrages demandé par la commission européenne. Nationaliser les barrages qui auraient été privatisés entre temps.
- Remplacer la loi transition énergétique par un seul plan pluriannuel de l’énergie
- En fonction de trois critères
- Les coûts environnementaux et financiers évités.
- La production d’énergie décarbonée et le coût de celle-ci selon les secteurs.
- Les emplois conservés et créés.
Lancer un grand programme « Isolation » dans le secteur du bâtiment, levier de transition écologique et facteur important d’économies pour les ménages
- Lancer un vaste plan d’équipement d’isolation thermique et phonique des bâtiments particuliers
- afin de faire baisser les factures de chauffage, de protéger les occupants du bruit et aider les Français à financer des équipements moins consommateurs d’énergie (en particulier le remplacement des chaudières) et la rénovation de leur isolation via le doublement du budget alloué au plan MaPrimeRenov’ (nous le passerons de 3 à 6 milliards d’€). Seront Inclus dans ce dispositif les matériaux renouvelables et verts : fibre de bois, terre-paille, etc.
- Remplacer pétrole et gaz par des énergies décarbonées
- Le bois-énergie, sans ignorer que cette ressource est limitée et entre en concurrence avec d’autres usages qui génèrent de l’emploi (construction, mobilier, papier) (2) . Il sera donc difficile d’augmenter sa contribution de plus de 5% de la consommation actuelle dans le secteur du bâtiment.
- Le biogaz, pour une production locale d’électricité et le bio-éthane pour injection dans les réseaux de gaz naturel ou en autoconsommation ; mais ces ressources seront également limitées, au mieux entre 2 à 3% de la consommation énergétique du bâtiment.
- Le solaire thermique (forte impulsion à donner aux chauffe-eaux et au solaire passif dans la construction ainsi qu’au solaire thermique concentré stocké dans les sels fondus) et le chauffage géothermique dans les immeubles.
- Cependant, ces développements réclamant du temps, l’urgence devra porter dans la prochaine décennie sur le transfert du chauffage fossile (chaudière à fioul, à gaz…) vers des usages performants d’une électricité déjà largement décarbonée (pompes à chaleur par exemple, qui permettent de diviser par 3 le prix du chauffage).
- (2) La production de biomasse augmentera lorsque l’on saura répondre aux caractéristiques très spécifiques de l’investissement sylvicole (fait de longues périodes de dépenses avant des moments de recettes).
- Créer un guichet régional sur la fiscalité verte afin d’orienter les Français perdus dans le maquis des subventions et des allègements fiscaux
- Créer un livret d’épargne « dispositifs d’économie d’énergie »
- Selon le même principe que le plan d’épargne logement, ce nouveau livret doit permettre à la fois à ceux qui souhaitent réaliser immédiatement des travaux d’emprunter pour les financer, et à ceux qui ont l’intention de réaliser ce type de travaux à l’avenir, d’épargner en vue de les réaliser plus tard.
Diminuer les rejets de gaz à effet de serre engendrés par nos véhicules
- Revoir le dispositif de soutien au secteur automobile
- mis en place en 2020, qui coûte 8 milliards d’euros et conditionner les aides à la production en France des véhicules éligibles avec pour objectif de remplacer les 10 millions de véhicules les plus énergivores en 10 ans, par le biais d’un bonus pour l’acquisition d’un véhicule consommant moins de 3l/100 km.
- L’Etat investira 1 milliard d’€ par an pour cette mesure. La prime ne serait pas renouvelée pour une nouvelle acquisition.
- Poursuivre le développement des réseaux de transport en commun en encourageant les intercommunalités à privilégier les transports propres (Hybrides, GNL, électriques, etc.).
- Mettre les technologies numériques au service d’une meilleure gestion du trafic
- analyse des pics de circulation, fluidification du trafic à l’aide d’informations sur la circulation, gestion des feux tricolores, etc.
- Relancer l’innovation dans le secteur automobile
- en favorisant le développement de moteurs hybrides rechargeables, de batteries à l’autonomie accrue, de véhicules plus légers équipés pour obtenir une meilleure récupération d’énergie au freinage, de pneumatiques à faible résistance au frottement, etc.
Produire en France pour raccourcir nos circuits d’approvisionnements et bâtir une économie circulaire valorisant réellement tous nos déchets
Le lien entre le « Produire en France » et la préservation de la planète doit être souligné : la France a beau avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 21% depuis 1995, l’empreinte carbone des Français a crû de 7,3%. En effet, les émissions dues à nos importations ont augmenté de 70 % sur la même période.
Rien ne sert de diminuer en interne notre pollution si c’est pour consommer toujours plus de bien carbonés produits à l’étranger. Lutte contre le réchauffement climatique et réindustrialisation vont bien de pair : la France ayant un des mix énergétiques les moins polluants du monde, la consommation de produits locaux a statistiquement de grandes chances d’être responsable du point de vue environnemental.
Voir l’ensemble de nos mesures Produire en France dans le chapitre Economie
L’économie circulaire est trop peu mise en avant
Un rapport de l’ONU lançait un signal d’alarme dès 2011 : à croissance mondiale constante, la consommation de matières premières aura triplé d’ici 2050 pour atteindre un niveau insupportable pour l’équilibre planétaire. L’humanité a d’ores-et-déjà besoin d’une planète et demie afin de pourvoir aux besoins de son développement.
Graduellement passée d’un modèle de développement vivrier millénaire à un modèle productif avec la révolution industrielle au XIX e siècle, elle a basculé dans une société de consommation effrénée au siècle dernier pendant que son nombre explosait littéralement en passant de 2,6 milliards d’humains en 1950 à 7,7 aujourd’hui pour atteindre 9,7 milliards en 2050 (soit un facteur proche de 4 en un siècle seulement (3) ).
Une transition urgente d’un système du « tout jetable » qui épuise nos ressources à grande vitesse tout en produisant d’immenses quantités de déchets pour une faible durée d’usage vers une économie dite « circulaire » s’impose donc.
Selon l’ADEME, l’économie circulaire peut se définir comme un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien être des individus. (4)
Dans l’idéal, cette boucle se résume par le cycle suivant : conception écoresponsable d’un produit – production à partir de matières recyclées – consommation – recyclage – production d’un nouveau produit à partir de matières recyclées.
Elle poursuit quatre objectifs majeurs :
- La déconnexion entre la production et l’utilisation des ressources naturelles grâce au réemploi ou au recyclage ;
- La réduction du cycle allant de la production à la consommation d’un produit ;
- L’augmentation de sa durée d’usage ;
- La réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Si l’Union européenne et le Gouvernement ont bien manifesté leur intérêt et présenté une feuille de route pour l’économie circulaire, ce dernier ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Malgré de bonnes idées, l’absence de mesures juridiques et financières laisse à penser qu’elle manquera ses objectifs
(3) https://www.un.org/en/global-issues/population
(4) https://www.ademe.fr/expertises/economie-circulaire
Nos 7 mesures
- Conditionner la signature de traités de libre-échange avec des pays tiers au respect effectif de normes environnementales minimales
- Favoriser les produits issus de l’économie circulaire et retraités en France dans la commande publique
- selon le principe que nos achats font notre climat. Cette mesure favorisera en outre les entreprises françaises par effet de proximité.
- Favoriser les investissements des entreprises dans l’écoconception par un système de bonus fiscal
- mixant plusieurs critères : durée de vie du produit, intégration de matières recyclées,
- indice de réparabilité, réduction des emballages, etc.
- Lutter efficacement contre l’obsolescence programmée
- Mettre enfin en place des contrôles et prendre des sanctions allant jusqu’à l’interdiction du produit sur le sol français ;
- Déterminer des critères clairs et simples permettant de la prouver et augmenter lourdement les peines infligées aux voyous environnementaux devant les juridictions pénales ;
- Pénaliser l’absence de production de pièces détachées pour un produit de moins de 10 ans d’âge.
- Investir massivement dans la filière de traitement des déchets
- Revoir en profondeur le mécanisme de diagnostic déchets qui conduit trop souvent à leur seule valorisation énergétique (brûlage) ;
- Accroitre l’expertise sur les déchets et leur valeur en mettant en place des guides techniques par filière et favoriser ainsi la reconnaissance de leur valeur chez les professionnels producteurs et demandeurs de produits susceptibles d’être réutilisés ;
- Valoriser les emplois non délocalisables de la filière et développer les formations ;
- Permettre et organiser la récupération sans intermédiaire directement à la déchetterie par les industriels et les centrales de redistribution.
- Créer des plateformes numériques d’information sur la valorisation des déchets :
- A destination des citoyens pour améliorer leur connaissance des possibilités de réparation et de recyclage de leurs biens ;
- A destination des professionnels afin de créer un marché de l’offre et de la demande de déchets bruts ou recyclés.
- Investir dans la valorisation énergétique des déchets :
- Développer les réseaux de chaufferies alimentées par les combustibles solides de récupération.
- Augmenter les performances des incinérateurs en valorisant davantage les métaux des mâchefers et les mâchefers eux-mêmes.
Sauver les paysages, les océans et la biodiversité
Des paysages menacés de disparition
La préservation des habitats naturels est la condition indispensable au développement des espèces animales et végétales. C’est d’ailleurs bien souvent le maintien des secondes qui permet la survie des premières. Les haies, bosquets, ruisseaux qui séparent les champs sont ainsi des viviers pour le maintien de la biodiversité. Ces habitats sont aujourd’hui mis en danger par l’artificialisation des sols et le développement d’exploitations agricoles toujours plus vastes.
Ces éléments de paysages concourent également à un meilleur stockage de l’eau dans les sols, à la protection des reliefs contre une érosion trop rapide, à la limitation des fuites de produits phytosanitaires dans les cours d’eau. Ils procurent encore des abris aux auxiliaires de culture, c’est-à-dire les prédateurs qui détruisent les nuisibles sans aucune intervention chimique ainsi qu’aux pollinisateurs qui fécondent les plantes cultivées.
Des océans asphyxiés et une vie marine menacée
Qu’est ce que la biodiversité ?
La biodiversité est « la diversité au sein des espèces et entre espèces, ainsi qu’au sein des écosystèmes » d’après la définition officielle donnée au sommet de la Terre de Rio, en 1992. C’est la diversité du monde vivant (faune, flore, écosystèmes…) sur notre planète.
Chaque espèce vivante possède un patrimoine génétique, de sorte que la défense de la biodiversité dépasse le cadre de la préservation des espèces pour atteindre celui de la préservation du patrimoine génétique vivant présent sur notre planète. Chaque espèce est ainsi une bibliothèque renfermant un patrimoine génétique unique, doué de ses propres caractéristiques. Une espèce qui disparaît, c’est une bibliothèque génétique qui brûle.
La faune et la flore menacées
La Société zoologique de Londres estimait en 2008 que 40 % des espèces pourraient disparaître dans les cinquante prochaines années. En 2019, la Commission européenne estimait quant à elle que 59 % des mollusques d’eau douce, 58 % des arbres endémiques, 40 % des poissons d’eau douce, 23 % des amphibiens, 20 % des reptiles et 17 % des mammifères étaient menacés d’extinction en Europe. La France n’est pas en reste avec 51 % des espèces présentant un risque d’extinction, certes faible mais 3 % déjà éteintes (5) .
Une des principales menaces contre la biodiversité est la pollution des sols et des eaux qui détériore les habitats de nombreuses espèces, tandis que la privatisation du vivant aboutit à son uniformisation via la sélection des semences procurant les meilleurs rendements agricoles au détriment de la diversité des espèces et variétés utilisées.
(5) Ministère de l’Environnement
Des océans asphyxiés
La mer doivent devenir une priorité de notre politique écologique. C’est le sens du rapport parlementaire sur la pollution des océans rédigé et déposé par Nicolas Dupont-Aignan et Ramlata Ali, députée de Mayotte le 30 septembre dernier. Au-delà des 250 000 espèces animales et des millions d’espèces végétales gravement menacées que nous avons le devoir de préserver, les incalculables ressources océaniques permettent de nourrir près de 3 milliards d’êtres humains. Ils absorbent près de 25 % de nos émissions de gaz à effet de serre et génèrent 50 % de l’oxygène planétaire ainsi qu’un demi- million d’emplois en France 6 . Ces espaces sont éminemment stratégiques pour notre pays qui possède la deuxième zone économique exclusive (ZEE) au monde avec près de 11 millions de km², ce qui lui permet d’être présent dans la zone indopacifique devenue aujourd’hui le nouveau centre de gravité géostratégique
de la planète.
Parce que tous les déchets non recyclés ou incinérés produits sur terre finissent immanquablement dans la mer, on ne compte plus les pollutions qui la menacent : continents plastiques, prolifération d’algues et d’espèces invasives, pollution sonore, chimique et aux hydrocarbures, acidification, nuages de poussières sédimentaires crées par l’activité minière sous-marine, destruction des mangroves et des récifs coraliens dont 20 % ont déjà disparu et 70 à 90 % sont menacés de disparition d’ici vingt ans, etc. Bien que prometteuse, la politique de création d’aires marines protégées (AMP) demeure à ce jour très insuffisante car si près de 25 % des eaux françaises sont effectivement concernées, seul un peu plus de 1 % d’entre elles bénéficient d’une protection renforcée.
Une action énergique pour réduire drastiquement notre production de plastique doit donc être entreprise alors que 150 millions de tonnes polluent actuellement nos océans auxquelles 9,5 millions de tonnes viennent s’ajouter chaque année, au point qu’il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer d’ici trente ans. La Méditerranée est la mer la plus touchée avec 7 % des microplastiques de la planète pour seulement 1 % de ses eaux. On ne trouvait pas moins de 1 575 déchets plastiques pour 100 mètres linéaires de plage sur ses rives en 2019.
Nos mesures
Lutter pragmatiquement contre la bétonnisation à outrance
Inciter via un bonus fiscal, à la construction de logement neufs sur des sols déjà artificialisés comme des friches industrielles ou la réhabilitation des logements existants.
Augmenter la Taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) et en reverser le produit fiscal aux départements afin de limiter l’extension des grandes surfaces et centres commerciaux au détriment des terres naturelles.
Rétablir des autorisations pour la création de surfaces commerciales supérieures à 300 m 2 dont la multiplication détruit les commerces de proximité.
Rompre avec la métropolisation à outrance de notre pays pour renouer avec une vraie politique d’aménagement du territoire et permettre aux petites communes de se développer.
Lancer un grand plan de lutte contre la pollution des mers et des océans, notamment pour protéger la Méditerranée
Augmenter le réseau d’aires marines protégées avec pour objectif à court terme 30 % des eaux française en AMP dont 15 % en protection forte.
Etendre l’assiette de la TICPE aux transports maritimes qui polluent abondamment les océans.
Investir dans des technologies d’avenir permettant d’endiguer la pollution des océans (repérage par satellite des filets de pêche abandonnés et signalement sur une plateforme commune à tous les navires, sécurisation et traçabilité des conteneurs, développement de la filière hydrogène pour les bateaux avec production à bord, drones de surveillance à l’entrée des ports, etc.) en établissant une doctrine d’emploi de
ces nouveaux moyens.
Conditionner les aides de l’Agence française de développement (AFD) aux pays riverains de la Méditerranée à la mise en place de mécanisme de prévention de la pollution de cette mer commune, notamment par l’installation de stations d’épuration qui constitue un enjeu majeur.
Faire valoir la position française à l’international et pousser les outils de lutte contre les atteintes à la biodiversité. On ne peut en effet se contenter de mesures françaises et européennes, sinon à fausser la concurrence à notre détriment et favoriser nos voisins.
Annuler les subventions de l’OMC conduisant à la surpêche qui représentent la moitié des 40 milliards dépensés actuellement.
Pousser les parties signataires de la convention de Barcelone (Méditerranée) à intégrer des objectifs drastiques de réduction des rejets plastiques et chimiques en mer depuis les côtes et les navires.
Lancer un plan d’échange de bonnes pratiques (formations, brevets, etc.) avec les États africains manifestant la volonté d’augmenter leurs capacités de lutte contre ces pollutions.
Mettre en place des opérations de sensibilisation (opérations de ramassage des déchets par les élèves à proximité du littoral, des fleuves, rivières et ruisseaux, etc.).
Faire aboutir le projet de mise en place d’une zone de contrôle des émissions d’oxydes de soufre (zone SECA) en mer Méditerranée
Poursuivre le développement des installations de raccordement électrique des navires à quai en Méditerranée
Mettre en œuvre un vaste « plan Marshall » de construction de stations d’épuration sur le pourtour méditerranéen.
Accroître la zone couverte en Méditerranée par des aires protégées, en particulier sur la rive sud.
Lutter contre la maltraitance animale
- Rendre obligatoire la vidéosurveillance dans tous les abattoirs
- afin de lutter contre la maltraitance animale, mettre en place des cahiers des charges plus stricts et renforcer la formation pratique du personnel.
- Négocier avec les cultes une solution respectueuse des traditions qui permette un abattage avec étourdissement
- Encourager l’élevage de qualité et créer un label «Bien-être animal»
- évaluant notamment les conditions de production, d’élevage, de transport et d’abattage des animaux ainsi que la formation de tous les acteurs de la filière au respect du bien-être animal.
- Soutenir et mieux répartir les refuges actuellement débordés par le trop grand nombre d’animaux qu’ils reçoivent et le peu de moyens dont ils disposent
- La ville dont Nicolas Dupont-Aignan fut le maire durant 22 ans a été lauréate du Ruban d’honneur de la Fondation 30 Millions d’Amis.
- Garantir le financement des associations de protection des animaux via un fonds budgétaire alimenté par des taxes sur les importations d’animaux (usines à chiots des pays de l’est…)
- Mettre fin aux subventions des activités contraires à la dignité animale
- Interdire les expérimentations scientifiques sur les animaux lorsqu’il existe des méthodes alternatives
- Renforcer les campagnes de prévention et de sanction d’abandon des animaux
- Systématiser l’interdiction à vie de posséder un animal domestique pour ceux qui abandonnent leur animal.
- Créer dans l’ensemble des parcs publics régionaux des espaces réservés aux chiens et aux chats afin de permettre à ces animaux d’évoluer en liberté
- Interdire la consommation de viande de cheval (proposition de loi sur le statut juridique du cheval, déposée à l’Assemblée nationale par Nicolas Dupont-Aignan)
- Encourager la création de fermes pédagogiques
- Lutter contre les trafics d’animaux et contrôler les importations
- Inciter les éleveurs à acheter des animaux français via une charte qui valorisera l’élevage français
- Créer une délégation interministérielle pour la Dignité animale
- Renforcer la collaboration entre médecins et vétérinaires et améliorer ainsi l’étude des zoonoses, maladies dont les agents se transmettent des animaux à l’être humain et réciproquement
- Suppression de la TVA sur les frais vétérinaires
Fourchette : 1 à 6,5 Md€ par an · plein effet en 2036 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de maintenir un mix électrique fondé sur le nucléaire et l'hydroélectricité, de réduire le soutien à l'éolien et de redéployer la CSPE vers la rénovation thermique des logements. Il propose aussi de relocaliser la production et d'arrêter la privatisation des barrages.
Voir la source du chiffrage (site externe)Bien-être animal
+0,8 Md€ / ancoûtLe constat
Longtemps considérés comme de simples objets, les animaux sont encore beaucoup trop souvent victimes de traitements intolérables.
Nos 16 mesures
- Rendre obligatoire la vidéosurveillance dans tous les abattoirs afin de lutter contre la maltraitance animale, mettre en place des cahiers des charges plus stricts et renforcer la formation pratique du personnel
- Négocier avec les cultes une solution respectueuse des traditions qui permette un abattage avec étourdissement.
- Encourager l’élevage de qualité et créer un label «Bien-être animal» évaluant notamment les conditions de production, d’élevage, de transport et d’abattage des animaux ainsi que la formation de tous les acteurs de la filière au respect du bien-être animal.
Voir les 13 autres points de la proposition
- Soutenir et mieux répartir les refuges actuellement débordés par le trop grand nombre d’animaux qu’ils reçoivent et le peu de moyens dont ils disposent. La ville dont Nicolas Dupont-Aignan fut le maire durant 22 ans a été lauréate du Ruban d’honneur de la Fondation 30 Millions d’Amis.
- Garantir le financement des associations de protection des animaux via un fonds budgétaire alimenté par des taxes sur les importations d’animaux (usines à chiots des pays de l’est…)
- Mettre fin aux subventions des activités contraires à la dignité animale.
- Interdire les expérimentations scientifiques sur les animaux lorsqu’il existe des méthodes alternatives.
- Renforcer les campagnes de prévention et de sanction d’abandon des animaux : systématiser l’interdiction à vie de posséder un animal domestique pour ceux qui abandonnent leur animal.
- Créer dans l’ensemble des parcs publics régionaux des espaces réservés aux chiens et aux chats afin de permettre à ces animaux d’évoluer en liberté.
- Interdire la consommation de viande de cheval (proposition de loi sur le statut juridique du cheval, déposée à l’Assemblée nationale par Nicolas Dupont-Aignan).
- Encourager la création de fermes pédagogiques.
- Lutter contre les trafics d’animaux et contrôler les importations.
- Inciter les éleveurs à acheter des animaux français via une charte qui valorisera l’élevage français.
- Créer une délégation interministérielle pour la Dignité animale
- Renforcer la collaboration entre médecins et vétérinaires et améliorer ainsi l’étude des zoonoses, maladies dont les agents se transmettent des animaux à l’être humain et réciproquement.
- Suppression de la TVA sur les frais vétérinaires
Fourchette : 0,6 à 1,1 Md€ par an · plein effet en 2031 · Estimation SensPo · confiance moyenne
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose d'imposer la vidéosurveillance dans les abattoirs, de créer un label « Bien-être animal » et d'interdire la consommation de viande de cheval. Il prévoit aussi de supprimer la TVA sur les frais vétérinaires et de financer les refuges par une taxe sur les importations d'animaux.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Éducation
Éducation
+14,8 Md€ / ancoûtLe constat
« Une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas ; qui ne s’estime pas », écrivait Charles Péguy. Ces mots d’une surprenante modernité semblent vouloir décrire sans concession la situation actuelle de l’école. L’École est le lieu essentiel, privilégié de la transmission du savoir, de l’élaboration du sentiment d’appartenance à la Nation, la clé de la cohésion nationale, le moyen pour chaque élève de se construire, de s’approprier la culture nationale, de s’élever socialement et de s’accomplir pleinement.
Or, depuis près d’un demi-siècle, l’école vit un véritable naufrage, accentué par les ministres qui ont abandonné le pouvoir aux pédagogistes et ont placé, dans une vision de court terme, l’épanouissement immédiat de « l’enfant-roi » et l’égalitarisme au centre du système, au détriment de l’apprentissage des connaissances, du mérite et de l’élévation sociale. À cet abandon de l’exigence se sont greffées des réformes allant à l’encontre du souhait légitime d’une excellence pour tous et suivant une idée maîtresse : unifier les politiques éducatives sous la bannière des « compétences », de façon à éliminer des « savoirs » trop pointus et parfois trop nationaux pour s’accorder aux nécessités du marché.
Sur cette base, la rue de Grenelle a d’abord réformé le lycée, puis le collège et le primaire, en allégeant encore les programmes et les horaires, en dissolvant les disciplines dans la tarte à la crème de « l’interdisciplinarité ».
Les enfants des familles populaires pâtissent le plus de cette déréliction. Ils représentaient 20 % des élèves des grandes écoles en 1965, contre 9 % en moyenne aujourd’hui. Quant aux classes moyennes, elles se tournent, lorsqu’elles le peuvent, vers le privé…
L’enjeu est capital parce qu’il touche à l’avenir de nos enfants et de la Nation, comme à la stabilité de la société. Aucun gouvernement, par peur de heurter les syndicats ou par peur de la rue, n’a osé s’attaquer véritablement aux causes de l’échec. Il ne s’agit pas des enseignants, mais d’une minorité agissante et de l’administration de la rue de Grenelle et de Bercy qui tiennent en otage le corps professoral et imposent leur loi à la majorité silencieuse.
Forts de ces constats, nous n’avons qu’un objectif : rendre à l’instruction publique sa splendeur.
Pour y réussir, il faudra agir en faveur :
- du rétablissement de l’autorité;
- de l’apprentissage des savoirs;
- de la formation des professeurs ;
Voir les 2 autres points de la proposition
- du retour au mérite;
- de la seconde chance.
Nos 60 mesures
LE RÉTABLISSEMENT DE L’AUTORITÉ
La sanctuarisation des établissements et tolérance zéro
- Uniforme obligatoire, niveau de langage minimum et vouvoiement.
- Sanction des professeurs ne respectant pas leur devoir de réserve.
- Exclusion des élèves harceleurs.
- Interdiction du port de signes religieux démonstratifs pour tous.
- Suppression du programme EVARS.
- Allocation de rentrée scolaire sous forme de bons d’achat réservés exclusivement aux fournitures scolaires
- Interdiction de l’usage des objets connectés dans l’enceinte des établissements.
- Création d’un corps d’inspection spécialisé dans la lutte contre la délinquance scolaire, chargé des conseils de discipline spéciaux.
- Création d’établissements dits « d’apaisement civique » et mise à l’écart des élèves problématiques dans ces établissements, par l’intermédiaire d’un conseil de discipline spécial, à l’initiative des parents ou du corps professoral.
- Conditionnement du versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire.
- Évaluer les académies selon trois critères : la sécurité et le bien-être, les performances scolaires et la gestion administrative.
L’APPRENTISSAGE DES SAVOIRS
Le primaire
- Augmenter de 30 % les heures consacrées au français et aux mathématiques.
- Revenir à la méthode syllabique d’apprentissage de la lecture.
- Repérer les élèves en difficulté en maternelle et au CP et leur permettre un accompagnement personnalisé.
- Recruter davantage de professeurs des écoles issus de formations scientifiques.
- Organiser, à la sortie du primaire, un examen sur le modèle du certificat d’études, dont les résultats conditionneront l’entrée au collège.
Le collège
- Organiser des classes de niveau tout en garantissant leur porosité.
- Supprimer les enseignements pluridisciplinaires (EPI).
- Former les élèves au numérique sans empiéter sur l’enseignement des savoirs fondamentaux.
- Sensibiliser davantage les élèves de collège aux filières d’apprentissage, technologiques et professionnelles.
- Réserver l’accès au lycée à l’obtention du brevet.
Le lycée
- Revenir aux filières générales précédentes (S, ES, L).
- Enseigner les mathématiques et le français dans toutes les filières, de façon adaptée.
- Accroître les moyens des lycées professionnels, qui sont aujourd’hui largement fonctionnels, performants et sources d’emploi.
- Revaloriser les filières technologiques en empêchant d’en faire des « voies de garage » pour les élèves perturbateurs ou en difficulté.
Les programmes scolaires
- Fournir des programmes nationaux précis sur les thématiques à aborder afin de prévenir l’entrisme idéologique (notamment en histoire-géographie, SES, littérature et langues).
- Revenir à l’enseignement des humanités (grec, latin).
- Recentrer l’enseignement de l’histoire sur l’histoire de France.
- Fixer un minimum d’œuvres classiques de la littérature française à traiter lors de la scolarité des élèves.
- Supprimer les enseignements des langues d’origine (EILE).
L’accompagnement scolaire
- Revenir à la pratique du redoublement lorsque ni l’accompagnement personnalisé ni la différenciation n’ont permis de résorber les lacunes de l’élève.
- Proposer des classes « préparatoires » entre chaque cycle d’enseignement à destination des élèves trop fragiles pour aborder sereinement le cycle suivant, mais suffisamment préparés pour ne pas nécessiter de redoublement.
- Mettre en place des internats spécialisés à destination des élèves de très bon niveau, mais également des élèves méritants dont l’environnement est peu propice à l’étude.
- Remettre les bourses au mérite à partir du lycée.
LA FORMATION DES PROFESSEURS
La formation
- Revenir sur la réforme du concours du CAPES qui allège aujourd’hui les exigences disciplinaires au profit de « connaissances pédagogiques ».
- Former les professeurs à la gestion de classe.
- Revoir les enseignements des masters M2E (anciennement MEEF), aujourd’hui foyers du « pédagogisme », et conditionner leur accès à la réussite du CAPES.
- Recréer les écoles normales d’instituteurs et calquer leur fonctionnement sur celui des masters M2E réformés et dont l’accès se fera sur concours dès la licence.
- Augmenter de 15 % en 4 ans les salaires nets des professeurs.
La pédagogie
- Revenir à un enseignement explicite de transmission par le professeur et limiter les activités ludiques lorsqu’elles se substituent à l’apprentissage des savoirs.
- Réhabiliter l’effort de mémoire et l’écriture régulière : dictée, poésie, restitution organisée, copie et prise de notes adaptées à l’âge des élèves.
- Bannir l’écriture inclusive sous peine de sanctions disciplinaires.
LE RETOUR AU MÉRITE
La clarté dans l’évaluation
- Rétablir à tous les niveaux des notes chiffrées claires et explicites et faire apparaître dans le livret scolaire unique les compétences non acquises.
- Reprendre le système d’appréciations globales (avertissement, encouragements, félicitations).
- Instaurer le principe de souveraineté des conseils de classe (redoublement, choix d’orientation, etc.).
Le baccalauréat
- Diminuer significativement la part de contrôle continu pour l’obtention du baccalauréat et faire la part belle aux épreuves écrites (copie anonyme).
- Assurer une notation exigeante des épreuves écrites et orales.
- Revaloriser la rémunération des corrections.
- Réformer le système Parcoursup afin de le rendre équitable et transparent.
UNE SECONDE CHANCE POUR TOUS
La réorientation des adultes
- Mettre en place un système de crédit (CPF) permettant l’accès à des établissements de formation pour adultes.
- Mettre en place une formation au tutorat à destination des professeurs, avec pour objectif d’accompagner personnellement les auditeurs de ces établissements dans leur réorientation
- Créer un service national pour l’emploi (SNE) pour les décrocheurs (réservé aux 18-25 ans sans diplôme) sur le modèle du service militaire adapté mis en place outre-mer.
L’inclusion
- Évaluer les élèves souffrant de handicap afin de discerner leurs réelles capacités à intégrer un cursus normal, adapté ou bien spécialisé.
- Revoir le nombre de classes ULIS au sein des établissements afin de pouvoir prodiguer une éducation adaptée aux élèves pouvant les intégrer.
- Mettre en place des établissements spécialisés et en assumer les coûts.
Adapter l’offre éducative à la demande
- Accepter les créations de classes demandées par les établissements privés pour répondre à la forte demande des familles.
- Soumettre ces établissements à des inspections régulières afin de garantir le bon respect de nos principes nationaux.
- Revoir l’affectation des enseignants pour éviter de placer systématiquement les débutants dans les établissements les plus difficiles, et y envoyer des enseignants expérimentés et volontaires pour épauler les équipes pendant une durée limitée, avec une prime importante.
Fourchette : 8 à 26 Md€ par an · plein effet en 2034 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de centrer l'école sur les savoirs fondamentaux (plus d'heures de français et de mathématiques au primaire, bilan avant le collège, notation chiffrée). Il propose aussi de développer l'apprentissage et de renforcer l'autorité des professeurs.
Voir la source du chiffrage (site externe)Enseignement supérieur
+2,3 Md€ / ancoûtLe constat
Un système à refondre
L’avenir de la France passe par une refonte de notre système de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, par une économie de la connaissance, par un développement de la recherche qui débouche sur l’innovation.
Si la plupart des personnalités politiques en conviennent, il s’en faut de beaucoup qu’elles en fassent une priorité dans leur programme.
Concrètement, dans un pays comme la France, avec ses traditions, l’État ne doit pas se désengager de l’enseignement supérieur et doit, dans les institutions universitaires, trouver un point d’équilibre entre une véritable autonomie libérant les initiatives et le garde-fou à cette autonomie que constitue le statut national des universitaires. Actuellement, les universités françaises cumulent les inconvénients des deux systèmes car l’autonomie complète (qui n’est pas dans la tradition française) devrait être tempérée par la responsabilité financière et pédagogique. Or bien des présidents veulent être totalement libres et dans leur budget et dans l’organisation des diplômes qu’ils délivrent… mais en gardant le label national de leurs diplômes et en demandant à l’État de combler leurs déficits qui deviennent dans certains cas abyssaux en raison d’une mauvaise gestion réalisée quasiment sans contrôle. Pour nous, la voie française devrait assurer un équilibre entre l’autonomie et la mission nationale de l’enseignement supérieur (comme des autres ordres d’enseignement).
Si le collège et le lycée ont pour mission essentielle d’amener chacun au plus haut de ses capacités, les formations supérieures ne peuvent se donner pour objectif de faire réussir tout le monde : elles appartiennent à un niveau différent, dont l’excellence doit être le mot-clé. On ne va pas à l’université pour être médiocre, mais pour posséder à fond telle ou telle matière, telle ou telle spécialisation. Il ne s’agit pas cependant de limiter les universités à une formation à la recherche : tous les étudiants n’ont pas vocation à devenir chercheurs, à moins de s’exposer à ne jamais rien trouver. L’enseignement supérieur tout à la fois conforte la culture, initie à la recherche et forme à des métiers.
Enfin, à l’instar de la francophonie, l’enseignement supérieur est essentiel au rayonnement de la France et à la promotion de ses intérêts dans le monde. Alors que la demande d’enseignement supérieur explose à travers le monde, la France ne propose que 600 programmes à l’étranger qui rassemblent au total moins de 40 000 étudiants étrangers contre trois fois plus pour les seuls Britanniques. Il est ainsi impératif de développer cette offre qui va de pair avec un contrôle des résultats.
Un système qui doit permettre aux étudiants de s’insérer dans la société
La crise Covid a poussé de nombreux jeunes dans une précarité la fois financière – avec la perte de petits boulots – et psychologique – avec la perte de liens sociaux, l’épuisement moral et physique, l’absence de perspectives et, pour beaucoup, le décrochage. Par les sacrifices demandés par le gouvernement à des générations qui n’avaient rien ou si peu à craindre du Covid, elle a mis en
lumière une propension détestable à considérer les jeunes générations comme des variables d’ajustement des politiques publiques.
La jeunesse n’est pas soluble dans un chapitre de projet présidentiel, elle doit être un fil rouge de l’ensemble d’un programme. Ainsi, les étudiants sont concernés par l’ensemble de mes mesures pour une France à nouveau debout, capable de défendre ses intérêts, d’affirmer ses valeurs, de retrouver sa cohésion et sa place dans le monde. Néanmoins il est urgent de redonner un sens à l’orientation, mettre fin aux situations qui empêchent les étudiants méritants de suivre leur cursus et favoriser l’insertion professionnelle.
Nos 21 mesures
Réaffirmer le caractère national de l’enseignement supérieur et le principe de son accès gratuit
- Réaffirmer le principe d’un accès gratuit à l’enseignement supérieur, ainsi que la gratuité des concours pour les Français.
- Refuser toute procédure de recrutement hors examen unique dans les grandes écoles sous peine de créer des étudiants de seconde catégorie.
- Interdire toute forme de recrutement et/ou de sélection par tirage au sort, totalement contraire aux principes républicains.
Voir les 6 autres points de la proposition
- Conditionner le maintien légal des étudiants étrangers en France à leurs résultats de façon à empêcher une forme d’immigration clandestine avec une marge de tolérance
- Prévoir des cours de remise à niveau pour les étudiants de première année connaissant de grosses difficultés universitaires
- Supprimer les schémas régionaux de l’enseignement supérieur créés par la loi Fioraso de juillet 2013 car l’enseignement supérieur est un service public NATIONAL dont la responsabilité doit relever au premier chef de l’Etat et garantir l’égalité républicaine.
- Démocratiser le mode d’élection des présidents d’université en les faisant élire conjointement par les deux conseils (d’administration et académique) et pas seulement par le premier.
- Procéder à des associations d’universités de façon à créer des synergies mais de taille plus raison-nable que celles qui existent, afin d’éviter les usines à gaz contre nature coûteuses et très peu démo-cratiques que sont les Communautés d’universités et d’établissements (COMUE).
- Afin de permettre l’ouverture d’Unités d’Enseignement de différentiation (= d’option) à faibles effectifs, allouer des crédits pédagogiques spécifiques et un compte-épargne des heures complémentaires des enseignants-chercheurs sera créé, dans lequel les excès et les déficits de service seront cumulés.
Mettre fin aux situations qui empêchent les étudiants méritants de suivre leur cursus
- Maintenir des bourses sur critères sociaux mais les conditions d’octroi prendront réellement en compte l’assiduité aux travaux dirigés et pratiques, ainsi que les résultats scolaires.
- Renouveler les résidences universitaires et construction de nouvelles résidences, avec tarif d’accès dégressif en fonction des ressources et un premier échelon gratuit, mais accès conditionné aux ré-sultats scolaires.
- Mettre fin à la dérive de l’augmentation des frais de scolarité annexes.
Garantir la laïcité et se prémunir des expérimentations hasardeuses des lobbies
- Etendre l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires, déjà en vigueur dans l’Éducation Na-tionale, à l’Éducation Supérieure et aux instituts et laboratoires de recherche.
- Interdire l’écriture inclusive dans tout document administratif et son utilisation dans le matériel pé-dagogique et les sujets d’examen.
- Arrêter les financements aux études sur la théorie du genre et retirer l’accréditation aux laboratoires et unités de recherche propageant la théorie du genre.
Redonner un sens à l’orientation
- Améliorer l’orientation des élèves en présentant les métiers deux heures par mois à partir de la quatrième
- Alors que le chômage des jeunes s’approche des 25 %, la France comptait seulement 500 000 apprentis en 2020 contre 1,5 millions en Allemagne. Pour mémoire, les deux tiers des jeunes diplômés effectuant un apprentissage trouvent un emploi dans les sept mois qui suivent la fin de leur formation contre 50 % pour les autres et nombre de dirigeants de TPE et PME, les entreprises qui font vivre la France, sont passés par cette filière et la plébiscitent.
- Doper l’apprentissage qui offre aux jeunes une formation duale, pratique en entreprise et théorique en école et viser 1 million d’apprentis à la fin du quinquennat
- Mettre en valeur les entreprises qui font l’effort de former des apprentis et créer un label affichable par les PME formant un ou plusieurs apprentis. Ce label facilitera l’accès aux marchés publics.
- Permettre d’adapter la durée et les horaires de travail des apprentis mineurs à l’horaire de travail de l’entreprise sur avis conforme du médecin du travail lors de la visite d’embauche : certaines entreprises se voient contraintes de renoncer à l’embauche d’un apprenti mineur en raison de l’impossibilité légale de faire coïncider les horaires théoriques et réels de travail.
- Alléger les contraintes pour le chef d’entreprise : désigner, à la signature du contrat, un interlocuteur unique chargé d’accompagner le chef d’entreprise pour toutes questions relevant de la gestion des absences, du transport, du logement et de l’hébergement ou des problèmes d’ordre plus généraux tels qu’un comportement inapproprié.
- Cibler les formations sur ceux qui en ont vraiment besoin (jeunes sortis du système scolaire et chômeurs de longue durée) et ainsi consacrer un budget plus important par personne formée.
- Créer un organisme régional ad hoc, incluant les régions et les partenaires sociaux, très au fait du monde du travail, qui assurera l’orientation des élèves.
Favoriser l’insertion professionnelle
Le taux de chômage des 16-25 ans est supérieur à 25 % en France, soit plus du double de la moyenne nationale. En parallèle, les salaires des emplois étudiants sont généralement modestes. C’est pourquoi je veux alléger les charges patronales et salariales en supprimant purement et simplement les cotisations sociales des emplois étudiants.
- Rétablir un service national de 3 mois obligatoire au cours duquel les jeunes auront droit à 1 passage du permis de conduire. Il sera aménageable en service militaire de 1 an pour ceux qui le souhaitent
- Exonérer de cotisations les emplois étudiants
- Certifier les engagements associatifs pour permettre de les valoriser sur le CV
- Mettre en place un véritable parcours de la deuxième chance pour les jeunes sans qualification leur permettant d’alterner entre formations et expériences professionnelles
Fourchette : 1,2 à 4,5 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de réaffirmer la gratuité de l'enseignement supérieur, de conditionner bourses et résidences universitaires aux résultats et d'y interdire les signes religieux ostentatoires. Il vise 1 million d'apprentis et l'exonération de cotisations des emplois étudiants.
Voir la source du chiffrage (site externe)Culture et patrimoine
+1,8 Md€ / ancoûtLe constat
La culture n’est pas un luxe, mais une nécessité. La culture n’est pas une fantaisie mais une ardente obligation. La culture n’est pas un boulet mais un atout. La culture n’est pas une dépense sans contrepartie mais un enrichissement, personnel par le supplément d’âme qu’elle met dans la vie de chacun, collectif par la cohésion nationale qu’elle suscite, et même matériel par son pouvoir d’attraction, les multiples activités et les considérables recettes, directes et indirectes, qu’elle engendre. La culture est l’un des éléments qui permet à l’homme de s’élever et de se transcender. La culture n’est pas l’affaire de la gauche ou de la droite, mais de la collectivité nationale tout entière. La culture est au cœur de notre civilisation.
Le temps est venu de retrouver une authentique ambition pour la Culture et de s’en donner les moyens par la création d’un ministère régalien qui réaffirme le rôle de l’Etat dans ses différentes sphères de compétences culturelles.
Une ambition culturelle à retrouver et une nécessité de se libérer des influences anglo-saxonnes
La puissance publique a progressivement et insensiblement renoncé à imposer la moindre contrainte au secteur public de l’audiovisuel, aussi bien sous l’angle de la qualité qu’en volonté de défense de la création française et francophone.
La diffusion massive des anglicismes dans les films, les séries, les administrations publiques, bref dans des secteurs subventionnés ou dépendants de l’Etat devraient écorcher les oreilles de nos décideurs. Il n’en est rien et le fatras de textes et d’interventions écrits et énoncés dans la langue de Shakespeare prend des proportions alarmantes.
Un patrimoine exceptionnel à mieux valoriser
Avec plus de 43 000 édifices classés ou inscrits monuments historiques, la France détient un ensemble exceptionnel de bâtiments à valeur artistique et historique. Il est impératif de sauvegarder et de valoriser ce patrimoine constitutif de l’identité de notre pays et de jouer pleinement cet ajout majeur pour notre prestige et notre économie.
Le tourisme patrimonial est une des bases essentielles de notre attractivité touristique, secteur qui pesait, avant la crise COVID 7,4% du PIB, avec 83,8 millions de visiteurs étrangers. Dans certaines zones enclavées, le patrimoine est devenu la principale ressource économique, le développement touristique des villes et villages traversés par le chemin de Saint Jacques de Compostelle du Puy en Velay aux Pyrénées en est une bonne illustration.
Aujourd’hui, alors que l’Etat peine à entretenir ce patrimoine considérable (plus de 20% des monuments classés monuments historiques sont en péril), nombre d’initiatives se font jour à l’échelle locale pour réhabiliter et redonner une seconde vie à nos monuments, nos musées, nos châteaux (comme en témoigne la restauration par l’équipe de Nicolas Dupont Aignan de la propriété Caillebotte à Yerres en Essonne). Il faut à la fois renforcer et garantir tant sur la durée que sur les montants alloués les moyens d’intervention de l’Etat pour créer un cercle vertueux.
De nombreuses études mettent en évidence aujourd’hui l’effet levier de l’Etat par l’abondement des collectivités territoriales et des propriétaires qu’ils soient publics ou privés. Une ambitieuse politique du patrimoine ne coûterait finalement que quelques dizaines de millions d’€ supplémentaires au budget de l’Etat (et non les quelques centaines de millions d’euros affichés) grâce aux effets multiplicateurs induits : TVA reversée, charges sociales payées, emplois directs et indirects non délocalisables créés…, sans oublier le maintien des savoir-faire et la transmission d’expertises uniques.
Le rôle fondamental des propriétaires gestionnaires de monuments historiques privés devra être réaffirmé et une politique d’aide aux petites communes déployée.
De même, le dispositif Malraux qui a permis en son temps de sauver nombre de nos centres villes historiques doit être relancé et étendu aux zones rurales.
Enfin, il est clair que pour préserver le patrimoine monumental et paysager de notre pays et l’attractivité touristique qu’il génère, il est temps de redéfinir une véritable politique d’aménagement du territoire permettant de réglementer l’urbanisme sauvage des entrées de ville.
Un accès à la culture pour tous à remettre au cœur de la politique culturelle
La culture est un élément clé de notre identité collective. Il est nécessaire que l’initiation aux œuvres marquantes de notre patrimoine artistique, culturel, littéraire s’effectue dès le plus jeune âge avec des pédagogies adaptées. La transmission de la culture doit être une des missions premières du système éducatif, mais également de l’ensemble des organismes publics de cette sphère.
L’Education nationale ne propose aucune vision à long terme
C’est tout d’abord à l’Etat qu’il revient, par le biais de l’Education nationale, d’ouvrir, de permettre et de favoriser l’accès de tous à toutes les formes de la culture. L’enseignement, et pas seulement l’enseignement artistique proprement dit, a pour fonction de transmettre la connaissance, d’apprendre la maîtrise et de donner le goût de la langue, de la littérature, des arts plastiques et numériques, de la musique, du cinéma, du spectacle vivant dans un monde où l’accroissement de la longévité, l’augmentation du temps de loisir, le progrès des techniques de communication laissent de plus en plus de place et offrent de plus en plus de disponibilité à la gratuité.
La création artistique a une place importante à occuper à l’école : elle apprend le travail en équipe, développe la confiance en soi, l’empathie mais aussi l’humilité, renforce les aptitudes de mémorisation et de prise de parole en public mais par-dessus tout, elle donne le sens et le goût du beau. Par ailleurs les jeunes prennent conscience qu’être artiste est un véritable métier qui demande beaucoup de préparation et de travail personnel. Ils voient aussi que par sa création, l’artiste entraine avec lui d’autres corps de métiers : décorateurs, menuisiers, costumiers…
Certes, nous ne sommes pas tous, de manière égale, sensibles à l’art, mais l’essentiel est que soit donnée à tous la possibilité de le découvrir, et à chacun celle de faire des choix éclairés. Soyons ambitieux : éveillons au désir de culture !
Une politique culturelle trop orientée vers un public d’initiés
Musées, salles de spectacles et d’expositions, radios et chaînes de télévision publiques doivent remettre la pédagogie et la transmission didactique de notre patrimoine culturel au cœur de leurs priorités. Plutôt que des programmations pour un public limité, il faut remettre nos institutions au service d’une « culture populaire » de qualité.
Dans les musées, on constate que le niveau de fréquentation reflète de plus en plus les inégalités sociales : en 1973, la part de cadres ayant visité un musée était 2,7 fois plus élevée que celle des ouvriers non qualifiés, elle est aujourd’hui 4 fois plus élevée. Il faut donc élargir l’accès aux musées, en renforçant les liens avec l’Education nationale et en proposant la gratuité le dimanche.
Il convient aussi de mieux valoriser les fleurons que sont l’Opéra de Paris, l’Odéon, l’Opéra de Lyon, la Comédie Française, ou la Philharmonie de Paris, les scènes nationales, les Maisons de la culture, les centres dramatiques régionaux en programmant de manière régulière la diffusion de leurs spectacles et concerts à des heures de grande écoute.
Plus généralement, les chaînes de télévision publiques, dont on a de plus en plus de peine à différencier les programmes de ceux des chaînes privées, doivent se démarquer par une programmation de qualité à même d’intéresser un public large. Outre-manche, la BBC a multiplié les succès d’audience avec les adaptations de classiques de la littérature britannique, et en a fait une source de rayonnement de la culture britannique à l’étranger ; c’est de ce modèle que France Télévisions devrait s’inspirer.
La fracture géographique ne se réduit pas et la ruralité est trop souvent laissée pour compte
Le mouvement de décentralisation culturelle, initiée par André Malraux, est encore imparfaitement réalisé, malgré un maillage beaucoup plus étroit de notre territoire.
La situation actuelle reste bien plus inspirée d’un mouvement de déconcentration, avec un export du parisianisme vers la province. Des initiatives, notamment autour des questions patrimoniales, délaissées par la nouvelle gauche, commencent à s’engager, mais sont bien peu soutenus.
Trop peu d’initiatives encore partent des territoires et certains territoires sont encore négligés : l’Aquitaine et le Sud-ouest en général, l’Occitanie, la Champagne, le Massif central (Auvergne et Limousin) et plus encore les Alpes, malgré une activité non négligeable. À l’inverse, certaines régions apparaissent comme des modèles : l’on retrouvera par exemple un maillage serré de Scènes Nationales et Centre Nationaux (Dramatiques ou Chorégraphiques, ou Scènes lyriques) dans le « triangle » Orléans-Tours-Angers, ou en Rhône-Alpes (Annecy, Chambéry, quatre structures à Grenoble, deux à Valence, sans ajouter les propositions multiples de Lyon et Saint-Étienne).
Les artistes et le spectacle vivant, qui permettent à la France de rayonner dans le monde, à soutenir davantage
La France est l’un des premiers pays au monde pour l’abondance, la diversité et la qualité de sa création. Le spectacle vivant est au cœur de cette spécificité culturelle qui participe à l’identité et au rayonnement de notre pays. Les créateurs font face à la difficulté de diffusion des œuvres une fois celles-ci créées. Beaucoup de spectacles voient le jour en France pour un trop petit nombre de représentations.
L’Etat se doit d’encourager le développement de spectacles professionnels et la création artistique sur tous les territoires en favorisant les résidences de troupes et d’artistes professionnels. La création permet le rayonnement d’un territoire et lui permet de trouver son identité. Aujourd’hui l’identité de la création française doit retrouver sa place dans un monde ou la globalisation nous entraîne vers une culture « unique ». Le sujet n’est évidemment pas de fermer la porte aux productions étrangères mais d’encourager le développement de créations professionnelles françaises.
En outre, le régime des intermittents ne permet pas suffisamment aux artistes de donner des cours dans les écoles, les collèges et les lycées. Les heures de travail déclarées par les artistes et techniciens du spectacle comme interventions en milieu scolaire ou éducatif, sont prises en compte pour l’ouverture de droits à l’assurance chômage dans une limite de 55 heures (90 h pour un artiste âgé de plus de 50 ans).
Une nécessité de s’adapter enfin à la révolution numérique
Le numérique est le plus extraordinaire vecteur d’accès à la culture avec notamment sa capacité de diffusion à l’ensemble de la population, entre autres dans nos écoles.
Mais la volonté politique d’utiliser cet instrument fait trop souvent défaut, et nos plus grandes institutions, faute de moyens, sont trop souvent contraintes de s’effacer devant les géants du numérique. Ainsi la BNF a signé un accord avec Google pour la numérisation de son fonds. La question de la souveraineté numérique est cruciale et la cécité des pouvoirs publics effrayante : nos stratégies, nos brevets, nos conversations, nos secrets sont à livre ouvert pour autrui. Il faut affirmer une vérité : la souveraineté nationale ne saurait exister sans souveraineté numérique.
En parallèle, le système de droits d’auteur traditionnel qui est à bout de souffle cherche à se maintenir par tous les moyens. La loi Hadopi ne permet ni de lutter efficacement contre le piratage, ni de rémunérer les créateurs à hauteur de leur audience. Il est nécessaire d’évoluer vers un système de licence globale, plus équitable et transparent, qui permettra un accès illimité et sans contrainte à l’ensemble du catalogue culturel. Les droits d’auteur seront rémunérés bien plus efficacement par les fournisseurs d’accès Internet.
L’enjeu n’est pas mince : il s’agit de créer une médiathèque universelle à laquelle chaque citoyen aurait accès : livres, films, pièces de théâtre, chansons…Victor Hugo, dans un discours prononcé à l’Assemblée Nationale en 1848, mais toujours actuel, expliquait déjà pourquoi l’accès à la culture est fondamental :
« Un mal moral, un mal profond nous travaille et nous tourmente.
Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des tendances matérielles.
Et bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles. (…)
Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser pour ainsi dire l’esprit de l’homme ; il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C’est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent la paix de l’homme avec la société.
Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ? Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. »
Notre programme culturel s’articule autour de 3 grands objectifs :
- Sauvegarder et faire vivre notre patrimoine,
- Renouer avec une ambition culturelle sur l’ensemble du territoire
- Permettre l’accès à la culture pour tous
Nos mesures
A. Sauvegarder et faire vivre notre patrimoine. Connaître notre patrimoine et le protéger
- Réaliser l’inventaire des richesses patrimoniales du pays ne faisant pas l’objet d’un classement « Monument historique » afin qu’elles soient intégrées dans les plans d’urbanisme et préservées
- Etendre le programme de numérisation du patrimoine français et procéder à sa mise en ligne sur un portail unique des données culturelles publiques numérisées (archives et état civil compris) de façon à faciliter leur diffusion auprès du grand public.
- Faire du patrimoine un élément obligatoire des programmes de la formation des architectes.
- Promouvoir la formation par alternance comme la règle de base pour les métiers du bâti ancien et affecter des ressources aux entreprises pour financer les moyens humains et techniques nécessaires à cette formation.
- Mettre en place des formations courtes destinées aux « auto-restaurateurs » qui s’engagent d’eux-mêmes dans des travaux de restauration, comme c’est le cas pour le patrimoine du pays, souvent de petite taille et rural.
- Stimuler la formation permanente des artisans, dont la défaillance est aujourd’hui un frein à des restaurations de qualité.
- Intégrer le respect du patrimoine bâti et paysager dans la mise en œuvre du développement durable : la mise en œuvre des exigences du développement durable ne doit pas se faire au détriment de notre patrimoine et de la qualité des terroirs.
- Renforcer les formations aux métiers du patrimoine.
- Proposer des notices explicatives et interactives accessibles par un QR-Code à scanner pour tous les monuments et sites de France.
Mettre en place un soutien massif de la puissance publique
- Rétablir les crédits d’entretien et de restauration du patrimoine amputés ces dernières années et consacrer 400 M d’€ par an (contre 380 M€ en 2012 et 355 M€ en 2021 et en 2022) afin de mettre fin à la dégradation des monuments et objets d’art.
- Sanctuariser le dispositif Malraux d’exonération fiscale pour les propriétaires d’immeubles anciens faisant l’objet d’une restauration complète en déplafonnant la déduction fiscale.
- Créer un fond de sauvegarde du patrimoine rural qui ouvrirait une déduction fiscale de 66%, dans une limite de 7 500 €, pour les dons aux communes de moins de 1000 habitants. Les missions de fond s’articuleraient autour de quatre champs d’action : l’inventaire, la restauration des œuvres, la prévention des risques majeurs, la valorisation.
- Utiliser les chantiers publics de restauration du patrimoine comme outils d’apprentissage et de réinsertion pour les jeunes non qualifiés, chômeurs de longue durée et ouvrir des contrats de travail universel pour les jeunes et les chômeurs de longue durée dédiés au patrimoine. Pour mémoire, à l’opposé du revenu universel sans contrepartie, notre contrat de travail universel proposera une activité d’intérêt général à mi-temps au service des collectivités contre une allocation de réinsertion
- Accompagner la création de parcs à thème historique en régions, sur le modèle du Puy-du-Fou.
Simplifier la gouvernance du patrimoine
- Créer une délégation interministérielle entre les ministères du patrimoine et de l’environnement (aujourd’hui les DRAC et les DREAL (Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement) peuvent être amenées à recevoir des ordres contradictoires).
- Simplifier et clarifier les compétences des collectivités locales sur le patrimoine. Les communes doivent pouvoir gérer un budget pour l’entretien du patrimoine.
- Développer la Fondation du patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine non protégé et la doter de moyens d’action adaptés.
B. Renouer avec une ambition culturelle sur l’ensemble du territoire. Accroître considérablement le rayonnement de la culture française en France
- Créer un grand ministère de la Culture englobant le patrimoine, le tourisme, le spectacle vivant, les arts, les lettres, le cinéma et la communication.
- Protéger et faire rayonner la langue française en France et hors de France : proscrire l’écriture dite « inclusive » et l’orthographe réformée de 1991 ; Enrichir la langue française, sur le modèle québécois, plutôt que de créer des anglicismes.
- Sanctuariser le 1% du budget de la nation dédié à la culture et consacrer 0,5% du budget de tous les grands programmes d’équipements publics à la création artistique.
- Imposer une pièce de théâtre hebdomadaire du répertoire classique sur les principales chaînes du service public (France 2 ou France 3) en première partie de soirée
- Augmenter la proportion de fictions françaises face aux fictions étrangères et lancer un grand programme de production de fictions historiques, permettant à tous de se familiariser avec le récit national.
- Innover avec une programmation participative : suite à un appel à projets, les spectateurs se verraient proposer un choix de fictions et voteraient pour celles (les deux ou trois ?) qu’ils souhaitent voir produire par France Télévisions dans les deux années à venir.
- Réduire la fracture géographique d’accès à la culture, notamment dans les territoires ruraux : resserrer le maillage des structures nationales (Musées nationaux, Scènes nationales, C.D.N., C.C.N., C.L.N.), notamment en
- Créant de structures multi-sites.
- Généralisant l’itinérance des spectacles, des collections et des fonds livresques.
- Améliorant leur diffusion en systématisant autant que possible les captations vidéos de spectacles et la numérisation des collections.
Soutenir le spectacle vivant et vidéo
- Développer le mécénat par le biais d’un assouplissement de la loi Aillagon : porter le plafond de réduction de l’impôt sur les sociétés de 0,5 à 1% du chiffre d’affaires des entreprises.
- Conserver le régime de l’intermittence, seul adapté aux enjeux créatifs des métiers artistiques.
- Cela suppose, grâce à un dialogue entre les partenaires sociaux et toutes les parties prenantes, la clarification du périmètre, la fin des abus de certains employeurs y compris publics (les fonds de l’intermittence ne doivent pas être siphonnés par quelques grosses structures), et la définition des voies et des moyens d’un accord viable et pérenne.
- Instaurer la transparence dans l’attribution des subventions et veiller au renouvellement des jurys
- Soutenir les arts du cirque en créant une délégation dissociée du théâtre, au sein du ministère de la culture, respectant tout autant le cirque traditionnel que le cirque contemporain
- Assurer la survie de l’opéra en France : Inscrire de manière beaucoup plus nette l’art lyrique dans les programmes scolaires dans les cours de musique et Utiliser la télévision comme levier de diffusion plus fréquent.
- Soutenir la tradition foraine aux confluences du commerce, du divertissement et des arts populaires de la rue, en y associant le ministère de la culture.
- Considérer la création de jeux-vidéos comme un art à part entière, avec une délégation dédiée
- Abroger la loi Hadopi et assurer une juste rémunération des auteurs grâce au mécanisme d’une licence globale, prélevée sous la forme d’une contribution forfaitaire mensuelle sur chaque abonnement Internet, et redistribuée au prorata des audiences respectives.
- Créer une plateforme publique unique de diffusion des contenus culturels regroupant les contenus de l’audiovisuel public, de la BNF, des grands musées, etc.
- Cela suppose, grâce à un dialogue entre les partenaires sociaux et toutes les parties prenantes, la clarification du périmètre, la fin des abus de certains employeurs y compris publics (les fonds de l’intermittence ne doivent pas être siphonnés par quelques grosses structures), et la définition des voies et des moyens d’un accord viable et pérenne.
Permettre l’accès à la culture pour tous
REMETTRE NOS INSTITUTIONS AU SERVICE D’UNE CULTURE POPULAIRE DE QUALITÉ
- Instaurer la gratuité des musées le dimanche pour les Français et les résidents en France.
- Offrir un « ticket découverte culturelle » par an à tous les Français à partir de 16 ans.
- Le ticket donnera droit à 2 options à choisir parmi un billet de cinéma Art et essai, une place de théâtre, une exposition, un concert et une visite d’un monument historique. Ce ticket découverte remplacera le Pass culture Macron qui est trop souvent utilisé pour télécharger des contenus sans rapport avec la culture française.
- Lancer un plan de sauvegarde des églises et des établissements culturels (salles de cinéma, musées…) en milieu rural en s’appuyant notamment sur le signalement de citoyens qui pourront, via des pétitions, avoir accès aux services du ministère de la culture pour protéger les endroits en question.
RENOUER AVEC UN ENSEIGNEMENT CULTUREL AMBITIEUX
- Eveiller les enfants à la connaissance du patrimoine national et à l’art dès l’école primaire, par un enseignement adapté et en partenariat avec les institutions et les associations reconnues.
- Mettre en place un véritable enseignement d’histoire de l’art dans les collèges et les lycées, avec création d’un CAPES dans cette discipline.
- Faire de l’enseignement artistique une priorité et favoriser l’intervention d’artistes dans le système éducatif en doublant le plafond d’heures prises en compte dans l’assurance chômage (110 heures contre 55 actuellement).
- Permettre à tous les écoliers de préparer au moins une œuvre artistique (pièce de théâtre, concert, film, exposition photographique…).
- Inclure dans la formation initiale et continue des enseignants du premier comme du second degré un enseignement sur la pédagogie des arts et l’exploitation didactique des sorties scolaires
FAVORISER L’ACCÈS À LA CULTURE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
- Augmenter les fonds de livres audios et en braille dans les bibliothèques et médiathèques.
- Développer les expériences, déjà existantes, de cartels numériques, interactifs et accessibles dans les musées et lieux d’exposition pour palier par exemple l’impossibilité pour une personne à mobilité réduite de lire un cartel affiché à une hauteur inaccessible ; systématiser la mise à disposition des audioguides à destination des mal-et-non-voyants, développer les dispositifs tactiles et olfactifs pour ces mêmes personnes.
- Rendre le spectacle vivant plus accessible à tous les publics, en généralisant des expériences locales comme pour les non-voyants : les visites tactiles de décor en amont du spectacle et les chuchoteurs de salle qui glissent à l’oreille ce qui se passe sur scène ; pour les personnes sourdes et malentendantes : systématiser l’usage du sur-titre ou proposer, partout où cela est possible, des signeurs de salle. Étendre cette proposition de sous-titrage aux cinémas, même pour les films français
- Mettre en place un référentiel national des réductions tarifaires ou gratuités, qui aujourd’hui restent à la discrétion de chaque structure culturelle.
Fourchette : 0,6 à 3,8 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de créer un ministère régalien de la Culture, de relancer le dispositif Malraux en l'étendant aux zones rurales et d'inventorier le patrimoine non classé. Il propose aussi la gratuité des musées le dimanche et une licence globale remplaçant la loi Hadopi.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Sécurité
Défense nationale
+10,5 Md€ / ancoûtLe constat
Un nouveau contexte international
Nous vivons aujourd’hui dans un monde multipolaire dans lequel l’Occident ne pourra plus imposer ses volontés et ses valeurs – qu’il a cru universelles – comme cela a été le cas depuis la fin du XIXe siècle, car sa puissance relative ne cesse de diminuer et qu’il a perdu toute crédibilité aux yeux du reste du monde par ses mensonges et sa partialité, tant au sujet des évènements en Ukraine que ceux de Gaza.
Si la guerre d’Ukraine est porteuse d’enseignements intéressants concernant l’évolution des conflits (rôle croissant des drones, de la guerre électronique, des missiles balistiques, etc.), elle ne représente cependant pas un cas de figure auquel nous pourrions être confrontés… tant parce que la Russie n’a aucune intention d’agresser l’Europe de l’Ouest, que parce que nous disposons encore d’une dissuasion nucléaire crédible.
Sur le plan militaire, on n’envahit plus un pays adverse, car le coût humain et financier en est démesuré et l’efficacité presque nulle (cf. États-Unis en Irak et en Afghanistan, difficultés israéliennes au Sud-Liban et à Gaza, et pour la Russie en Ukraine…). L’hostilité des populations, la résistance (guérilla, terrorisme) et la difficulté des combats urbains limitent l’intérêt de telles aventures. Il convient donc de se cantonner désormais à des actions limitées dans le temps et dans l’espace (raids aéroterrestres ou aéronavals, opérations spéciales), ce qui par ailleurs plus acceptable pour l’opinion.
La guerre « conventionnelle » se fera de plus en plus à distance (roquettes, drones, missiles, artillerie…), comme l’ont illustré les actions du Hamas et du Hezbollah face à Israël, des Houthis en mer Rouge, ou les échanges de frappes entre Tel Aviv et Téhéran (aucun des deux États n’ayant les moyens d’envahir l’autre). Nous devons tenir compte des conditions stratégiques que nous imposent la géographie, l’histoire et la technologie.
La dissuasion nucléaire, clé de voûte de notre sécurité, nous a placé en situation « d’insularité militaire », d’autant qu’aucun de nos voisins directs ne nous menace. Il est essentiel de maintenir nos forces nucléaires au meilleur niveau car la dissuasion nous dispense de disposer de forces aéroterrestres pléthoriques, car leur rôle, en cas de menace directe contre notre sol, doit se limiter à tester de volonté de l’adversaire… avant un ultime avertissement. Ces forces doivent cependant être en quantité suffisante et dotées des équipements adaptés à cette mission.
L’histoire a conduit (explorations, conquêtes…) à ce que des Français soient présents sur tous les océans du globe, dans des îles et archipels qui ont clairement manifesté leur volonté de demeurer dans la République. Elle nous a également dotés d’un immense domaine maritime dont nous devons assurer l’intégrité et la défense. Or, ce qui est indéniablement une chance par de nombreux aspects est un véritable défi militaire entraînant une inévitable dispersion des forces et une duplication des moyens nécessaires – donc des dépenses militaires importantes – afin d’assurer une présence et une défense efficace de nos régions d’outre-mer à l’heure où les tensions s’accroissent dans la zone indopacifique. C’est là une équation dont nous devons tenir compte.
Notre présence dans notre ancienne zone d’influence, l’Afrique, est en train de prendre fin et nous y sommes, à tort ou à raison, de moins en moins les bienvenus. Nous devons en tenir compte et profiter de ce contexte pour redéployer notre dispositif…
Il nous faut conserver des moyens d’action internationaux, afin d’assurer la protection et l’évacuation de nos ressortissants présents à l’étranger, et le cas échéant de neutraliser localement diverses menaces visant notre territoire ou nos intérêts. Cela peut prendre une forme directe (intervention) ou indirecte, en aidant nos partenaires étrangers qui le souhaitent et le demandent, à lutter contre le terrorisme et les narcotrafics, et en les assistant en matière de développement économique, notamment, afin d’enrayer une immigration qui risque de s’accroître en raison des évolutions climatiques.
La France, afin de conserver un rôle international, doit par ailleurs continuer de contribuer à la sécurité internationale en participant aux missions de maintien de la paix. Toutes sont des occasions de comprendre les situations locales, de suivre sur le terrain l’évolution des conflits et des armements, et de conduire des actions de renseignement.
De même, nous devons contribuer à la sécurité maritime internationale (respect du droit de la mer, libre circulation, etc.) afin de protéger nos approvisionnements par voie de mer et de lutter contre la piraterie et les trafics.
Menaces : les risques intérieurs
La première menace contre notre sécurité n’est pas aujourd’hui militaire. Les risques d’embrasement intérieur (islamisme, terrorisme, violence liée à la drogue, extrémisme politique ou sociétal, mouvements autonomistes ou indépendantistes, etc.) constituent les principales menaces auxquelles nous devons faire face. Les moyens afin de répondre à ces situations probables doivent être une priorité budgétaire, n’en déplaise à la Défense (d’autant que les dépenses sont moindres, les systèmes d’armes étant bien moins coûteux).
En effet, quelle que soit la dangerosité du monde, nous n’y pouvons jouer aucun rôle si nous ne sommes pas d’abord maîtres chez nous. Cela revient à :
- Poursuivre notre politique antiterroriste, car la menace djihadiste n’a pas disparu, tant s’en faut
- Se doter des moyens efficaces de lutter contre les activistes de plus en plus violents qui remettent systématiquement en cause les décisions de l’État ayant fait l’objet d’un consensus national, régional ou local
- Assurer la contre-ingérence dans nos régions d’outre-mer face aux menées subversives étrangères
Voir les 2 autres points de la proposition
- Rétablir l’ordre et la sécurité dans nos villes et nos banlieues face à l’accroissement de la délinquance et du narcotrafic
- Renforcer la surveillance terrestre et maritime de nos frontières contre l’immigration clandestine et les trafics
Menaces : les risques extérieurs
Sur le plan militaire, le risque d’affrontement direct avec un autre État est quasiment inexistant. En dépit de la communication belliciste et anxiogène à laquelle se livre l’OTAN, absolument rien ne permet de dire que la Russie aura l’intention d’envahir l’Europe de l’Ouest. Cela n’est pas dans son intérêt et elle n’en a de toutes façons pas les moyens. De plus, un conflit majeur de concernerait pas la France seule et donc aurait lieu en coalition (UE, OTAN). Surtout, notre dissuasion nucléaire nous place dans une situation nous permettant d’éviter un conflit terrestre.
Si la France n’est pas menacée par la Russie, elle l’est encore par le terrorisme et par l’hostilité de certains acteurs en Méditerranée orientale (Turquie) et en Afrique du Nord (Algérie). Ces pays développent leurs capacités militaires et ne cachent pas leurs ambitions expansionnistes ou revanchardes. Proche alliée de l’Azerbaïdjan, la Turquie ne supporte pas l’appui que la France apporte à l’Arménie et à la Grèce via des livraisons d’armes. En juin 2020 nous sommes passés très près d’un affrontement naval en Méditerranée entre une frégate française et un navire, turc aux larges des côtes de la Libye. A noter qu’aucun État européen ne nous a soutenu en cette occasion.
Les crises internationales qui se multiplient ne sont pas toutes de nature à nuire à notre sécurité ou à nos intérêts, soit en raison de leur éloignement géographique, soit parce que nous n’avons pas les moyens de les résoudre (Corées, mer de Chine méridionale, Chine/Taïwan). Nous n’avons donc pas vocation à nous impliquer militairement dans tous les conflits dans lesquels les Américains voudraient nous entraîner.
Une agression directe contre nos DOM/TOM (cf. UK/Malouines 1982), quoique très hypothétique, est toujours envisageable. Mais les acteurs capables de la conduire sont très peu nombreux. Seuls les Etats-Unis et, bien plus difficilement, la Chine en auraient les moyens.
En revanche, de nouvelles menaces de nature militaire ou hybride (d’origine étatique ou non étatique) s’affirment et doivent impérativement être prises en compte :
- Attaques informatiques contre les infrastructures vitales civiles et militaires,
- Guerre électronique et brouillage de nos moyens de surveillance et de communication,
- Attaques de drones,
- Et surtout menace balistique non nucléaire.
Comment réagir à une frappe de missiles russes, turcs ou algériens ? Toulon, Marseille, Montpellier, Nice et la Corse sont déjà à portée de tir des Kalibr algériens et pourraient demain être la cible de systèmes de longue portée turcs. Il est essentiel de se préparer à cette menace.
Enfin, des menaces de nature non militaire (d’origine étatique ou non étatique) subsistent, mais toutes n’appellent pas une réponse militaire :
- Terrorisme djihadiste,
- Prolifération NRBC,
- Subversion (outre-mer),
- Criminalité et trafics,
- Espionnage politique et économique, ingérences,
- Guerre cognitive (déstabilisation informationnelle ayant pour but de prendre le contrôle des esprits de notre opinion et de limiter la marge d’action des dirigeants politiques)
- Attaques économiques et financières (embargo, interdiction d’accès aux marchés internationaux et aux ressources naturelles stratégiques, guerre concurrentielle, etc.).
Ces éléments doivent nous conduire à adapter notre politique de défense au contexte et aux menaces actuels et en devenir. Nous devons faire évoluer notre vision du monde et notre façon d’agir, dégager des priorités claires et effectuer des choix budgétaires cohérents. Cet exercice sera probablement douloureux, mais il est indispensable. Aussi, nous nous engageons à augmenter notre budget de défense pour atteindre le chiffre raisonnable de 2,5% du PIB, permettant de mettre en œuvre les 15 mesures suivantes.
Nos 15 mesures
DONNER À NOS ARMÉES LES MOYENS DE LEURS MISSIONS
- Sortir du commandement intégré de l’OTAN pour regagner notre indépendance militaire et stratégique en poursuivant qu’un seul objectif : la défense de l’intérêt supérieur du pays, c’est à dire son intégrité territoriale en métropole et outre-mer, ses débouchés et approvisionnements et sa vision du monde.
- Poursuivre notre effort de recherche nécessaire à la crédibilité de notre dissuasion nucléaire
- Renforcer les capacités de veille et de surveillance des évolutions technologiques et des capacités des pays étrangers, notamment dans les domaines de la défense anti-missiles, du déni d’accès, de la cyberdéfense et de l’espace extra-atmosphérique, afin de réduire les risques de « surprise technologique »
- Doter la France de missiles hypersoniques opérationnels
- Poursuivre le programme d’équipement permettant la simulation des essais des armes nucléaires.
- Développer notre Marine pour défendre notre souveraineté, l’ensemble de nos territoires et espaces maritimes
- Accélérer le programme de remplacement du porte avion Charles de Gaulle en prévoyant la construction de deux portes avions afin d’assurer une disponibilité permanente à la mer de notre groupe aéronaval.
- Passer de 15 à 20 frégates de premier rang pour :
- Protéger nos territoires ultra-marins et nos Zones d’Exclusivité Économique : la France dispose en effet de cinq places de souveraineté, Antilles, Guyane, océan Indien avec La Réunion et Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et le deuxième espace maritime mondial après les États-Unis, avec plus de 10 millions de kilomètres carrés.
- Garantir nos flux d’approvisionnement stratégiques.
- Le programme de rééquipement sur cinq années concernera également le renouvellement des patrouilleurs, la remontée en puissance de la capacité amphibie, les moyens de reconnaissance et de patrouille maritime.
- Donner à l’armée de l’Air et de l’espace les moyens d’accomplir ses missions et d’assurer la montée en puissance du domaine spatial :
- • Augmenter la flotte de Rafale à 250 en 2030.
- Poursuivre avec détermination la montée en puissance de la capacité de nos forces dans le domaine spatial la flotte de Rafale à 250 en 2030.
- • Augmenter le nombre de nos lanceurs et de nos satellites de renseignement,
- Développer des moyens de défense et de riposte contre toute acte hostile d’une autre puissance les prenant pour cible. le nombre de nos lanceurs et de nos satellites de renseignement,
- Accroître la préparation opérationnelle de nos forces notamment de l’armée de terre La préparation opérationnelle des armées reste inférieure aux objectifs fixés, avec des préoccupations réelles de fidélisation des engagés au sein de chacune des armées. L’indisponibilité des équipements est un facteur, la multiplicité des missions un autre. Il faudra par conséquent :
- • Veiller à améliorer le maintien en condition opérationnelle (MCO) afin de rompre avec le manque de disponibilité chronique de certains matériels et multiplier les entraînements.
- Développer nos capacités de projection cyber, nouveau champ de conflictualité décisif dans les affrontements à venir.
- Veiller à maintenir l’excellence française reconnue au niveau mondial en matière de capacité défensive cyber (articulée autour de l’ANSSI et du Centre d’analyse de lutte informatique regroupés au sein d’un Ministère de l’intelligence économique ainsi que des moyens des services de renseignement et des armées) et à développer nos capacités offensives.
- Considérer l’arme cyber comme une arme opérationnelle à même de répondre à nos ennemis qui n’hésitent pas l’utiliser à nos dépens.
- Renforcer les moyens humains consacrés au cyber via une politique de recrutement attractive pour faire face à la concurrence du privé.
FIDÉLISER NOS SOLDATS ET MOBILISER LES CITOYENS
- Préserver et améliorer la condition militaire pour fidéliser les effectifs des armées Il n’y a pas d’armée de métier solide avec une rotation trop forte des effectifs. De nombreux militaires ne renouvellent pas leur contrat faute d’une attractivité suffisante. Avant de vouloir augmenter les effectifs mettons tout en œuvre pour les fidéliser.
- Renforcer la prime de lien au service pour les spécialités connaissant les plus fortes tensions
- Augmenter le parc de logements du ministère des armées, notamment à Paris, pour mieux compenser les difficultés de logement qu’implique la mobilité des militaires.
- Garantir une juste prise en charge des anciens combattants et de leurs familles avec une revalorisation des pensions, une indexation des pensions d’invalidité sur le coût de la vie et l’assurance d’un niveau de vie décent de ressources aux conjoints.
- Transformer la réserve opérationnelle en une véritable garde nationale de 100 000 réservistes.
- Instaurer un service national civique obligatoire de trois mois avec option militaire d’une année pour retisser le lien armée-nation et développer un esprit de défense parmi les jeunes.
- À travers un service national obligatoire de 3 mois, tous les jeunes françaises et français de 18 ans, de toute condition, auront ainsi l’occasion de partager un rite de passage commun lors de leur accession à la pleine citoyenneté. Pendant ce service, ils participeront à des missions de service public et se verront proposer la possibilité de passer leur permis de conduire gratuitement. Pour les jeunes volontaires souhaitant servir au sein des armées, la possibilité leur sera ouverte de remplacer ce service civil de 3 mois par un service militaire d’un an, à l’issue duquel ils pourront s’inscrire dans la réserve opérationnelle.
MAINTENIR UNE INDUSTRIE DE DÉFENSE FRANÇAISE FORTE ET PROTÉGÉE
- Être à nouveau en capacité de produire de façon autonome l’ensemble de nos armements, du fusil d’assaut au missile :
- Appuyer et soutenir l’excellence de nos industries de recherche et d’armement.
- Protéger les brevets et les inventions dans l’industrie de défense pour conserver nos activités et nos emplois.
- Se remettre dans la course aux savoir-faire dans le domaine étendu des missiles et des drones et retrouver notre rang là où nous avons su, autrefois, être parmi les leaders mondiaux.
- La France se retirera donc du projet de drône MALE européen, trop coûteux, mal défini et faisant une part trop belle aux intérêts allemands, pour confier à l’industrie nationale le développement d’un drone français correspondant à nos besoins, ce qui aurait dû être fait déjà il y a quinze ans.
- Préparer dès à présent, l’avion, le char, les missiles et l’artillerie du futur sans programme européen automatique qui, souvent, vise à piller notre industrie sans nous apporter aucun bienfait. Mettons-fin au SCAF et préparons dès à présent la nouvelle version de rafale.
- Renforcer la place de l’État dans les grands groupes de défense afin d’améliorer la compétitivité de notre industrie et d’orienter les grandes dépenses stratégiques.
- Il n’est par exemple pas admissible que l’État n’agisse pas pour empêcher les rachats de groupes stratégiques par des entreprises étrangères dans le secteur de la Défense. Nous n’hésiterons pas à avoir recours au dispositif de blocage des investissements étrangers (décret Montebourg) que le gouvernement actuel n’ose pas utiliser.
- Conditionner la préférence européenne systématique dans les appels d’offres et contrats d’équipement lancés en matière militaire par les états européens.
RENFORCER NOS CAPACITÉS DE RENSEIGNEMENT
- Poursuivre et améliorer la hausse des moyens et des effectifs consacrés au renseignement, intérieur comme extérieur :
- Augmenter les moyens et les effectifs du renseignement extérieur comme intérieur et leur fixer des missions claires. La lutte à haute intensité contre les terroristes de tous ordres et les narcotrafiquants, à l’extérieur comme à l’intérieur du territoire feront partie des missions prioritaires. Le contre-espionnage et la protection de nos intérêts économiques feront aussi partie des objectifs prioritaires.
- Améliorer nos capacités de renseignement technique (imagerie, interceptions, cyber) et le traitement des données de masse (Big Data, IA).
Fourchette : 2,5 à 23 Md€ par an · plein effet en 2033 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB et de sortir du commandement intégré de l'OTAN. Il prévoit deux porte-avions, 20 frégates de premier rang, 250 Rafale en 2030, des missiles hypersoniques et un renforcement des capacités cyber et spatiales.
Voir la source du chiffrage (site externe)Immigration et assimilation
−2,5 Md€ / anéconomie netteLe constat
La submersion migratoire
La France est un beau, un grand pays, mais sa générosité originelle a été dévoyée.
La France, ayant renoncé à ses frontières, a aussi renoncé à son modèle d’assimilation, ouvrant la porte à une immigration massive et incontrôlée et à son corollaire, le communautarisme. Une véritable bombe à retardement migratoire menace d’exploser dans un contexte d’effondrement dramatique de l’autorité de l’État et de notre système judiciaire.
La France s’est imprudemment liée au système de Schengen de disparition des frontières nationales et a rendu impossible le contrôle de toute entrée sur notre territoire national comme de toutes menaces contre notre sécurité provenant de l’extérieur : le crime organisé, les trafics en tous genres, le narcotrafic et le terrorisme. Face à ceux qui prétendent accueillir toute la misère du monde et qui, la plupart du temps, envisagent de rétrécir la France à une vision fausse et tronquée de son histoire, nous affirmons que notre pays doit rétablir ses frontières, se donner les moyens d’assimiler les personnes qu’il accueille et n’accorder la nationalité française qu’à ceux qui en sont véritablement dignes, et après un parcours méritoire.
Il en va de la cohésion nationale, du pacte républicain et de notre modèle de société, dont les ressources ne sont pas inépuisables et dont les équilibres fondamentaux doivent être maintenus.
Nous proposons, par conséquent, la suppression du droit du sol, la suspension du regroupement familial, la fin des aides sociales non contributives aux étrangers et la fermeture immédiate des mosquées fondamentalistes.
L’immigration légale explose
Plus de 300 000 immigrés entrent légalement chaque année en France, soit l’équivalent de la population d’une ville comme Strasbourg ou Nice, et les flux ne cessent d’augmenter. Les étrangers entrés mineurs sont passés de 2 935 en 2007 à 46 200 en 2023.
Année Économique Familial Étudiant Divers Humanitaire Total primo-titres 2010 18 280 83 182 65 281 11 572 18 200 196 537 2014 19 054 92 326 64 996 13 742 20 822 210 940 2021 38 031 93 581 90 101 41 968 119 045 382 726 2024 55 004 90 027 109 230 26 313 56 114 336 128 2025 51 190 91 100 117 970 31 360 92 610 384 230 Délivrance des premiers titres de séjours
Base des données AGDREF / DSED du Ministère de l’Intérieur
En parallèle, la France continue d’appliquer des lois absurdes, comme, en vertu d’une décision du Conseil constitutionnel de 1993, la possibilité de se marier civilement avec un clandestin ! En vertu d’une autre loi absurde et contrairement à nos voisins européens, un étranger ne peut être détenu plus de 90 jours après une décision d’expulsion, au terme de quoi il peut circuler librement.
Le droit d’asile dévoyé
Les demandes et attributions du droit d’asile ont véritablement explosé ces dernières années. Entre 2009 et 2024, la demande d’asile est passée de 47 700 à 153 715, soit une augmentation de plus de 220 %.
De 2009 à 2024, le nombre d’accords d’asile est passé d’environ 10 400 à 70 284, correspondant à une multiplication par 6,8. En outre, la quasi totalité des étrangers demandeurs d’asile reste sur le territoire français après s’être vu opposer un rejet de leur demande.
Le scandale de l’inexécution des décisions de renvoi
Par définition, les chiffres de l’immigration illégale sont difficiles à appréhender, mais le nombre de clandestins en France est estimé entre 800 000 et 900 000 personnes.
L’AME, l’Aide Médicale d’État destinée à permettre l’accès aux soins des personnes en situation irrégulière, est un indicateur pertinent. En 2024, 465 744 personnes ont bénéficié de l’AME, pour un coût réel total de 1 386,8 millions d’euros. Les bénéficiaires sont globalement plus jeunes que la population générale : environ 41 % ont entre 20 et 40 ans.
Les peines d’expulsion prononcées ne sont pas appliquées
Année Mesures prononcées Exécutions % d’exécution 2015 79 750 13 518 17,0 % 2019 122 839 15 000 12 % 2021 124 111 13 000 10,5 % 2024 129 833 21 601 16,6 % En 2015, il y a eu 5 990 (entrées/placements) MNA, parfois n’étant pas même mineurs, pris en charge… En 2023, il y a eu 46 200 MNA et jeunes majeurs (anciennement MNA), pris en charge par l’ASE (hors Mayotte)
Islam et République : relever le défi de l’assimilation
La société française est confrontée à un double défi : l’émergence d’une minorité de jeunes musulmans qui se détachent des valeurs républicaines et le développement d’enclaves fondamentalistes. Si la majorité des musulmans reste attachée à l’assimilation, un groupe croissant soutient des pratiques incompatibles avec nos lois et nos principes. Pour préserver la cohésion nationale, l’État doit fixer des règles claires définissant la place de l’islam comme religion respectant les principes républicains.
Nos 27 mesures
STOPPER LA SUBMERSION MIGRATOIRE
- Rétablir le contrôle aux frontières en sortant de Schengen, en recrutant 10 000 agents spécialisés (policiers de l’air et des frontières, douaniers) et en mobilisant l’armée si nécessaire. le contrôle aux frontières (fin du système Schengen)
- Pour éviter les files d’attente interminables, nous utiliserons les nouvelles technologies : portiques de sécurité, contrôles aléatoires et capteurs de reconnaissance de plaques d’immatriculation.
- Rétablir le délit de séjour irrégulier puni d’emprisonnement ferme.
- Interdire les mariages avec des étrangers en situation irrégulière, en revenant notamment sur les décisions du Conseil constitutionnel de 1993 et 2003.
- Simplifier l’éloignement des étrangers en situation irrégulière.
- Rendre la procédure d’éloignement plus rapide et efficace, en l’intégrant à la procédure pénale conformément à la loi.
- Condamner les étrangers en situation irrégulière et délictueuse à une peine de prison ferme, sans accès aux aides sociales financières, et les contraindre à quitter le territoire national.
- Renforcer la coopération avec les autorités des pays d’origine, pour atteindre un taux de délivrance des laissez-passer consulaires de 100 %. Si ce taux n’est pas respecté, les aides financières et les transferts financiers vers ces pays, ainsi que la délivrance de visas, seront suspendus.
- Limiter strictement le regroupement familial et supprimer le régime d’exception accordé aux Algériens, qui permet le regroupement pour des enfants recueillis par Kafala judiciaire, un dispositif contraire aux principes de laïcité.
- Durcir les règles de rapprochement familial et supprimer la régularisation pour les étrangers en situation irrégulière, en conditionnant le rapprochement des conjoints au revenu, au logement, à l’assimilation des principes républicains et à la maîtrise de la langue, et en interdisant toute régularisation ou naturalisation au titre de la vie privée et familiale.
- Créer des quotas d’étudiants étrangers par filière et par pays, pour stopper le pillage des « cerveaux » des pays en développement et s’assurer que les filières choisies soient utiles aux pays d’origine, en exigeant que les étudiants retournent dans leur pays à la fin de leurs études, exception justifiée par la France.
- Restaurer le droit d’asile, un droit fondamental, strict et contrôlé, qui attribue le statut de réfugié uniquement à ceux qui le méritent.
- Limiter le droit d’asile aux personnes le demandant directement aux frontières et refuser toute attribution sur le territoire national ou après plusieurs semaines de clandestinité.
- Assigner à résidence les demandeurs d’asile afin de garantir à la fois leur sécurité et celle du pays, et permettre leur localisation effective.
- Réaffirmer, en s’appuyant sur la Convention de Genève de 1951, que le droit d’asile n’est accordé qu’en cas de menace individuelle, et mettre fin à la jurisprudence de la CNDA qui étend sans fondement ce droit à des groupes sociaux (LGBT, mariages forcés, femmes afghanes, etc.).
- Réexaminer la protection subsidiaire issue de la CJUE, en réaffirmant la supériorité des lois nationales sur l’immigration et le traitement des étrangers.
- Les réfugiés de guerre doivent retourner dans leur pays dès que la paix est rétablie.
- Aucune régularisation ne sera accordée aux demandeurs d’asile déboutés.
- Remettre sans délai les mineurs isolés ou non accompagnés aux autorités de leur pays d’origine afin d’organiser leur retour auprès de leurs parents.
- Conditionner l’immigration économique au taux de chômage : si le chômage est élevé, cette immigration doit rester exceptionnelle.
CASSER L’APPEL D’AIR SOCIAL ET ÉCONOMIQUE
- Coopérer entre pays pour mettre fin aux crises migratoires et combattre les filières de passeurs.
- Les migrants en difficulté seront secourus en mer puis ramenés à leur point d’embarquement, où leur demande d’asile sera examinée.
- Poursuivre et emprisonner ceux qui organisent et profitent de l’immigration illégale. Cette pratique esclavagiste doit être réprimée avec la même sévérité que le trafic de drogue. Nous serons intraitables envers tous ceux qui :
- Emploient des travailleurs étrangers sans permis de travail.
- Favorisent l’immigration clandestine.
- Usent de contrats fictifs, de colocation ou toute tromperie pour faire entrer illégalement des étrangers.
- Supprimer l’Aide Médicale d’État (AME) et mettre en place dans chaque département un dispensaire d’urgence pour les étrangers en situation irrégulière, avant leur expulsion. La France restera généreuse envers les plus nécessiteux, mais ne pourra pas prendre en charge toute la misère du monde.
- Supprimer les aides sociales non contributives pour les étrangers (RSA, allocations familiales, aides au logement…)
- Créer une caisse d’assurance sociale pour les étrangers travaillant en France, afin de responsabiliser les entreprises qui recrutent cette main-d’œuvre. Comme à Singapour, ces entreprises cotiseront pour les nouveaux venus dans un régime social spécifique.
- Instaurer une double peine automatique quelle que soit la situation familiale. Tout étranger condamné à une prison ferme sera expulsé dès sa sortie, avec retrait définitif de son titre de séjour, et les courtes peines seront remplacées par une expulsion immédiate avec interdiction de retour.
REDONNER SENS À LA NATIONALITÉ : LAÏCITÉ ET REFUS DU COMMUNAUTARISME
- Supprimer le droit du sol via un référendum, tout en maintenant la possibilité de devenir Français par naturalisation.
- Clarifier les conditions d’accès à la naturalisation en :
- Exigeant 10 ans de résidence en France comme minimum pour évaluer l’assimilation réelle.
- Renforçant l’assimilation via la maîtrise de la langue, l’adhésion aux valeurs de la République et un service civique obligatoire de 3 mois, en tenant compte du mérite individuel.
- Rejetant toute demande de personnes condamnées en France ou à l’étranger.
- Votant chaque année au Parlement un plafond de naturalisations.
- Limiter le droit de vote aux seules personnes ayant la nationalité française, car la nationalité et le vote sont indissociables.
- Interdire tous les signes religieux visibles dans le service public, notamment dans les universités et les hôpitaux, et refuser tout accommodement.
- Les entreprises pourront également interdire dans leur règlement intérieur le port de signes religieux ostentatoires.
- Conditionner l’ouverture d’une mosquée à la signature du Serment de fidélité à la République Française par l’imam et le président de l’association cultuelle.
- Suspendre les aides sociales pour les personnes récidivistes qui enfreignent les principes de laïcité.
- Instaurer des peines planchers d’une implacable sévérité pour ceux qui violent les lois de la République et pratiquent des violences psychologiques, comme le mariage forcé ou la polygamie.
- Organiser chaque mois une cérémonie de lever de drapeau dans chaque établissement scolaire avec présence obligatoire du personnel et des élèves.
- Supprimer les procédures d’exception aux concours des grandes écoles lorsqu’elles violent le principe d’égalité républicaine.
- Instaurer une peine de 10 ans de prison et 100 000 € d’amende pour les prédicateurs subversifs et séditieux, conformément à la proposition de loi « Combattre et pénaliser les prédications subversives et séditieuses » de Nicolas Dupont-Aignan, déposée le 9 février 2021.
- Fermer immédiatement toutes les associations ou lieux de culte qui refusent de signer la Charte de conformité de l’Islam.
Fourchette : −6,5 à 0,5 Md€ par an · plein effet en 2033 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de sortir de Schengen, de supprimer le droit du sol, l’AME et les aides sociales non contributives aux étrangers, et de restreindre le regroupement familial et l’asile. Il prévoit aussi de durcir la naturalisation et d’encadrer les mosquées.
Voir la source du chiffrage (site externe)Sécurité
+2,5 Md€ / ancoûtLe constat
Rétablir l’ordre en France
Jamais l’offensive contre l’ordre public n’a été aussi frontale. En une décennie, narcotrafiquants, bandes violentes et délinquance de voie publique ont pris une longueur d’avance sur un État qui multiplie les discours mais tarde à agir.
Le marché français de la drogue, désormais estimé à plus de cinq milliards d’euros, irrigue des réseaux où les refus d’obtempérer tout comme les règlements de comptes à l’arme lourde deviennent monnaie courante. Certains quartiers se sont transformés en zones de non droit où les pompiers sont caillassés, les bus incendiés et les agents du service public sont constamment menacés.
Face à cette montée de la violence, les forces de l’ordre subissent un décrochage inquiétant entre leur mission et leurs moyens réels. Procédures interminables, hiérarchie frileuse, contrôles administratifs tatillons : un équipage de police perd parfois plus de quatre heures pour un simple dépôt de plainte.
Les trop nombreux suicides reflètent souvent le désespoir d’hommes et de femmes qui, chaque jour et chaque nuit, se sentent abandonnés dans leur combat contre les voyous. Sur le terrain, le matériel est souvent obsolète : véhicules hors d’âge, gilets pare balles périmés, effectifs insuffisants dans les brigades rurales comme dans les BAC urbaines.
À cette crise matérielle s’ajoute un déficit de renseignement ; depuis la dissolution des Renseignements généraux, l’État a perdu une part de sa connaissance fine du terrain, laissant prospérer réseaux islamistes, séparatistes ou mafieux.
Enfin, le lien de confiance avec la population se fragilise : lorsque des délinquants interpellés le matin ressortent le soir avec un simple rappel à la loi, la police elle même doute de l’utilité de son action. Résultat : l’autorité bascule aux mains des caïds, l’exemple du luxe ostentatoire du dealer détrône l’image de l’ouvrier ou de l’entrepreneur, et la spirale de la peur s’étend bien au delà des « quartiers difficiles ».
Pour reprendre le contrôle du territoire là où il a été perdu et démanteler les réseaux mafieux des narco-trafiquants, l’état d’urgence pourra être mis en œuvre au cas par cas sur certaines zones géographiques.
Reconstruire le système pénitentiaire
Le système pénitentiaire français, saturé et délabré, est aujourd’hui incapable d’accomplir sa double mission : protéger la société en isolant les criminels et préparer la réinsertion de ceux qui peuvent l’être. Officiellement, la France dispose de 62 363 places de prison ; dans les faits, 81 600 détenus y séjournaient au 1er avril 2025, contraints de partager à trois des cellules de 9 m², en violation de nos propres lois et des principes élémentaires de dignité.
Ce déficit structurel de près de 20 000 places de prison s’ajoute à un stock de 88 000 peines de prison ferme jamais exécutées, faute de lits disponibles. Plutôt que de bâtir les 15 000 places promises par le Président de la République en 2017 – et alors que seulement 4 500 ont effectivement été réalisées – le gouvernement a préféré, par la loi du 23 mars 2019, libérer sous contrainte les condamnés aux deux tiers de leur peine et exécuter hors les murs toutes les sanctions inférieures à six mois ; autrement dit, l’encombrement sert d’alibi à l’impunité.
Dans ces établissements surpeuplés, l’autorité ne vient plus des surveillants mais des détenus les plus violents, qui imposent leur loi grâce à des téléphones portables introduits clandestinement — parfois livrés par drones — et à un trafic interne d’objets de confort alimenté par le système de la cantine.
Les fouilles après parloir se raréfient, les brouilleurs d’ondes font défaut, et l’administration pénitentiaire, à court d’effectifs, se retrouve elle même prise en otage. Les mutineries ou agressions de gardiens se multiplient, tandis que la radicalisation islamiste se propage dans des cours de promenade où la République a disparu.
Paradoxalement, ces conditions indignes servent d’argument à ceux qui prônent la « désincarcération » plutôt que la construction de nouvelles prisons. On prétend défendre les droits humains en relâchant 6 600 détenus pendant la crise sanitaire ou en octroyant des libérations sous bracelet, mais l’on abandonne dans le même souffle les quartiers populaires aux récidivistes, et l’on prive les victimes du droit élémentaire à voir les peines appliquées.
En vérité, faute de places, la prison n’est plus ni dissuasive ni réhabilitatrice ; elle est devenue un passage obligé dans une carrière de délinquant, un lieu où l’on perfectionne ses réseaux avant un retour rapide dans la rue.
Nos 30 mesures
DONNER À NOTRE POLICE ET NOTRE GENDARMERIE LES MOYENS D’AGIR
- Déployer l’armée aux frontières pour soulager les forces de l’ordre sur d’autres missions.
- Renforcer les effectifs et augmenter nettement le taux de présence sur la voie publique des forces de l’ordre afin de reconquérir le terrain à travers une loi d’orientation et de programmation inédite :
- 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires nets en 5 ans.
- 10 000 douaniers et policiers aux frontières supplémentaires nets en 5 ans pour reprendre le contrôle des points de passage.
- Doter les forces de l’ordre de moyens et d’une organisation pour augmenter nettement le taux de présence de voie publique et donc reconquérir le terrain.
- Redonner aux policiers et aux gendarmes une marge de manœuvre moins corsetée dans leur travail quotidien.
- Il arrive que la lourdeur des procédures, la contingence administrative et la frilosité d’une certaine hiérarchie entravent la normalité de l’action, comme par exemple dans la lutte contre les rodéos urbains.
- Élargir le champ d’action des polices municipales de façon à accroître leur efficacité et à être parfaitement interopérable avec les forces de la police nationale.
- Renforcer le renseignement de terrain et pour cela recréer un service de Renseignements généraux, avec pour mission majeure de recueillir des renseignements sur les secteurs sensibles du pays et sur leurs « membres agissants », afin d’informer précisément à propos des réseaux à grande échelle de stupéfiants, des mouvements séparatistes de déstabilisation et de radicalisation islamiste ainsi que de cybercriminalité.
- Mettre en place un plan national de rénovation des commissariats et casernes : locaux dignes, plateformes numériques modernes, guichets ouverts le soir et le week‑end, ainsi que du renouvellement massif du parc automobile et des équipements (casques lourds, gilets pare-balle lourds, boucliers, armes individuelles modernes et munitions).
PROTÉGER LES AGENTS ET SIMPLIFIER LEURS TÂCHES
- Accroître la légitimité des forces de l’ordre en affirmant le principe suivant : tous les procès-verbaux ou rapports établis par les officiers et agents de police judiciaire font foi jusqu’à preuve du contraire et sanctionner durement les policiers établissant des PV mensongers. Dans les textes, ceux-ci ne valent actuellement qu’à titre de simple renseignement. Cela garantit à la fois autorité et responsabilité.
- Instaurer une présomption de légitime défense pour permettre aux policiers de se défendre contre des agresseurs. Il s’agit de considérer un policier ayant fait usage de son arme comme ayant agi en légitime défense jusqu’à preuve du contraire. Ce renversement de la charge de la preuve est justifié par la nature de la mission du policier.
- Concernant les ivresses publiques manifestes (IPM), les forces de l’ordre ne doivent plus être obligées de conduire les individus aux urgences : c’est chronophage en « temps police », facteur d’embolisation des services hospitaliers et parfois source de violence au sein de l’hôpital. Le placement direct en cellule de dégrisement doit être privilégié avec possibilité de consultation médicale aux frais des individus interpellés.
- Les gardes à vue ne doivent plus être subordonnées au passage systématique à l’hôpital ni au passage obligatoire du médecin qui pourra toujours se déplacer en cas de besoin et au cas par cas. De la même manière, pour ne pas perdre un temps très précieux durant le délai de garde à vue, celles-ci pourront commencer même si l’avocat n’est pas présent.
IMPLIQUER LA POPULATION ET COUPER LES RESSOURCES DU CRIME
- Reconquérir « les territoires perdus de la République » dans le cadre d’un plan global de reprise en main de notre souveraineté intérieure par la mise en place d’opérations multiformes, adaptées à chaque situation, combinant actions de terrain, judiciaires, financières et administratives, ciblant tous les niveaux, et s’appuyant, si nécessaire, sur un cadre juridique spécifique. Il s’agira d’enrayer toute forme de sécession et d’activité de groupes mafieux.
- Systématiser la saisie des véhicules, lorsque ceux-ci sont utilisés contre la paix ou la sécurité publique : trafics de stupéfiants, délits de fuite, refus d’obtempérer, cortèges nuptiaux qui dégénèrent, occupations illicites de terrains par des gens du voyage, etc.
- Revitaliser la police administrative trop ignorée par rapport au judiciaire et souvent en mesure d’être efficace à son niveau : amendes ; expulsions locatives, retrait de titres, contrôle et application de l’obligation et de la responsabilité parentales, couvre-feu pour mineurs. Cela non seulement pour soulager la tâche des policiers et des magistrats, mais aussi pour redonner du crédit à l’action rapide pour des sujets qui ne relèvent en rien du judiciaire.
- Revenir à une politique crédible d’amendes en faisant en sorte qu’elles soient effectivement payées et par tous, pas uniquement par les honnêtes citoyens.
- Il appartiendra au Trésor Public de procéder à des prélèvements d’office (saisies sur salaire, prestations sociales ou comptes bancaires) au profit des collectivités ou de l’État. Par ailleurs, conformément au Code civil et par le principe de l’autorité parentale, il appartiendra aux parents, en dépit de la question de « l’irresponsabilité parentale et de l’excuse », de régler les amendes et notes diverses pour leurs enfants mineurs. Mettre fin aux peines purement symboliques en instaurant un « droit de timbre » automatique pour chaque condamnation, de 150 euros pour un rappel à la loi jusqu’à 500 euros pour une peine de prison avec sursis.
- Renforcer les BAC en appui des brigades de roulement pour une meilleure appréhension des auteurs de crimes ou délits.
- En zone police, renforcer les unités départementales (Compagnie DépartementaIe d’Intervention et BAC-D) et renforcer les effectifs de CRS en sécurisation des zones sensibles.
- Harmoniser par le haut les pouvoirs de saisie, de palpations de sécurité, de fouilles et de perquisitions des policiers nationaux, afin de lever les zones grises juridiques qui profitent aux voyous.
- Lutter contre le blanchiment d’argent et les trafics illicites, avec fermeture administrative systématique, par décision préfectorale, des commerces se livrant à ces activités.
RECONSTRUIRE LE SYSTÈME PÉNITENTIAIRE
- Créer 40 000 places de prison nouvelles et favoriser la dignité et la sécurité des conditions de détention :
- 20 000 par réhabilitation de casernes désaffectées.
- 20 000 dans des structures adaptées (courtes peines, femmes, mineurs).
- Recruter 20 000 surveillants supplémentaires ; mettre en place des passerelles police‑pénitentiaire pour dynamiser les carrières et la discipline.
- Placer les maisons d’arrêts et les agents du service pénitentiaire sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, pour une chaîne cohérente police‑justice‑pénitentiaire.
- Rétablir l’uniforme de prisonnier pour garantir la neutralité, la fin des signes religieux et de la hiérarchie vestimentaire imposée par les caïds.
- Installer systématiquement des dispositifs de brouillage intégral des téléphones et d’interception de drones.
- Remettre en vigueur les fouilles systématiques après chaque visite ; les colis extérieurs doivent être sous contrôle strict de l’administration.
- Supprimer le système foncièrement inégalitaire de cantine et d’épicerie de confort : les détenus travaillent s’ils veulent cantiner. Mettre fin au racket organisé par l’argent circulant en cellule.
- Mettre fin aux aménagements de peine pour les multirécidivistes ; maintenir les remises de peine pour bonne conduite après les trois quarts de la sanction.
- Poursuivre systématiquement en justice les détenus ayant commis des infractions en détention et imposer un transfert disciplinaire à chaque récidive.
- Traquer les narcotrafiquants par tous moyens et créer un établissement ultra‑sécurisé en Guyane pour terroristes et barons du narcotrafic.
- Une « Île du Diable 2.0 » gérée par l’administration pénitentiaire, accessible uniquement par voie aérienne sécurisée ; capacité 600 places, détention cellule individuelle 22 h/24, régime d’isolement renforcé. Objectif : couper les têtes de réseau de tout contact avec le territoire métropolitain et soulager les maisons d’arrêt saturées.
- Appliquer aux mineurs délinquants violents des mesures coercitives réelles et limitées dans le temps : isolement de courte durée, uniforme de prisonnier, accompagnement psychologique intensif après l’échec des dispositifs classiques.
- Développer le travail en prison, l’école en détention, les programmes de déradicalisation ciblés : la réinsertion n’est crédible que dans des établissements sûrs et fermes.
- Faire contribuer les détenus au coût de leur incarcération.
- Chaque condamné travaillant en détention se verra prélevé jusqu’à 25 % de sa rémunération pour participer aux frais fixes (hébergement, énergie, cantine). Pour les détenus sans activité : retenue équivalente sur leurs avoirs ou indemnités. Ce dispositif existe aux États‑Unis et dissuade la surconsommation de cantine.
Fourchette : 1,5 à 4,5 Md€ par an · plein effet en 2036 · Estimation SensPo · confiance moyenne
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose d'ajouter 10 000 policiers et gendarmes et 10 000 agents aux frontières en cinq ans, d'instaurer une présomption de légitime défense pour les policiers et de recréer les Renseignements généraux. Il prévoit 40 000 nouvelles places de prison.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Démocratie et institutions
Justice
+4,1 Md€ / ancoûtLe constat
Depuis plus de vingt ans, l’institution judiciaire française s’enlise dans un double marasme, budgétaire et procédural, qui mine sa crédibilité. Avec un budget par habitant quasiment deux fois inférieur à celui de l’Allemagne, la justice est devenue le parent pauvre du service public ; magistrats et greffiers manquent en nombre, de sorte que les justiciables attendent souvent des années avant de voir leurs affaires traitées.
Cette lenteur entraîne une attente insupportable pour les victimes, une insécurité juridique pour les innocents mis en examen et, surtout, une perte de confiance générale dans la capacité de l’État à sanctionner.
À cette pénurie de moyens s’ajoute la jungle d’un code de procédure pénale hypertrophié : vices de forme, nullités, délais butoirs et formalités absurdes constituent autant de portes de sortie pour les avocats rompus à l’art d’exploiter la moindre faille.
Des criminels particulièrement dangereux peuvent ainsi être remis en liberté pour une pièce mal classée, tandis que les victimes, elles, n’ont même pas le droit de faire appel d’une relaxe au pénal — sauf à réclamer des dommages-intérêts. Dans la pratique, la sévérité théorique de la loi se dilue : par exemple, pour un meurtre punissable de trente ans, le parquet peut requérir quinze, la cour infliger dix et le condamné n’effectuer que six ans derrière les barreaux ; la sanction réelle est divisée par cinq !
Parallèlement, la délinquance des mineurs explose et la législation, taillée pour les incivilités d’hier, se révèle impuissante devant des bandes de plus en plus violentes. Les juges des enfants peinent à imposer l’autorité de la loi ; la récidive s’installe comme une étape banale du parcours.
Enfin, notre souveraineté se heurte à la surinterprétation de normes supranationales : plusieurs arrêts de la CJUE ou de la CEDH empêchent l’expulsion de délinquants étrangers ou annulent des fichiers de police, plaçant la sûreté publique sous tutelle juridictionnelle extérieure. Bref, un appareil judiciaire sous-doté, noyé sous la paperasse et entravé par des contraintes hors sol, laisse proliférer l’impunité.
Nos 18 mesures
APPLIQUER LA LOI
- Respecter un principe intangible : « Un délit = une condamnation = une peine exécutée » :
- Abroger la loi du 23 mars 2019 de laxisme judiciaire, qui exonère de passage en prison toute peine de prison ferme inférieure à 1 an.
- Poser comme principe, sauf cas exceptionnels, le mandat de dépôt à l’audience de jugement lorsqu’il y a condamnation à une peine de prison ferme.
- Procéder dans les six mois à une refonte complète du Code de procédure pénale, conduite par une commission pluraliste (magistrats, policiers, représentants des associations de victimes, citoyens, parlementaires) placée sous l’autorité du Premier ministre et du garde des Sceaux. Le nouveau code sera soumis à référendum.
- Durcir les Codes pour adapter le droit à l’évolution de la criminalité notamment dans le domaine du narcotrafic.
- Prévoir une peine minimale de 10 ans de réclusion criminelle incompressibles pour détention d’armes de guerre liée au terrorisme, au grand banditisme ou au trafic de stupéfiants.
- Porter à 30 ans la prescription de l’action publique et des peines pour les crimes, et à 10 ans pour les délits.
- Instaurer une peine de perpétuité réelle et non modifiable et soumettre à référendum le rétablissement de la peine de mort pour les meurtres d’enfants.
- Réinstaurer et élargir les peines planchers pour toute agression contre policiers, gendarmes, pompiers, enseignants, soignants. Les outrages à l’encontre des fonctionnaires de police ne doivent plus seulement faire l’objet d’un simple avertissement pénal probatoire mais d’une condamnation avec mise sous écrou, d’une très forte amende et d’une mention dans le casier judiciaire.
- Dissuader et sanctionner la récidive.
- Révoquer automatiquement sauf cas exceptionnels les sursis simples et avec mise à l’épreuve, ainsi que les contrôles judiciaires, quand le condamné n’aura pas respecté ses obligations.
- Étendre la définition de la récidive pour qu’elle inclue toutes les infractions. Aujourd’hui, la récidive ne vaut que si l’on commet une infraction de même nature. Toute nouvelle infraction, même de nature différente, doit déclencher la récidive et une peine aggravée.
- Limiter le recours au sursis sans incarcération à deux condamnations : la troisième condamnation, quel qu’en soit le motif entraînant automatiquement la résiliation du sursis même si la nature des faits est différente sur son futur lieu de séjour temporaire (permissions) ou définitif (libérations).
- Renforcer le droit des victimes dans la procédure, notamment les frais d’avocat doivent être à la charge du condamné, et informer systématiquement les victimes en cas d’aménagement de peine ou de sortie anticipée du condamné.
- Abroger l’ordonnance de 1945 concernant la justice des mineurs.
- Baisser la majorité pénale à 16 ans.
- Supprimer la période de césure pour les mineurs.
- Suspendre les aides sociales des familles de mineurs délinquants
RESTAURER LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
- Rétablir par référendum dans la Constitution la primauté du droit français sur toute norme européenne.
- Rétablir le délit de séjour irrégulier sur le sol national (supprimé par la loi Valls du 31 décembre 2012) avec peine d’emprisonnement à la clé et reconduite immédiate.
- Réaliser l’expulsion, sans délai et en ne tenant compte d’aucun autre facteur, des délinquants et prisonniers étrangers, à la fin de leur peine avec une interdiction définitive de territoire français sous peine d’un doublement de la peine initiale et emprisonnement effectif. L’État pourra mettre en œuvre des sanctions diplomatiques (sur la délivrance de visas et sur les aides au développement) et financières (sur les transferts d’argent des diasporas) pour les pays refusant le retour de leurs ressortissants.
- Reconduire dans leur pays d’origine et donc rendre à leur famille, pour respecter la législation sur les enfants tous les mineurs étrangers isolés ou non accompagnés présents sur le sol français, dans le respect du droit humain.
MODERNISER ET RESPONSABILISER LA MAGISTRATURE POUR DÉSENGORGER LA JUSTICE CIVILE ET PÉNALE
- Plan d’urgence : augmenter le nombre de magistrats et de greffiers et doter notre système judiciaire des moyens nécessaires à ses missions pour rattraper notre retard. En 2022 l’Allemagne consacrait 141 euros par habitant pour sa justice contre seulement 77 euros pour la France. Pour atteindre le même niveau la France devra faire passer le budget de la justice de 10,1 milliards à 15 milliards.
- Diversifier le recrutement et la formation des magistrats et des greffiers. Enrichir la scolarité à l’École nationale de la magistrature (ENM) : stages obligatoires dans les quartiers difficiles et auprès des associations d’aide aux victimes.
- Garantir la neutralité politique des magistrats. Remplacer les syndicats par des associations professionnelles et appliquer strictement les préconisations du « Recueil des obligations déontologiques des magistrats », en sanctionnant fermement tout manquement.
- Revoir le rôle et les tâches des juges d’application des peines afin d’éviter la dérive qui remet en cause des condamnations prononcées par les magistrats au nom du peuple français.
- Rétablir la cour d’assises avec jurys populaires systématiques et supprimer les cours criminelles départementales pour que les citoyens conservent le droit de rendre la justice.
- Replacer l’exigence professionnelle et le respect de la loi au cœur de la mission du ministère de la Justice. Un contrôle de performance des tribunaux devra être mis en place et une carte judiciaire de la France sera établie avec plusieurs indicateurs : délais moyens de traitement des affaires, stocks de dossiers, taux d’exécution des peines, etc.
Fourchette : 2,5 à 6,5 Md€ par an · plein effet en 2036 · Chiffrage annoncé par la formation · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose l'exécution systématique des peines de prison ferme, une perpétuité réelle, des peines planchers et une majorité pénale à 16 ans. Il prévoit un budget de la justice de 15 milliards d'euros et la primauté du droit français sur le droit européen.
Source du chiffrage : Programme Debout la France, volet Justice, mesure 13 (budget de la justice porté de 10,1 à 15 Md€)
« Pour atteindre le même niveau la France devra faire passer le budget de la justice de 10,1 milliards à 15 milliards. »
Voir la source du chiffrage (site externe)Refonder et moraliser notre démocratie
+0,7 Md€ / ancoûtLe constat
La démocratie dévoyée
L’esprit de la Ve République a été trahi par les partis. Nos dirigeants ne nous consultent plus depuis qu’ils ont été désavoués par le référendum de 2005 sur la Constitution européenne. Tout en prétendant être les garants de la République, ils s’affranchissent de la voix du peuple. Cette expression citoyenne, qui est pourtant le fondement même de notre démocratie, ne sert plus qu’à renouveler leurs mandats. Et puisqu’ils n’emportent plus l’adhésion, nos dirigeants agitent la peur des soi-disant « extrêmes » et poussent à la résignation.
Car, pensent-ils sans l’avouer ouvertement, les Français seraient trop « irrationnels » et « manipulables » pour choisir leur propre destin. Ce mépris transpire aussi dans les injonctions de nos élites qui exigent du peuple toujours plus d’efforts, tout en confiant les clés du pays à une Union européenne qui nous asphyxie. Qu’importe les protestations, ils peuvent compter sur le zèle des juges pour confirmer la confiscation du pouvoir.
C’est bien notre classe politique qui a kidnappé notre démocratie pour préserver ses avantages et suivre son propre programme, si déconnecté des priorités et des aspirations des électeurs. Et face à cela, les oppositions se complaisent dans des postures plutôt que d’oser proposer de véritables alternatives.
Comment s’étonner dès lors du dégoût de la politique qui monte dans notre pays ? Comment ignorer les nombreux Français qui, désabusés par ces égoïsmes et cette condescendance, se détournent des urnes ?
Il est urgent de regagner leur confiance, qui est le seul socle de la légitimité politique. Nos institutions doivent revenir à l’essentiel : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
L’exemple de la Suisse
Des exemples concrets montrent qu’il est possible d’impliquer les citoyens dans les décisions importantes. La démocratie semi-directe, comme en Suisse, permet aux citoyens de proposer des lois et de contrôler les orientations de leur pays. Ce modèle favorise le débat, responsabilise les citoyens et renforce la confiance dans les institutions.
La France dispose aussi d’un tissu social et territorial dynamique : communes, associations, entreprises, citoyens engagés sont capables de participer activement au bien commun. Avec des règles claires et une véritable consultation populaire, la voix des Français peut redevenir centrale. Notre pays a la force et l’expérience pour redonner sens et efficacité à ses institutions, et pour créer un lien durable entre gouvernants et gouvernés.
Redonner le pouvoir au peuple
C’est pourquoi Debout la France propose un véritable renouveau démocratique. Nous voulons remettre le citoyen au centre des décisions, en instaurant un référendum d’initiative citoyenne pour la loi et la Constitution, en conditionnant la révocation ou la reconduction des mandats à la confiance populaire, et en garantissant un débat public équitable et transparent.
Nos 15 mesures
REMETTRE LE CITOYEN AU CŒUR DE NOTRE DÉMOCRATIE
- Instaurer le référendum d’initiative citoyenne constituant (RIC) pour rendre les citoyens acteurs de l’élaboration des lois et maîtres de leur Constitution. Les Français pourront soumettre au référendum une modification de la loi ou de la Constitution dès qu’un million d’inscrits sur les listes électorales soutiendra leur pétition. Le scrutin sera précédé d’un débat équitable de six mois pour permettre aux votants de se forger une opinion éclairée.
- Rendre le référendum obligatoire pour toute modification affectant la Constitution, l’indépendance nationale ou l’intégrité du territoire.
- Revenir au septennat avec la possibilité d’un référendum révocatoire d’initiative citoyenne à mi-mandat.
Voir les 5 autres points de la proposition
- Favoriser la participation des citoyens aux scrutins en conditionnant l’activation de la carte Vitale à la participation au vote.
- Prendre en compte le vote blanc dans les résultats des élections pour respecter le sentiment populaire. Si le vote blanc est majoritaire, le scrutin est reporté et les candidats battus ne peuvent pas se représenter.
- Sortir de l’Union européenne pour rapatrier nos compétences au niveau national, seul cadre de l’exercice de notre démocratie.
- Rassembler les pays européens volontaires attachés à leur souveraineté nationale pour reconstruire une Europe des nations libres et des coopérations concrètes. Pendant les négociations avec ses partenaires, la France stoppera sa contribution financière à l’UE, contrôlera ses frontières, rétablira la supériorité du droit national sur le droit européen et n’appliquera plus le droit communautaire. Au terme du moratoire d’un an, les Français seront consultés par référendum sur la sortie et le nouveau traité de coopération entre les peuples européens.
- Rendre aux communes leur autonomie en abrogeant la loi NOTRe de 2015. S’affranchir des regroupements de communes dénués de sens redonnera de la vitalité démocratique à ce maillon essentiel de notre République.
MORALISER LA VIE PUBLIQUE
- Supprimer les privilèges et avantages indus des anciens présidents et autres élus.
- Imposer un casier judiciaire vierge obligatoire pour tous les élus.
- Diminuer le nombre de parlementaires et réduire leurs indemnités de 25 % :
- Passer de 577 à 500 députés.
- Passer de 348 à 300 sénateurs.
- Simplifier le mille-feuille territorial en supprimant les régions et en revenant au couple commune-département. Les projets et investissements importants (transports, universités) seront coordonnés par le préfet de région, en concertation avec les présidents et les préfets de département.
- Supprimer le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
- Mettre en place un statut de l’élu, incluant une formation à l’exercice du mandat, une garantie de retour à l’emploi et une garantie de retraite pour les salariés du secteur privé souhaitant s’investir dans la vie publique. Cette mesure contribuera à renouveler la classe politique.
- Rémunérer les élus des assemblées en fonction de leur présence effective.
Fourchette : −1,1 à 2,8 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose d'instaurer un référendum d'initiative citoyenne dès un million de soutiens, de revenir au septennat avec référendum révocatoire et de sortir de l'Union européenne. Il prévoit aussi de réduire le nombre de parlementaires, de supprimer les régions et le CESE.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Territoires
Automobilistes et Motards
+13,4 Md€ / ancoûtLe constat
Les gouvernements de la présidence Macron n’ont cessé de harceler les automobilistes et les motards avec des réglementations tatillonnes sans jamais prendre en compte leur avis. Pire, de nombreuses décisions ubuesques augmentent les bouchons et, de fait, la pollution. Il faut aussi cesser d’opposer artificiellement automobilistes, motards, usagers des transports en commun, cyclistes et piétons. Cette manie de diviser les Français autour de leur moyen de transport provoque des tensions absurdes. Enfin, n’oublions pas que l’utilisation de la voiture est le seul moyen d’accès à l’emploi et aux services publics et essentiels pour des millions de nos concitoyens qui vivent en zone rurale.
Dans ce contexte, Debout la France veut :
- Mettre fin aux péages et au matraquage fiscal
- Défendre la liberté de circulation partout sur le territoire
- Sauver l’industrie automobile française menacée de disparition
Nos 16 mesures
METTRE FIN AU MATRAQUAGE FISCAL
- Financer la moitié du coût du permis de conduire en échange d’un travail d’intérêt général dans une collectivité, comme cela fonctionne depuis des années à Yerres, en Essonne.
- Renationaliser les autoroutes (qui réalisent des bénéfices de l’ordre de 4 milliards d’euros par an) par une reprise de la gestion des autoroutes sans verser aucune indemnité, stopper les hausses des péages, les supprimer à l’horizon 2030 et financer l’entretien du réseau par une taxe sur les camions étrangers empruntant le réseau autoroutier français.
- Les sociétés autoroutières ont réalisé un bénéfice de 33,5 milliards d’€ sur la période 2006-2019 (alors qu’elles avaient racheté les autoroutes pour 14,8 milliards d’€ en 2006). Les sociétés d’autoroutes ont touché une rente indécente pendant plus de 15 ans. Elles ne peuvent invoquer un manque à gagner si la gestion leur est reprise. C’est le sens de l’avis n° 389520 rendu le 5 février 2015 par la section des travaux publics du Conseil d’État relatif aux marges dont dispose l’État pour assurer une meilleure prise en compte de l’intérêt public dans l’équilibre des concessions autoroutières. Il écrit à propos d’une résiliation anticipée de ces concessions que « si les investissements étaient amortis et si aucun manque à gagner n’était constaté, une indemnisation ne serait pas nécessaire ».
- Supprimer la TVA sur la TICPE (suppression de la taxe sur la taxe) afin de faire baisser le prix du carburant et de rendre ainsi du pouvoir d’achat aux Français.
- Suppression du permis à points qui est une usine à gaz (comme en Belgique ou en Suède), tout en luttant contre les vrais chauffards qui roulent sans permis avec des sanctions pénales fortes.
- Sanctuariser le permis à vie en mettant fin à la directive européenne qui institue une visite médicale obligatoire tous les 15 ans.
- Alléger l’obligation du contrôle technique.
DÉFENDRE LA LIBERTÉ DE CIRCULATION PARTOUT SUR LE TERRITOIRE
- Acter la suppression définitive des zones à faibles émissions. Ces ZFE sont en réalité des zones d’exclusion des automobilistes visant à empêcher 70 % de nos compatriotes conducteurs (exclusion des véhicules classés Crit’Air 3 ou plus) d’entrer dans les grandes villes.
- Revenir aux 90 km/h sur les routes départementales
- Rendre gratuites les autoroutes autour de l’Île-de-France (et favoriser ainsi son contournement) afin de limiter le trafic des poids lourds qui utilisent et saturent le réseau routier francilien pour se rendre dans d’autres régions.
- Interdire totalement la circulation des poids lourds sur les autoroutes de 7 h à 22 h les jours de grandes affluences (départ et retour de vacances/week-ends prolongés) afin de lutter contre les bouchons provoqués par les camions en transit.
- Réaliser les aménagements nécessaires sur les réseaux routiers et combler notamment les nids-de-poule, extrêmement dangereux pour les motards.
- Développer le transport par voie ferrée (ferroutage) pour réduire le trafic des camions et réduire la pollution.
SAUVER L’INDUSTRIE AUTOMOBILE FRANÇAISE MENACÉE DE DISPARITION
- Supprimer l’interdiction des véhicules thermiques à l’horizon 2035 imposée par l’UE.
- Informer les acheteurs de la part du « fabriqué en France » des automobiles.
- Supprimer la taxe sur les véhicules de société produits en France.
- Mettre en place des droits de douane élevés sur les importations de véhicules extra-européens comme l’ont fait les États-Unis pour défendre leur marché.
Fourchette : 10 à 18,5 Md€ par an · plein effet en 2031 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de renationaliser les autoroutes sans indemnité, de supprimer les péages d'ici 2030, le permis à points et les ZFE, et de revenir aux 90 km/h. Il veut aussi abandonner l'interdiction des moteurs thermiques en 2035 et taxer les voitures non européennes importées.
« Renationaliser les autoroutes (qui réalisent des bénéfices de l’ordre de 4 milliards d’euros par an) »
Voir la source du chiffrage (site externe)Équilibre du territoire
+3,1 Md€ / ancoûtLe constat
Le général De Gaulle écrivait dans ses « Mémoires de guerre et d’espoir » :
« La France vient du fond des âges. Les siècles l’appellent. Mais elle demeure elle-même au long du temps. Ses limites peuvent se modifier, sans que change le relief, le climat, les fleuves, les mers qui la marquent à jamais. »
Nos paysages, nos villages, notre ruralité sont l’une des plus grandes richesses de notre Nation. Ce lien charnel entre les Français et leurs terroirs est aujourd’hui menacé par une métropolisation effrénée et par un abandon du monde rural. Or, la ruralité, c’est un tiers de la population française (33 %), c’est la moitié du territoire national (52 %), c’est 91,5 % des communes de France.
Aujourd’hui, face à des métropoles régionales biens reliées à Paris qui concentrent non seulement les investissements publics et privés, mais aussi les richesses et les emplois, des milliers de communes rurales et des dizaines de départements, alors qu’ils renferment des potentialités fortes, sont complètement abandonnés, pris dans un cercle vicieux de fermeture de services publics et d’entreprises, ainsi que du départ des jeunes. Les grands services publics eux-mêmes, sous la pression de la concurrence mortifère imposée par Bruxelles, ont accepté de détruire les principes fondamentaux de l’équilibre territorial et de péréquation financière accélérant le processus de concentration métropolitaine et d’empilement de nos compatriotes au détriment du reste du territoire. Les inégalités territoriales n’ont jamais été aussi fortes en France.
Peut-on accepter, de laisser de côté un peu plus de 20 millions de Français qui veulent tout simplement vivre chez eux et mettre en valeur leur terroir pour le plus grand bien de notre pays ? Non !
Notre ruralité, loin de constituer un problème, est bien au contraire la solution d’un développement harmonieux de notre pays. Il n’y aucune fatalité !
La preuve en est que dès la fin de la guerre, la mise en place de la délégation à l’aménagement du territoire (DATAR) et son action résolue ont permis à la France du général De Gaulle, à celle des « trente glorieuses », d’atténuer la célèbre dichotomie entre « Paris et le désert Français », de retrouver une harmonie territoriale et d’offrir des perspectives pour tous et où que l’on ait pu se trouver dans le pays. La démonstration a donc déjà été faite que l’action politique volontaire, cohérente et durable peut et doit corriger les déséquilibres territoriaux. Mais, hélas, cette politique a par la suite été abandonnée pour laisser place à une forme « d’organisation désorganisée ». Et depuis, le processus n’a cessé de s’accélérer pour aboutir à la situation que nous connaissons désormais.
Il est aujourd’hui évident que les récentes redéfinitions des compétences des collectivités se sont révélées catastrophiques :
- Les prérogatives des communes, des départements, et même de l’État pour certaines d’entre elles, ont été transférées respectivement aux intercommunalités, aux régions et à l’Union Européenne au détriment de la compréhension et surtout de la capacité d’action démocratique du citoyen.
- Les petites et moyennes communes ont particulièrement souffert de ces transferts qui ont complexifié notablement l’organisation territoriale, notamment en ôtant leurs responsabilités aux élus du terrain, les maires, et en affaiblissant leur capacité d’action ainsi que leurs marges de manœuvre.
- Aujourd’hui, enfin, face à la fusion des intercommunalités, à la création de structures multiples, à une intégration toujours plus grande, à des transferts obligatoires de compétences, à un éloignement des centres de décisions du terrain, les maires ruraux, sont devenus les premières victimes de ces transformations. Ils sont le plus souvent confrontés à une forme de paralysie générale dans l’action publique, chaque strate du surabondant mille-feuille territorial étant amenée, le plus souvent, à se défausser sur une autre strate.
À cette organisation nouvelle s’est ajoutée la réduction des dotations de l’État, vitales au fonctionnement des communes, petites et moyennes, et dans le même temps la multiplication des réglementations, toujours plus complexes, auxquelles les élus de proximité n’ont pas toujours les moyens de répondre et face auxquelles, ils se trouvent souvent désarmés. De surcroît, les réformes fiscales qui ont accompagné ces transformations, suppression de la TP puis de la TH, ont privé les communes de leurs leviers d’action et de leurs marges de manœuvre.
Privés des moyens nécessaires, souvent isolés, dépossédés, les maires, acteurs clé, sont de plus en plus impuissants à agir sur le terrain et voient leur autorité et leur prestige constamment rognés. Ils font face à une colère de leurs administrés, qui, soit ne reconnaissent plus leur autorité, soit sont perdus dans des méandres administratifs, de plus en plus inquiets, et hélas, parfois, de façon inadmissible, de plus en plus violents à leur encontre, à tel point que beaucoup d’élus sont désormais tentés d’abandonner en cours de mandat face à une tâche devenue insurmontable. Dans le même temps, et contrairement à ce qui était annoncé, les structures nouvellement créées ont entraîné une fuite en avant des dépenses publiques, sans pour autant améliorer la qualité des services rendus aux français, comme le révèle d’ailleurs régulièrement la Cour des Comptes.
Enfin, et surtout, l’émergence des « super-régions », en plus de nier les réelles identités territoriales ou locales, a provoqué un affaiblissement induit des capacités de l’État à agir au plus près, sur le territoire, en lui opposant des structures coûteuses, pas toujours cohérentes et capables d’aller à rebours des politiques nationales. Ces régions surdimensionnées, et éloignées des réalités du terrain ont récupéré des compétences nouvelles, privant par-là les conseils départementaux de leur clause de compétence générale et de leur capacité d’action au plus près d’un terrain qu’ils connaissaient pourtant, en les transformant en simples guichets sociaux.
Alors, oui, le bon sens et l’intérêt du pays tout entier doivent permettre utilement de n’oublier personne et de ne mépriser aucun lieu. Parce que notre principe même est celui d’être un État unitaire, avec les même droits et les mêmes possibilités pour chacun, parce que nous croyons en l’égalité de tous nos compatriotes, qu’ils naissent dans un petit village du cantal, en Martinique, dans un bourg alsacien ou dans une banlieue de Seine-Saint-Denis, nous voulons leur offrir le même service public, la même chance pour demain, la même capacité à se réaliser comme citoyen Français.
Aujourd’hui, le choix qui se pose à nous est donc simple : voulons-nous laisser se continuer cet abandon, ce laisser aller incohérent d’une partie non négligeable du territoire national ou voulons-nous nous donner les moyens d’inverser la tendance et ainsi lui redonner vie ?
Si la réponse est oui, cette action nationale passe absolument par quatre changements majeurs :
- Mettre fin au mille-feuille territorial
- Réduire de moitié les normes
- Rétablir avec justice les dotations de l’État
- Garantir l’égalité entre les ruraux et les urbains
Nos 25 mesures
METTRE FIN AU MILLE-FEUILLE TERRITORIAL
- Consacrer la commune avec sa clause de compétence générale comme cellule de base de notre République et en redonner sa vraie place au couple commune/département qui redeviendra l’interlocuteur privilégié de l’État.
- Redonner au département sa clause de compétence générale, c’est-à-dire sa capacité d’action et de coordination, en liaison avec l’État, au plus proche du terrain et des citoyens.
- Supprimer les grandes régions désincarnées et les conseils régionaux. Leurs compétences seront réparties entre les départements et l’État.
- Mettre un terme non seulement à la dérive de création de collectivités à statut particulier qui mine, à terme, le caractère unitaire du pays définit par l’article premier de la Constitution, « La France est une République indivisible », mais aussi la nécessaire cohésion nationale.
- Renforcer l’autorité et améliorer le statut des maires et des élus municipaux (indemnités, renforcement des pouvoirs de police, protection fonctionnelle en cas de menaces et d’agressions).
- Revoir la loi NOTRe afin de rétablir la liberté de choix des communes pour appartenir à des intercommunalités, elles-mêmes redéfinies autour de projets concrets. Annuler notamment le transfert obligatoire de la compétence « eau » aux intercommunalités. L’objectif est d’en finir avec les multiples intercommunalités tentaculaires, sources de confusion, de gaspillage d’argent public et créant un véritable déficit démocratique.
- Interdire les fusions forcées d’intercommunalités et exiger l’accord des Conseils municipaux concernés pour intégrer des regroupements qui devront correspondre à des bassins de vie que seuls les élus locaux sont capables d’apprécier.
- Maintenir un seuil minimum de représentation au sein des Conseils communautaires nouvelle formule pour les petites communes sous-représentées aujourd’hui, puisque l’on prend aujourd’hui seulement en compte le nombre d’habitants.
- Permettre sur la seule base du volontariat la fusion des communes et la fusion des départements grâce à une augmentation significative des dotations de l’État.
RÉDUIRE DE MOITIÉ LES NORMES
- Donner aux communes plus de liberté dans la définition des zones de constructibilité des PLU et PLUI, notamment en instituant un moratoire sur les dispositions ZAN (Zéro Artificialisation Nette) de la loi « Climat et résilience ». Cela permettra aux communes rurales et aux villes moyennes de construire en continuité urbaine. Cette liberté retrouvée des maires facilitera l’installation de nouveaux habitants et de nouvelles activités économiques, afin d’éviter la désertification du territoire.
- Alléger les normes qui empoisonnent le quotidien des maires et dissoudre l’Office Français de la Biodiversité (OFB), en rattachant ses fonctionnaires directement aux préfectures.
- Délocaliser des villes préfectures et sous-préfectures, les administrations nationales et régionales dont la présence n’est pas nécessaire dans les métropoles, qui aujourd’hui absorbent la quasi-totalité des crédits publics.
RÉPARTIR AVEC JUSTICE LES DOTATIONS DE L’ÉTAT
- Revaloriser les dotations de fonctionnement pour les communes de moins de 5 000 habitants en concentrant l’effort sur celles de moins de 1 000, qui ne peuvent plus entretenir leur patrimoine. Les crédits nécessaires proviendront d’une partie de la suppression des frais de fonctionnement des conseils régionaux.
- Revoir la fiscalité locale pour rétablir l’autonomie et la responsabilité financière des collectivités. La fin du mille-feuille et la nouvelle articulation de l’organisation territoriale française autour de la commune et du département devront donner lieu à une loi d’orientation concertée avec les associations d’élus.
- Augmenter la Taxe sur les grandes surfaces commerciales (TASCOM) et reverser le produit fiscal à un fond d’aide à l’installation de commerces de proximité en zone rurale.
- Rétablir l’autorisation pour la création de surfaces commerciales supérieures à 1000 m² dont la multiplication a détruit le commerce de proximité.
- Créer un fond de sauvegarde du patrimoine rural qui ouvrirait une déduction fiscale de 66%, dans une limite de 7 500 €, pour les dons aux communes de moins de 1000 habitants. Ce fond permettra notamment de restaurer les petites églises menacées de ruine.
GARANTIR L’ÉGALITÉ ENTRE LES RURAUX ET LES URBAINS
- Arrêt immédiat des fermetures de maternités et réouverture de lits d’hôpitaux dans les départements qui ont été sacrifiés. Faire en sorte que chaque français dispose d’un hôpital à moins de 45 minutes en voiture, doté d’un service d’urgence, d’un scanner et d’un IRM.
- Supprimer les Agences Régionales de Santé et répartir leurs compétences entre les directions départementales de la santé et le ministère compétent.
- Créer une bourse pour les étudiants en médecine, pour mettre fin aux déserts médicaux, en échange de laquelle, ils s’engageront à s’installer dans une zone sous-dotée pendant leurs trois premières années. Diminuer fortement les cotisations sociales des médecins qui acceptent de s’installer dans les déserts médicaux.
- Améliorer le réseau des Maisons France Service, notamment par l’ouverture d’une maison dans chaque préfecture et sous-préfecture.
- Garantir l’accès à la téléphonie mobile (suppression des zones blanches) et au très haut débit sur l’ensemble du territoire sans aucune exception. Reprendre le contrôle sur les opérateurs en imposant de lourdes pénalités financières à ceux qui ne respectent pas leurs engagements d’implantation et de bon fonctionnement des réseaux.
- Maintenir et rénover le réseau ferroviaire traditionnel qui irrigue l’ensemble de nos territoires et supprimer l’ouverture à une concurrence faussée qui empêche toute péréquation tarifaire et menace, à terme, les lignes non rentables. Ce sont les quelques lignes très rentables (Paris-Lyon, Paris-Lille) qui permettent à la SNCF de financer la desserte de la plupart des villes moyennes.
- Mettre un terme au regroupement pédagogique excessif, qui entraîne la fermeture mécanique de classes dans les petites communes et allonge de manière démesurée, coûteuse et dangereuse les temps de transport des jeunes enfants.
- Stopper les projets éoliens qui produisent une énergie intermittente pour un coût faramineux (9 milliards d’euros en 2025) et défigurent nos campagnes et nos littoraux.
Fourchette : 1,5 à 6,5 Md€ par an · plein effet en 2033 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de supprimer les conseils régionaux au profit des départements et de l'État, de réduire de moitié les normes et de revaloriser les dotations des petites communes. Il prévoit aussi un hôpital à moins de 45 minutes pour chacun et l'arrêt des projets éoliens.
Voir la source du chiffrage (site externe)Outre-mer
+3 Md€ / ancoûtLe constat
Au sein de notre République une et indivisible, les Outremers occupent une place singulière liée à leur histoire et à leur éloignement. Alors qu’un très fort sentiment d’appartenance à la nation et qu’un lien indéfectible les unit à l’hexagone, les Ultramarins ont le sentiment d’être isolés, voire oubliés de leurs compatriotes de métropole. Le phénomène s’est accentué au cours des dernières années.
Mesurée à travers l’Indice de développement humain, la dynamique de rattrapage avec l’Hexagone est en panne depuis le début des années 2000, notamment en matière d’éducation et de santé. La crise du COVID a ainsi durement frappé les ultra-marins qui a probablement encore plus souffert de l’incurie de l’Etat que la métropole.
2027 doit être l’occasion d’une alternance qui verra un Etat investir franchement dans les DOM COM et surtout prendre conscience que les territoires ultra-marins sont un atout considérable pour notre pays.
La France ne doit plus en effet être réduite au dessin d’un hexagone étriqué de 550 000 Km2, quand la réalité est celle d’un pays archipélagique de plus de 11 millions de Km2 sur les deux hémisphères, avec 500 îles sur tous les océans. L’erreur géographique de représenter la France comme la simple extrémité occidentale de la masse eurasiatique entraîne la carence stratégique d’aujourd’hui. On parle ainsi du couple franco‐allemand, de l’économie allemande… Mais la France a 30 pays voisins dans le monde. Ils s’appellent par exemple, en Nouvelle Calédonie et en Terre Adélie, l’Australie, en Guyane le Brésil, à Clipperton le Mexique ou à St Pierre et Miquelon le Canada. Enlevons nos œillères et protégeons enfon notre territoire !
C’est à ce titre que nous nous opposons aux forces centrifuges si dangereuses pour notre nation et aux projets d’indépendance agités par des minorités agressives, notamment en Nouvelle-Calédonie.
C’est à ce titre que les richesses des outre-mer (leurs espaces maritimes, leurs richesses naturelles, leur culture…) sont des leviers qui doivent permettre de dépasser les handicaps géographiques et qu’il faut s’appuyer sur les secteurs productifs et touristiques pour développer l’emploi.
Notre projet propose de mettre en place la continuité territoriale, de valoriser l’ensemble des Outremers et d’accomplir un effort considérable en matière d’emploi, d’éducation et de santé.
Des situations économiques, sociales et institutionnelles contrastées mais des retards de développement liés à une problématique commune : l’isolement.
L’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui les territoires français d’Outre-mer est à l’image de leur double isolement vis-à-vis de l’Hexagone et de leur environnement régional qui les prive de s’inscrire pleinement dans les échanges commerciaux nationaux et européens. Leur intégration économique dans leur environnement régional est faible du fait de la petite taille de leurs marchés – elles ne favorisent pas les économies d’échelle et la compétitivité des entreprises – et de la nécessité de les protéger de la concurrence des pays voisins, inégale sur le plan social et fiscal.
Alors que la croissance des transferts publics qui accompagnait l’objectif de l’égalité sociale s’est épuisée et n’est plus un moteur pour le développement économique et social, sortir de l’isolement devient pour les départements d’Outre-mer un enjeu aussi prégnant que pour les collectivités d’outre-mer et confronte de nouveaux les DOM COM à des choix politiques et stratégiques concernant leur avenir.
Pour sortir de l’isolement, les Ultramarins doivent porter le projet de tirer leur environnement régional vers le haut
L’impasse de l’isolement nourrit progressivement et insidieusement le sentiment que la citoyenneté française piège les Ultramarins en les empêchant de se développer dans leur environnement régional.
Il convient de s’appuyer sur les atouts que procure l’appartenance à la France et à l’Europe pour développer la coopération et les échanges avec les pays voisins.
Dans cette perspective, l’enjeu pour les DOM COM est de renforcer simultanément l’intégration régionale et l’intégration à l’ensemble national et européen, à partir de deux leviers : la construction d’une véritable continuité territoriale avec l’Hexagone et un investissement massif dans la valorisation des océans que nous partageons avec les pays voisins de nos départements et collectivités d’Outre-mer. La mise en œuvre d’une véritable continuité territoriale doit permettre une libre circulation des biens et des personnes entre l’Hexagone et l’Outre-mer. Il s’agit de mettre en concurrence les transporteurs et de compenser de manière pérenne et pour tous le handicap de la distance.
L’investissement dans la valorisation des océans doit permettre de faire émerger les filières d’avenir qui répondront aux besoins nouveaux en énergie, en nourriture et en médicaments accompagnant la croissance démographique mondiale et le vieillissement de la population. Il y a aussi un enjeu majeur pour la France : se donner un projet alternatif à la construction de l’Union européenne actuelle dans laquelle notre pays est enlisé. Dans cette perspective, faire connaitre et reconnaitre l’Outre-mer français, améliorer et promouvoir son image, sont aussi des objectifs primordiaux.
Du point de vue des départements et des collectivités d’outre-mer, l’enjeu de la poursuite du rattrapage économique et social exige de rompre l’isolement qui résulte de l’éloignement d’avec l’Hexagone et de la différence de modèle politique, économique et social qui les distingue de leur environnement régional. Du point de vue national, valoriser le potentiel humain et le patrimoine naturel et maritime des départements et des collectivités d’outre-mer est un enjeu essentiel pour relever les défis posés au plan mondial par la croissance démographique et le vieillissement de la population. La réponse à ces deux enjeux passe par un nouveau projet pour l’Outre-mer, articulé autour de cinq objectifs stratégiques :
- Valoriser la place de l’Outre-mer dans l’ensemble national,
- Déployer une véritable continuité territoriale avec l’Hexagone
- Rattraper les retards éducatifs et sanitaires,
Voir les 2 autres points de la proposition
- Engager et favoriser les investissements structurants pour l’avenir, l’activité et l’emploi,
- Sécuriser et développer les relations et le partenariat avec l’environnement régional
Nos 23 mesures
Valoriser la place de l’Outre-mer dans l’ensemble national
- Pérenniser le ministère de la Mer et des Outre-mer
- pour renforcer la visibilité, la préservation et le rayonnement de ces territoires et en faire le pivot de la politique nationale de valorisation économique, écologique et technologique des océans. Symboliquement, celui ou celle qui en aura la charge obtiendra le titre de « Ministre d’État » – ce ne fut jamais le cas pour cette administration – , qui assure une prééminence protocolaire, après le Premier ministre, par rapport aux autres membres du gouvernement, marquant ainsi son importance.
- Définir et en mettre en œuvre une stratégie nationale de promotion des atouts des Outre-mer, pour développer l’économie de la mer, le tourisme, l’agriculture, et déployer une véritable continuité territoriale avec l’Hexagone.
- Inscrire dans le cahier des charges des chaînes de télévisions nationales publiques, un nombre d’heures obligatoires d’émissions aux heures de grande écoute, visant à améliorer la connaissance par la communauté nationale de l’Outre-mer.
- Augmenter dans les programmes scolaires la part des enseignements consacrés à l’Histoire et à la géographie des départements et des collectivités d’Outre-mer.
- Inclure les prévisions météorologiques des DOM COM dans toutes les météos des chaînes nationales
Déployer une véritable continuité territoriale avec l’Hexagone
- Améliorer la continuité territoriale en divisant par deux le prix des billets d’avion et plus largement le coût du transport entre l’Outre-mer et l’Hexagone, dans les deux sens et pour tous les ultra-marins
- Les aides au voyage proposées par L’Agence De l’Outre-Mer pour la Mobilité (LADOM) sont positives, mais restent insuffisantes * ladom.fr. Afin de parvenir à une réduction substantielle des coûts de transport, le dispositif déjà appliqué pour la Corse sera étendu à l’Outre-Mer. Il s’agit d’une juste égalité de traitement entre tous les territoires insulaires ou éloignés de l’Hexagone. Cette dotation ne sera pas figée. Elle sera amenée à évoluer en fonction du trafic et des efforts consentis par les compagnies aériennes et maritimes sur le plan des tarifs
- Réformer l’octroi de mer
- Le conserver quand il y a des productions locales.
- Le remplacer par une TVA pour les produits importés de l’Hexagone et de l’Union européenne ne concurrençant pas la production locale, pour stimuler la concurrence et faire baisser les prix. Cette TVA sera intégralement reversée aux Collectivités.
- Favoriser la concurrence dans la distribution afin de lutter contre la vie chère.
- Inclure les prévisions météorologique des DOM COM dans toutes les météos des chaînes nationales.
Lancer des plans de rattrapage aux niveaux éducatifs et sanitaires
- Remettre à niveau les réseaux d’eau potable et mettre en œuvre une vraie politique d’assainissement
- Engager un plan de construction et de rénovation des écoles primaires en partenariat avec les communes.
- Renforcer l’apprentissage du Français et les moyens de lutte contre l’illettrisme dans le cadre d’un partenariat rénové entre l’Education nationale et les structures de l’Education populaire, pour renforcer l’accompagnement des enfants en difficulté à l’école et dans leur milieu familial.
- Définir et mettre en œuvre, en lien avec les collectivités locales, un plan de rattrapage de l’encadrement médical pour atteindre les ratios hexagonaux
- Augmenter le nombre de places offertes par le service militaire adapté.
Engager et favoriser les investissements structurants pour l’avenir, l’activité et l’emploi
- Concentrer et renforcer la défiscalisation pour les investissements réalisés outre-mer
- dans les secteurs d’avenir ou moteurs en matière de développement économique et de création d’emplois : le logement (social, intermédiaire et libre), les technologies de l’information et de la communication (renforcement des réseaux et créations de logiciels), le tourisme (construction et rénovation de chambres, équipements productifs), les énergies renouvelables, la pêche, la recherche-développement privée visant à valoriser la biodiversité marine.
- Déployer un plan public d’installation de panneaux photovoltaïques sur l’ensemble des bâtiments et équipements publics, en lien avec les collectivités territoriales
- Créer un fonds en faveur des investissements touristiques des communes souhaitant développer des équipements favorisant le développement touristique (création et aménagement de zones d’activités à vocation touristique…).
- Doter la marine nationale des moyens nécessaires à la surveillance des zones économiques exclusives et à l’arraisonnement des pirates.
- Augmenter la surface des Aires Marines Protégées (AMP)
- cette source de beautés et de richesses doit être préservée et étudiée. C’est une nécessité écologique et économique, dont la fin est le développement durable d’activités. Couvrant d’ores et déjà 23,5% des eaux françaises, il faut en augmenter encore l’étendue et en renforcer le niveau de protection. mer.gouv.fr
- Engager un programme national de recherche-développement publique visant à identifier les gisements de création de richesse à partir de la biodiversité marine et à définir des objectifs et des plans de valorisation public-privé.
Sécuriser et développer les relations et le partenariat avec l’environnement régional
- Renforcer le contrôle aux frontières, notamment en Guyane et à Mayotte, en vue d’améliorer la lutte contre l’immigration illégale et les trafics de stupéfiant comme de minerais en Guyane.
- Obtenir la reconnaissance par les Comores de la souveraineté française sur Mayotte et la participation de Mayotte aux instances de la Commission de l’océan Indien (COI).
- Participer la mise en place d’un Erasmus indianocéanique
- avec l’ensemble des partenaires de la COI (Madagascar, l’Union des Comores, les Seychelles), dont la France fait partie (pour la Réunion et demain pour Mayotte). L’ambition de ce projet est de faire dialoguer des populations de territoires liés par l’histoire et les échanges économiques, en créant un pôle régional d’excellence.
- Définir et déployer en partenariat avec les pays limitrophe
- Des programmes de protection et de prévention des fléaux sanitaires (un par bassin),
- Des programmes de développement et de valorisation de la Francophonie (un par bassin),
- Des programmes de protection et de valorisation mutuelle des ressources halieutiques et de la biodiversité marine (un par bassin).
- Dégeler le corps électoral en Nouvelle-Calédonie pour mettre fin à la ségrégation démocratique.
Fourchette : 1,5 à 4,8 Md€ par an · plein effet en 2033 · Estimation SensPo · confiance faible
Analyse SensPo, en résumé
Le parti propose de diviser par deux le coût du transport entre l'Outre-mer et l'Hexagone, de réformer l'octroi de mer et de lancer des plans de rattrapage en éducation et en santé. Il prévoit un ministre d'État de la Mer et des Outre-mer et un contrôle renforcé des frontières.
Politique de la mer
+0,7 Md€ / ancoûtLe constat
Le navigateur britannique Walter Raleigh disait que « Quiconque contrôle la mer contrôle le commerce ».
Quelques chiffres témoignent de la véracité accrue de ces propos à l’heure actuelle: Le transport maritime représente 90% du commerce mondial en volume, 80% en valeur :
- 11 milliards de tonnes de marchandises sont transportées chaque année.
- 400 millions de personnes tirent leurs revenus de la pêche.
- 80% des habitants de la planète (5,6 milliards d’individus) vivent à moins de 100 km des côtes.
- Les ressources off-shore contribuent pour 30% de la production gazière et 27% de la production pétrolière.
Le poids du transport maritime est encore plus prégnant dans un contexte de réouverture des économies en Europe et aux Etats-Unis induit une forte hausse des importations en provenance d’Asie pour ces deux régions, qui soutient fortement le commerce mondial en volume. A la hausse de la demande, s’ajoute la nécessité pour les entreprises de reconstituer leurs stocks, en grande partie épuisés l’an dernier lorsque les échanges ont été quasiment mis à l’arrêt par la pandémie.
Forte du premier espace maritime mondial en superficie (11,7 millions de km²), la France dispose de tous les atouts territoriaux, industriels et technologiques pour devenir une puissance maritime clef du XXIe siècle. Elle est dotée de deux ports de calibre international, Le Havre et Marseille. Elle dispose déjà de fleurons industriels qui jouent un rôle prépondérant à l’échelle du monde : Véolia et Suez détiennent 20% des parts du marché mondial de la désalinisation de l’eau. L’économie de la mer représente en France 92 milliards de chiffre d’affaires par an et concerne plus de 360 000 emplois directs.
L’exploitation des ressources minérales profondes entre en phase industrielle et les mers apparaissent tout à la fois comme un gisement de denrées alimentaires, d’énergies fossiles et renouvelables ainsi que d’innovations technologiques. La course aux ressources marines est amorcée et la compétition entre les États s’accélère, du Pacifique à Saint-Pierre-et-Miquelon en passant par la Guyane ou le canal du Mozambique.
Fernand Braudel écrivait « Il y avait au moins deux France, l’une maritime, vivante, souple, prise de plein fouet par l’essor économique du XVIII e siècle, mais qui est peu liée avec l’arrière-pays […], et l’autre, continentale, terrienne, conservatrice, habituée aux horizons locaux, inconsciente des avantages économiques d’un capitalisme international ». Il s’agit aujourd’hui de réconcilier ces deux France, pour que la première devienne un formidable levier industriel pour la seconde, un tremplin pour faire de la France une grande puissance au cœur de la mondialisation.
La gigantesque ZEE de la France reste à l’heure actuelle sous-exploitée, en raison du peu d’intérêt qui y a été porté jusqu’alors par les décideurs, de l’insuffisance de nos infrastructures portuaires, ferroviaires et fluviales et d’une absence de politique maritime d’envergure. De plus, la structure de notre empire maritime est en soi une difficulté : s’il est vaste par l’addition de ses surfaces, celles-ci sont morcelées et parfois inhabitées. Leur exploitation représenterait un investissement important qui n’est possible que dans le cadre d’une stratégie de grande ampleur. Notre ZEE est délimitée mais les ressources qu’elle renferme sont mal connues ; des vides juridiques toujours présents ont été source de conflits par le passé et représentent une menace encore pesante.
Une identité maritime mal intégrée à notre politique étrangère
Selon le livre blanc de la défense (2013 – dernier livre blanc publié sur le sujet), « la France a des intérêts globaux justifiant le maintien d’un réseau diplomatique étendu. Son positionnement politique dans le monde, les valeurs qu’elle défend, l’empreinte territoriale et maritime associée aux outre-mer, son rayonnement culturel particulier, confèrent à notre pays des intérêts sur tous les continents. »
Les partenariats que nous entretenons pour ces raisons sont nombreux, et le rôle que nous avons à jouer est considérable :
- Dans l’océan Indien, voie d’accès maritime vers l’Asie (75 % des exportations de l’UE y transitent), nous pouvons nous appuyer sur le Traité de coopération stratégique signé avec l’Inde en 1998 pour en faire un partenaire commercial et diplomatique de premier plan. Cette alliance est un atout pour nos entreprises exportatrices dans les secteurs de l’industrie, en particulier dans l’armement. Nous pensons qu’après 24 ans, réaffirmer notre alliance en actualisant ce traité serait appréciable.
- En Asie orientale et en Océanie, nous entretenons avec la Chine des relations particulières depuis la reconnaissance de la République populaire par le général de Gaulle. Elles avaient été confirmées en 1997 par la signature d’un partenariat global. Néanmoins, nos relations mériteraient d’être réexaminées à l’aune du déficit commercial qui ne cesse de se creuser. La France est également proche du Japon, 2 e partenaire commercial de la France en Asie.
- En Atlantique-sud, l’émergence des pays d’Amérique latine va dans le sens de la multi polarisation du monde, dont la France peut tirer parti. Nous pouvons compter, dans la région, sur le partenariat stratégique signé avec le Brésil en 2006.
- En Méditerranée, notre position est capitale dans une zone dont ¼ des pays du monde sont riverains
Une sous-exploitation de nos ressources maritimes
La France pourrait être la première puissance minière du XXIème siècle avec 25% des ressources mondiales de nickel rien qu’en Nouvelle‐Calédonie, et des réserves importantes de cuivre, fer, manganèse, zinc, nickel, de l’argent, du platine, du cadmium et des terres rares, contenus dans les nodules polymétalliques, les encroûtements cobaltifères et les sulfures hydrothermaux de l’ensemble de notre ZEE dont 97% est ultra marine. Nous avons aussi du pétrole dans l’archipel des Chesterfield à 500 Km au nord de la Nouvelle Calédonie et au large de la Guyane.
Dans nos eaux du Pacifique nord, chez nous à Clipperton, nous laissons les navires étrangers piller nos bancs de thons, sans aucun contrôle, puisque nous n’avons aucun navire, et sans prélever un droit ou une redevance de pêche.
La situation est pire encore dans les 2 millions de Km2 de notre ZEE des Kerguelen, des Crozet et de St Paul, au sud du Pacifique, dans nos terres australes. Là, des armadas de navires usines japonais et de tout l’extrême orient pillent les milliers de tonnes de légines et nos bancs de poissons, en massacrant aux passages les troupeaux de baleines et d’orques.
La production d’algue (30 millions de tonnes) est quasiment exclusivement réalisée en Asie. La Chine et l’Indonésie produisent ainsi plus de 10 millions de tonnes d’algues cultivées alors que l’Europe pèse à peine 1 % de la production et que la France se contente de 90 000 tonnes.
Notre production en algoculture est faible avec 1 % de la production d’algues en France. Il s’agit d’une activité d’appoint pour quelques entreprises (complément à une activité de récolte, activité autre de la filière algues, pêche ou conchyliculture), à l’inverse de la situation mondiale où 93 % de la production sont issus de l’algoculture. Les entreprises sont des TPE ou dépassent à peine les 10 salariés.
Il est nécessaire de structurer la filière française dans ce domaine pour créer un secteur industriel et développer réellement une économie durable. En consacrant leurs recherches et leurs investissements dans une des nombreuses techniques d’extraction d’énergie maritime, l’État et les entreprises principales du secteur, bénéficieraient d’avances technologiques et commerciales inégalables.
Pour ce faire, la France dispose non seulement d’acteurs industriels majeurs, mais d’un territoire maritime propice à l’expérimentation et à l’utilisation de ces nouvelles technologies.
2,4 milliards de personnes manquent d’accès à l’eau propre et, en 2020, 1,8 milliards d’entre elles vivront en pénurie absolue d’eau, ce qui augure un risque accru de migrations de masse et de conflits pouvant déstabiliser des régions entières. Pourtant, la population mondiale ne cesse d’augmenter. Pour nourrir les 9 milliards d’homme qui peupleront la Terre en 2050, la production agricole devra augmenter de 60% pour une croissance de 15% de l’exploitation des ressources d’eau. Et ces enjeux ne concernent
pas seulement les pays en voie de développement : des situations de stress hydrique sont à prévoir dans des pays comme les États-Unis et l’Espagne. Fournir de l’eau propre est donc un des enjeux cruciaux de ce XXI e siècle et, là encore, la France pourrait jouer un rôle majeur, rôle qu’elle est en mesure technologique de tenir. Notre pays est en effet un leader technologique du dessalement de l’eau (les usines de dessalement offshore ont montré leur viabilité : en Israël, plus de 40% de l’eau potable est fournie par des usines de dessalement).
Des infrastructures portuaires insuffisantes
L’intégration économique européenne et sa logique de spécialisation à l’échelle du continent, avec concentration du fret maritime dans quelques ports géants d’Europe du Nord – 2/3 des conteneurs qui passent par la France viennent de ports communautaires comme Hambourg, Rotterdam et Anvers (de fait, premier port français) – se fait au détriment des infrastructures, du tissu industriel et des ports français. Le corridor de fret européen n°2 qui relie Rotterdam, Anvers, Bâle et Lyon, ignore Dunkerque et Le Havre. La façade atlantique nord-ouest de la France est donc mal intégrée aux grands axes de communication européens.
Le plastique : un attentat contre l’océan
Le drame des plastiques appelle une réponse internationale pour laquelle la France doit faire jouer toute son influence. Les mers sont devenues les poubelles de nos inconséquences : 9,5 millions de tonnes de plastique y sont déversées chaque année, principalement par 5 pays, la Chine, l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines et le Vietnam. Un accord international sur le plastique constitue une nécessité vitale.
En outre, la question cruciale du statut de la haute mer fait l’objet de négociations connues sous le nom de BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction). Ces négociations doivent aboutir au plus vite pour que la haute mer soit protégée en tant que patrimoine commun de l’humanité.
Nos 30 mesures
Créer un cadre administratif et institutionnel intégré à une stratégie maritime nationale
- Créer un grand ministère de la Mer et de l’Outre-mer
- Il regrouperait les services de l’État et les structures publiques tant maritimes qu’ultra-marines du pays avec un cadre politique fort lui permettant de transcender les clivages et les corporatismes.
- Lancer un grand projet d’exploration et d’inventaire de la ZEE
- Pour permettre une évaluation des ressources présentes et définir son potentiel industriel. Les efforts de l’Ifremer doivent se joindre à ceux de la Marine nationale pour l’exploration de certaines zones en priorité celles dont le potentiel est le plus prometteur.
- Définir un « plan Mer »
- Qui reprendrait notamment les préconisations du rapport parlementaire Ramlati Ali / Dupont Aignan sur la pollution des océans, et les travaux du Grenelle de la mer en y rajoutant un chapitre sur l'économie (surtout celle des DOM et COM). L’État doit mener une politique de souveraineté en assurant une présence humaine permanente dans nos territoires et îles inhabités pour y disposer de stations scientifiques et environnementales en associant pouvoirs publics, entreprises voire certaines ONG. Ce plan prendra en considération particulièrement l’absolue nécessité de développer une économie durable de la mer, de défendre et de développer notre compétence, nos traditions et notre savoir-faire en matière de construction navale une en la rendant innovante et compétitive. Il assurera la mutation du transport maritime grâce à un aménagement du territoire et la transformation des ports.
- Sensibiliser les Français dès l’enfance à la dimension planétaire et maritime de la France et non simplement hexagonale en modifiant les programmes scolaires.
Mener une politique étrangère tournée vers nos espaces maritimes prenant en compte la dimension mondiale de la France
- Redonner à notre marine nationale les moyens d’une véritable politique concernant la ZEE
- Concrètement, cela signifie la construction rapide de patrouilleurs (pour protéger du pillage nos richesses halieutiques, biologiques et fonds marins) et de navires mutualisés, multi missions, appelés B2M (pour renforcer les moyens de l’Administration des Douanes, des affaires maritimes et de l’agence des aires marines protégées).
- Promouvoir nos intérêts et nos connaissances dans le domaine maritime
- Affirmer notre action internationale et la place de la France dans les instances internationales. Ainsi nous devons mener une politique cohérente en Méditerranée (pour une mer plus propre et plus sûre), en Arctique (pour avoir une voie qui compte au comité de surveillance de l’Arctique où nous sommes observateurs), en Amérique (nous avons cédé des zones de pêches riches en thon au Mexique par désintérêt), notamment dans les Caraïbes et dans l’Antarctique où nous possédons des bases scientifiques, en Afrique où l’aide au développement et les coopérations publiques et privées doivent être renforcées notamment en raison du manque d’eau et la cherté des produits alimentaires.
Exploiter nos immenses ressources maritimes pour redevenir un compétiteur économique mondial de premier ordre
- Développer la recherche et la production dans les domaines des technologies marines et sous-marines
- Cultiver les ressources de la mer : les algues ont aussi une valeur nourricière et médicale.
- Reprendre l’exploitation de terres rares, abandonnée dans les années 1980 en posant un cadre écologique strict
- La Chine a le quasi-monopole de la production de terres rares alors qu’elle ne possède que le tiers des ressources mondiales. Notre souveraineté industrielle, notamment dans les technologies de pointe, en dépend. En parallèle, initier des campagnes interétatiques et internationales de recherche des nodules polymétalliques.
- Favoriser et soutenir la recherche et le développement dans les énergies marines renouvelables (EMR)
- L’hydrolien, l’houlomoteur, la pression osmotique (pour la désalinisation) et l’énergie thermique des mers.
- Favoriser l’investissement dans la recherche et la production biologique marine (santé, nourriture)
Rattraper d’urgence notre retard en matière de fret et d’infrastructures portuaires et fluviales et se servir de l’économie de la mer pour réindustrialiser la France
Disposer de grands ports est un élément de souveraineté essentiel, un atout majeur de compétitivité, d’innovation et de création d’emplois. La recherche liée aux problématiques maritimes se fait principalement dans les villes portuaires en raison des partenariats entre les entreprises dont l’activité économique est liée à la mer et les institutions éducatives locales. Selon un rapport de l’OCDE, la compétitivité et l’attractivité des ports sont déterminées par cinq composantes principales :
- La connectivité des ports à l’échelle nationale et internationale.
- Des stratégies à long terme fondées sur la flexibilité et une approche imaginative plutôt que technocratique, approche adaptée à la configuration régionale de chacun des ports concernés.
- De fortes connexions avec l’arrière-pays.
- Des opérations portuaires efficaces et une logistique adaptée.
- La sensibilisation de l’opinion publique et des acteurs locaux.
Développer le fret fluvial afin de mieux relier les ports entre eux et aux grandes villes
- Inciter à l’aménagement des quais fluviaux :
- un des obstacles majeurs au développement du transport fluvial est la faible disponibilité de la place à quai.
- Poursuivre et relancer les projets à l’étude de connexions fluviales
Chercher les moyens de faire de la France une des portes d’entrée portuaire majeure de l’Europe
- Augmenter la connectivité des ports par la multiplication de partenariats intra et internationaux
- Un volet maritime peut être intégré au plan de partenariat avec l’Afrique associant diplomatie et entreprises privées dans la création de joint-ventures avec des entreprises maritimes africaines, sur le modèle du jumelage Le Havre-Pointe-Noire (Congo). La France peut devenir le lien principal entre l’Europe et l’Afrique en voie de développement.
- Instaurer un service minimum dans les grands ports afin de sécuriser leur fonctionnalité et améliorer leur attractivité auprès des acteurs économiques internationaux (armateurs, pétroliers…)
- Pour sensibiliser le public à l’importance du secteur maritime, plusieurs solutions ont été imaginées dans les ports principaux du monde, tous exemples à imiter et promouvoir :
- Présence de musées maritimes (comme à Amsterdam).
- Ouverture de centres portuaires permettant au grand public de saisir les enjeux des projets et l’importance de leur réalisation.
- Organiser des visites éducatives pour augmenter la visibilité des ports.
Soutenir le secteur nautique français en allégeant la fiscalité
- Développer le tourisme maritime et l’accueil des navires de croisières
- Elaborer en liaison avec tous les professionnels concernés et la Fédération des Industries Nautiques (FIN) une stratégie nationale pour développer la plaisance et les loisirs nautiques ainsi que le tourisme nautique et aquatique
- Préserver, puis augmenter, les moyens des Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS), et les autres moyens de l’État en mer
- Dresser un bilan avec les mairies et ports les plus concernés par les problématiques de disponibilités des anneaux et établir un plan d’action pour accroitre le nombre de places de ports (plaisance) ce qui facilite par effet induit les ventes de voiliers et de yachts à moteur
- Revenir sur la hausse de la taxe foncière pour les postes d’amarrage dans les ports de plaisance de 2013
- Faciliter les conditions d’accès au permis bateau
- Soutenir les structures des clubs et fédérations afin d’accroître leur accessibilité d’un point de vue financier comme géographique (pour les habitants des grandes villes par exemple)
- Promouvoir l’offre française et son image de marque au-travers des grands évènements sportifs (Vendée Globe, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre)
Sauver la pêche française
- Renégocier les traités européens afin de pouvoir mettre en place une politique nationale des pêches, en collaboration avec la communauté des pays européens
- La France doit récupérer l’autonomie du choix des mesures de soutien aux différentes pêcheries.
- Mettre en place un plan de désendettement des armements
- L’enveloppe doit enrayer ou du moins alléger l’endettement continuel des armements de pêche.
- Sanctuariser les « arrêts biologiques » rémunérés
- Simplifier la réglementation
- Uniformisation du principe du quota en journée de pêche ou en marée et non plus en kilos pour éviter la fraude et le rejet de poisson commercialisable lors de leurs atteintes.
- Soutenir la recherche sur l’étude d’un réensemencement d’alevins en milieu naturel, qui pourra déboucher en partenariat avec les fermes marines françaises à un geste écologique de grande ampleur
- Permettre aux petites pêcheries de participer activement à l’essor de la culture d’algues marines, l’or vert, en tant que revenu complémentaire
- Favoriser le développement de l’aquaculture de qualité, loin d’une aquaculture intensive
Densifier les politiques de préservation des océans (Extrait du rapport parlementaire de Nicolas Dupont Aignan)
- Se donner les moyens de contrôler et de protéger
- Inscrire le ministère de la Mer dans la durée.
- Donner au ministère de la mer les moyens d’exercer ses missions en repensant et en construisant une véritable administration de la mer.
- Renforcer les moyens, notamment navals, de surveillance et d’intervention dans les eaux sous juridiction française
- S’appuyer sur les avancées technologiques pour améliorer la détection des pollutions marines, et encourager la recherche et le développement en ce sens.
- Augmenter le nombre, la surface et le niveau de protection des aires marines protégées dans les eaux sous juridiction française.
- Renforcer les actions de sensibilisation du public sur la consommation durable et l’amélioration de la gestion des déchets.
- Améliorer le processus de collecte, de transport, de stockage et de traitement des déchets plastiques.
- Encourager le développement d’une économie circulaire, en recourant notamment aux incitations fiscales en direction des entreprises et des industries.
- Encourager la recherche sur le plastique et ses alternatives, et partager les résultats de cette recherche avec les États en développement.
- Faire des Outre-mer l’un des piliers de la politique française de préservation de l’environnement marin et s’appuyer, dans les négociations internationales et dans l’élaboration de plans d’action régionaux, sur les petits États insulaires avec lesquels la France partage des problématiques communes.
- En Europe, placer l’océan au cœur du pacte vert
- Appuyer l’initiative de la Commission européenne tendant à restreindre les microplastiques.
- Soutenir les initiatives européennes tendant à décarboner le transport maritime et les installations portuaires.
- Soutenir le projet de la Commission européenne de renforcement des sanctions applicables aux navires à l’origine de pollutions.
- À l’international, compléter les instruments juridiques et les faire appliquer
- Appuyer l’initiative de la Commission européenne tendant à restreindre les microplastiques.
- Soutenir les initiatives européennes tendant à décarboner le transport maritime et les installations portuaires.
- Soutenir le projet de la Commission européenne de renforcement des sanctions applicables aux navires à l’origine de pollutions.
- Quelques axes concrets pour changer le visage de la Méditerranée
- Appuyer l’initiative de la Commission européenne tendant à restreindre les microplastiques.
- Soutenir les initiatives européennes tendant à décarboner le transport maritime et les installations portuaires.
- Soutenir le projet de la Commission européenne de renforcement des sanctions applicables aux navires à l’origine de pollutions.
Fourchette : 0,3 à 1,5 Md€ par an · plein effet en 2034 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose une stratégie maritime nationale avec un ministère de la Mer et de l'Outre-mer, un inventaire des ressources de la ZEE et davantage de patrouilleurs. Il prévoit aussi de développer l'algoculture, le dessalement et l'exploitation des terres rares.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Europe
Affaires européennes
−10,7 Md€ / anéconomie netteLe constat
La France est une grande nation libre et millénaire. Son peuple s’est battu pour protéger ses valeurs et conserver son âme, pour faire rayonner sa culture, son économie, ses arts et ses sciences.
Après les deux guerres mondiales du XXe siècle, les nations européennes partagèrent la volonté commune de se réconcilier sincèrement pour construire une paix durable. Les premiers temps de la construction européenne furent donc l’occasion de mettre en œuvre un marché commun entre six pays qui coopéraient quotidiennement mais restaient maîtres de leur destin, à l’image du général de Gaulle pour la France et de Konrad Adenauer pour l’Allemagne.
Malheureusement, au fil des traités successifs, de l’Acte unique européen en 1986 au traité de Lisbonne de 2008, en passant par les traités de Maastricht, Amsterdam et Nice, cette construction européenne à la pratique intergouvernementale s’est transformée en un monstre supranational.
Dans un contexte de mondialisation aveugle, le processus d’élargissement irrationnel sans fin à des pays n’ayant pas les mêmes normes sociales et environnementales a entraîné un nivellement général par le bas. L’Union européenne, dirigée par des commissaires et des juges abhorrant l’idée de nation, a étendu sa toile avec la complicité de nos dirigeants.
Son objectif est désormais simple : disloquer notre cher vieux pays et le transformer en une fade province d’un immense « machin supranational ».
Sa méthode est limpide : effacer les États, les frontières, les cultures et les valeurs pour imposer un nouvel ordre mondial.
Non contents d’enserrer notre cher vieux pays dans leurs griffes acérées et de lui dénier toute indépendance, les technocrates bruxellois, conscients de l’opposition des peuples comme lors du référendum de 2005 en France, cherchent désormais à restreindre nos libertés individuelles. Après avoir appliqué pendant près de 2 ans un régime de liberté conditionnée à la présentation d’un passe vaccinal, ces pseudo-élites mondialisées veulent généraliser le contrôle numérique et déconstruire notre civilisation.
Aujourd’hui, la Nation, la démocratie et la liberté sont menacées de disparition. Nous devons réagir. Comme nous encourageait le général de Gaulle : « Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé ».
Voilà pourquoi :
Nous reprendrons le contrôle de notre démocratie et restaurerons le pouvoir du peuple car il est inacceptable que la Commission européenne et la Cour de justice de l’Union européenne décident de notre destin.
- Nous organiserons un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne.
Nous reprendrons le contrôle de notre territoire car notre grand pays ne doit plus être abîmé par la submersion migratoire orchestrée par ces fonctionnaires européens irresponsables.
- Nous rétablirons immédiatement nos frontières nationales et abandonnerons l’espace Schengen, véritable passoire qui menace le pays.
- Nous mettrons fin au Pacte européen sur la migration et l’asile qui veut imposer des quotas de migrants sous peine d’amende.
- Nous rétablirons la primauté du droit national sur le droit européen afin de ne plus subir la dérive supranationale.
Nous reprendrons le contrôle de notre économie car la France est depuis trop longtemps soumise aux vents d’une mondialisation déloyale, organisée avec dogmatisme par la Commission européenne.
- Nous protégerons notre agriculture et notre industrie contre la concurrence sauvage et les délires bureaucratiques imposés par les technocrates bruxellois (fin du moteur thermique, prix européen de l’électricité, Pacte vert européen, nouvelle PAC…).
Nous reprendrons le contrôle de nos vies face à des institutions liberticides et corrompues.
- Nous mettrons fin au pouvoir opaque des commissaires et des juges comme aux dérives du tout-numérique.
- Nous rendrons le pouvoir aux nations qui pourront à nouveau faire vivre leur démocratie et respecter leurs peuples.
L’Union européenne est comparable à un immeuble dont les portes (les frontières) des appartements (les pays) ont été enlevées et qui se retrouve squatté. Un syndic tyrannique (la Commission européenne) multiplie les règles abusives, se mêle de la vie quotidienne des habitants dans leurs logements et nous renvoie des factures exorbitantes (10 milliards d’euros nets versés par la France chaque année au budget de l’UE).
Il y a urgence à quitter cet immeuble délabré pour aller vivre dans un lotissement de maisons individuelles (les pays souverains). Chacune aura sa clôture (ses frontières), son jardin (son terroir). En son sein, chacun pourra choisir son mode de vie (ses lois, son budget).
La France, si le peuple l’accepte par référendum, quittera l’Union européenne. D’autres pays nous suivront et nous mettrons donc fin à cette Union européenne pour rendre aux nations et aux peuples leur indépendance et leur liberté. Nous passerons ainsi d’une organisation supranationale autoritaire et inefficace à une organisation intergouvernementale permettant la réussite de projets à la carte à l’image d’Airbus.
Seule l’Europe des nations libres et des coopérations concrètes permettra à la France de retrouver :
- Son indépendance pour redonner vie à sa démocratie.
- Sa force économique pour garantir une société juste.
- Son attachement aux libertés individuelles menacées par une dérive orwellienne.
- Sa diplomatie libre au service de la paix.
La France, fidèle à son histoire, est la seule nation d’Europe capable de créer l’électrochoc permettant aux peuples de retrouver leur souveraineté nationale et aux pays à nouveau libres de coopérer entre eux pour relever les défis du XXIe siècle tels que l’indépendance scientifique et technologique, le développement de l’Afrique et la transition écologique.
Nos mesures
- Organiser un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.
- Rétablir nos frontières nationales en sortant de l’espace Schengen.
- Supprimer la contribution nette de la France et la réattribuer à des secteurs clés de notre pays : agriculture, santé, pouvoir d’achat.
- Nous donnons 25 milliards d’euros par an au budget de l’UE et ne récupérons que 15 milliards (dont 9 de la PAC), soit 10 milliards de contribution nette de la France !
- Sortir du marché européen de l’électricité en rétablissant un prix national comme l’Espagne et le Portugal ont su le faire.
- Rétablir la primauté du droit national sur le droit européen pour redonner vie à notre démocratie. La France ne dépendra plus jamais d’une quelconque entité supranationale autoritaire.
- Instaurer une politique agricole nationale
- Mettre en place des prix garantis au sein d’un tunnel « maximum-minimum ».
- Créer et promouvoir un label « Fait en France ».
- Dénoncer les traités de libre-échange déloyaux responsables de notre balance commerciale désastreuse (-163 milliards d’euros en 2022).
- Refuser définitivement l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
- Rompre immédiatement les accords avec la Nouvelle-Zélande, le Kenya, le CETA (Canada) et le Chili.
- Mettre en place des clauses miroir afin que toutes les importations respectent les normes françaises.
- Préserver les libertés individuelles fondamentales en annulant l’application nationale des projets de surveillance numérique instaurés par la Commission européenne et et garantir la liberté d’expression.
- En finir avec le portefeuille numérique, le carnet de santé numérique, le permis de conduire numérique et l’euro numérique.
- Constitutionnaliser l’argent liquide pour acter définitivement l’anonymat des dépenses.
- Supprimer le « Digital Services Act » et l’ensemble des mesures liberticides imposées par la Commission européenne (réseaux sociaux, presse, lanceurs d’alerte).
- Rétablir l’anonymat et l’interdiction du stockage des données comme libertés fondamentales.
- Créer une Europe des Nations libres et des coopérations concrètes.
- Réunir les pays qui, comme la France, auront quitté l’Union européenne pour bâtir, sur la base du volontariat, des projets concrets à l’image d’Airbus, Ariane et Erasmus, pilotés exclusivement par les pays membres.
- Cette nouvelle construction sera approuvée par référendum par le peuple français.
- Cette organisation œuvrera à la coopération en matière scientifique, numérique et d’innovation.
Fourchette : −17 à 0 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de sortir de l'espace Schengen, de supprimer la Commission européenne et la CJUE et de rétablir la primauté du droit national. Il prévoit de remplacer l'UE par une coopération intergouvernementale entre nations et de supprimer la contribution nette française.
« Nous donnons 25 milliards d’euros par an au budget de l’UE et ne récupérons que 15 milliards (dont 9 de la PAC), soit 10 milliards de contribution nette de la France ! »
Voir la source du chiffrage (site externe)
Autres
Le grand partenariat entre la France et l’Afrique
+1,4 Md€ / ancoûtLe constat
Fondée sur plusieurs siècles d’histoire commune, notre pays entretient une relation étroite avec un grand nombre de pays africains. Cependant, la France et l’Afrique sont aujourd’hui confrontées à la difficulté de surmonter l’héritage complexe d’un passé commun. Refusant toute repentance, la France doit adopter un discours clair, comprenant le caractère sensible du legs colonial pour les peuples africains tout en refusant son instrumentalisation qui empêche nos pays d’aller de de l’avant. Aider les Africains à résoudre eux-mêmes leurs problèmes est légitime et dans l’intérêt national. Les défis auxquels ce continent voisin de l’Europe est confronté en feraient en effet, si par malheur ils n’étaient pas relevés, une grande source de désordre et d’instabilité à nos frontières.
Depuis quelques décennies, la relation entre notre pays et l’Afrique menace en effet de se distendre. Les élites africaines se tournent de plus en plus vers les Etats-Unis, la Chine ou encore l’Inde. Encore peu sensible sur le plan diplomatique et militaire, cet affaiblissement est devenu flagrant dans le domaine économique. Il est urgent de prendre conscience de cette nouvelle réalité africaine : la France ne peut plus se contenter de mettre en avant un passé commun si elle veut encore jouer, dans les décennies à venir, un rôle important sur le continent. L’heure est venue de construire de nouvelles relations avec les pays africains. Avec ses partenaires africains, la France peut construire une nouvelle vision de la coopération qui vise à atteindre une nouvelle prospérité partagée.
Il est urgent d’agir. Dans les trente ans qui viennent, en l’espace d’une génération, la population africaine va doubler, passant de 1,2 Md aujourd’hui à 2,48 Mds en 2050, selon le scénario médian de l’ONU, soit le plus grand choc démographique de l’histoire de l’humanité. D’après la FAO, plus de 230 millions d’entre eux souffrent de malnutrition. Dans le même temps, 650 millions ne disposent pas d’un accès suffisant à l’énergie, sans laquelle le développement économique est impossible. L’accroissement de la population du continent dans les années à venir amplifiera ces problèmes. Une telle situation, en plus de peser lourdement sur les Etats africains, constitue un véritable danger pour le reste de la planète.
Dans un monde dont les régions sont de plus en plus interdépendantes, faire comme si les problèmes de l’Afrique ne concernaient que les Africains relève de l’inconscience. Une déstabilisation de l’Afrique aurait de graves répercussions et la France, en raison de ses liens étroits avec le continent, en subirait la première les conséquences. Laisser la situation migratoire actuelle se perpétuer, générant une hémorragie des forces vives des pays africains au travers de l’émigration, c’est aller vers des guerres pour la subsistance, le sol, l’eau.
Les populations des campagnes, qui sont les premières touchées par la misère, sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à migrer vers les métropoles africaines, qui deviennent d’immenses agglomérations marquées par la pauvreté et l’insécurité. Dans l’avenir, obligés à l’exode par la faim et par la pauvreté, nombreux sont ceux qui chercheront à rejoindre l’Europe par tous les moyens. Aucun mur n’est capable d’endiguer l’émigration du désespoir. La pauvreté est aussi le terreau des idéologies mortifères, et notamment de l’islam djihadiste comme le prouve la guerre féroce menée par Boko-Haram en Afrique de l’Ouest.
Un tel scénario n’est toutefois pas inéluctable : il existe une autre voie. Favoriser l’agriculture à partir des villages et des petites villes qui structurent les territoires, ce n’est pas seulement empêcher une croissance explosive et destructive de mégapoles inhumaines, c’est permettre aux paysans de vivre dignement de leur travail, de produire des richesses qui les feront demeurer sur des territoires qu’ils n’abandonnent aujourd’hui que sous la contrainte de la faim et de la pauvreté. Une telle vision, c’est aussi maintenir les terres agricoles et les protéger contre l’avancée du désert, c’est lutter contre le changement climatique en réalisant de grands projets comme la « grande muraille verte » au sud du Sahara de l’Atlantique à l’Océan indien (projet de reforestation de la lisière méridionale du Sahara), c’est faire des paysans non seulement des producteurs de ressources agricoles si nécessaires, c’est aussi transformer les agriculteurs en agents du service public universel de la nature pour protéger la planète du réchauffement en rétablissant des équilibres naturels vitaux pour la survie de la planète, c’est tarir à la source l’émigration forcée vers des cieux plus cléments.
En outre, si les pays africains développent une agriculture autonome, capable d’assurer une alimentation suffisante à leurs habitants et des revenus décents à leurs agriculteurs, s’ils développent parallèlement leurs infrastructures électriques et, autour d’elles, leurs industries, l’Afrique, si riche en terres, en matières premières et en hommes, pourra devenir un des principaux pôles de croissance de la planète. Il n’y a pas d’avenir en Afrique sans un puissant développement de l’agriculture qui permet l’autosuffisance alimentaire et la création de richesses nouvelles grâce aux exportations vers d’autres régions de la planète déficitaires en produits agricoles. L’augmentation de la population africaine au cours des décennies futures et son enrichissement ouvriraient ainsi de nouveaux marchés au commerce extérieur français, ce qui aurait des répercussions importantes sur notre économie.
Au-delà de l’agriculture, l’Afrique développe aujourd’hui de nouveaux secteurs, attirant de plus en plus les industries et les investissements. Ces tendances sont parfois fragiles, dépendantes de l’équilibre politique de chaque pays, mais sont prometteuses. Elles se nourrissent de la coopération internationale, souvent féconde. L’exemple de l’institut Pasteur de Dakar, qui contribue au développement de l’expertise régionale en faveur de la santé publique illustre le très important potentiel économique social de l’association des efforts locaux avec l’expertise française pour le développement de l’Afrique.
La philosophie de notre projet
Tous ces défis relèvent évidemment aux premiers chefs des gouvernements africains eux-mêmes, mais la France peut et doit être prête à les aider à y répondre, s’ils le souhaitent. Elle pourra pour se faire s’appuyer sur son expertise considérable, dans des domaines aussi divers que l’agronomie, l’énergie ou le développement des administrations. Ne rien faire serait la pire des choses et notre pays comme toute l’Europe en paierait bien cher les conséquences. Il s’agit de trouver sur la base d’une coopération respectueuse, qui rompt avec certaines pratiques du passé, se donnant les moyens les plus appropriés pour contribuer au développement des pays africains. Faire cela, ce n’est pas seulement apporter une aide au développement, c’est nous aider nous-mêmes à la mise en place d’une solution durable aux crises migratoires. C’est plus de développement au bénéfice de tous, c’est moins de conflits, moins de guerres.
Notre projet se démarque ainsi de deux visions tout aussi illusoires de l’avenir de l’Afrique et de ses peuples.
Celle considérant que les problèmes de l’Afrique ne concernent qu’elle et que la France n’aurait rien à gagner à œuvrer pour le développement économique du continent : ce sont souvent les mêmes qui font mine, en même temps, de déplorer l’immigration massive que connaît notre pays. Leur position est marquée du sceau de l’inconséquence : ils dénoncent les effets, mais refusent de s’attaquer à leurs causes profondes.
Celle proposant un mélange d’interventionnisme humanitaire et d’encouragement aux migrations, considérées dans une perspective malthusienne comme la solution aux problèmes économiques africains. L’aide humanitaire est bien entendu nécessaire pour pallier les situations de crise, mais elle ne résout pas les problèmes structurels qui en sont à l’origine. L’émigration, quant à elle, est mauvaise pour les pays d’origine, vidés de leurs forces vives, des paysans aux intellectuels.
Face à ces deux tendances, nous entendons promouvoir une autre vision du développement de l’Afrique, fondée sur une analyse lucide des défis auxquels le continent et la planète tout entière auront à faire face au cours des prochaines décennies.
C’est un fait : le développement de l’Afrique c’est l’intérêt de l’Afrique, mais c’est aussi le nôtre. Il doit être un pilier important de notre politique à l’avenir.
Deux urgences : développer l’agriculture africaine et électrifier le continent.
Notre projet en six points entend s’appuyer avec pragmatisme sur un mélange de mesures ayant déjà fait leurs preuves par le passé et de propositions innovantes.
Il ne sera jamais possible de vaincre la faim en Afrique sans encourager le développement des agricultures du continent et un tel développement ne peut se faire qu’à condition de rompre avec un libre-échange devenu mortifère. Lorsque le GATT (l’ancêtre de l’OMC) fut créé en 1947, ses fondateurs avaient eu la sagesse de poser d’importantes limites à la libéralisation du commerce des produits agricoles. Il est aujourd’hui nécessaire de réaffirmer la nécessité de réguler ce secteur, de manière à stabiliser les prix des denrées à un niveau suffisant pour permettre le développement des agricultures locales.
Pour ce faire, nous entendons promouvoir, à la suite de l’ancien ministre de l’Agriculture François Guillaume, délégué national de DLF au partenariat avec l’Afrique et la Méditerranée, un plan en trois points :
Nos mesures
- La mise en place d’une « OPEP » des denrées agricoles
- sur le modèle de ce qui existe depuis 1970 pour le pétrole, aurait pour objectif de réguler l’offre afin qu’elle s’ajuste constamment à la demande. Ainsi serait combattue l’instabilité des prix alimentaires, néfaste aussi bien aux agriculteurs qu’aux consommateurs. Une telle organisation avait d’ailleurs été mise en place avec succès au début des années 1990 par les pays producteurs de café ;
- Un nouveau « Plan Marshall » visant à aider massivement les investissements agricoles dans les pays en développement
- Soutenir le développement des marchés communs existants
- (UEMOA, CEMAC) sur le modèle de notre Marché commun initial, afin que les pays africains puissent protéger leurs productions (taxes douanières) contre les importations ou contre les achats de terres par des entités étrangères, et inciter les investissements par des avantages fiscaux afin de transformer sur le continent ses matières premières ;
- Favoriser l’électrification du continent africain :
- l’une des principales conditions de son développement économique. Il n’existe pour cela aucun problème technique majeur mais seulement un défi financier : réunir une subvention publique internationale d’environ quatre milliards de dollars par an pendant douze ans qui permettrait de sécuriser – et donc d’encourager – les investissements réalisés dans ce secteur. La France doit clairement se porter à la tête d’un tel projet, d’abord en s’engageant à y apporter une contribution digne de l’intérêt qu’elle porte au développement du continent africain, ensuite en utilisant sa puissance diplomatique pour promouvoir un tel projet auprès des autres membres de la communauté internationale.
- Il importe aussi d’apporter notre aide au développement de la « grande muraille verte », ambitieux programme de restauration écologique et de lutte contre l’avancée du désert au service de la lutte contre la pauvreté et de la malnutrition.
- Il s’agit de planter une bande de millions d’arbres sur une surface de 15 kilomètres de large et de 7 800 km de long qui traverserait toute l’Afrique sur 11 pays entre le Sénégal et Djibouti.
- Les projets de développement agricole et industriel doivent favoriser les coopérations Sud-Sud.
- Les expériences menées (le Vietnam avec le Mali, Madagascar, le Congo Brazzaville) ont démontré leur efficacité dès lors que le pays du Sud partenaire transfère des technologies qui ont démontré leur efficacité sur son propre territoire. Les terres africaines ne peuvent être utilisées par les partenaires comme des aires extraterritoriales dont les productions agricoles n’ont de retombées positives que pour le pays étranger qui vient exploiter les terres, oubliant les besoins des populations locales. La France doit apporter son aide humaine et logistique à de tels partenariats notamment sur la gestion de l’eau, problématique cruciale.
Enfin nous souhaitons susciter une initiative comparable à la formidable idée des micro-crédits inventée par le Professor Muhammad Yunus, sous l’appellation Grameen bank qui avait très bien fonctionné en Asie du Sud. A noter que 94 % des emprunts avaient été réalisés par des femmes sans lesquelles l’émergence de l’Afrique ne pourra se faire et dont nous souhaitons soutenir l’action de façon résolue.
On le voit, notre projet pour le développement de l’Afrique est à la fois conforme aux valeurs que la France entend porter dans le monde, à ses intérêts et à son génie propre.
Il est conforme à ses valeurs, parce que, si nous pensons toujours que la France n’est pas une nation comme les autres, elle ne peut rester inactive face aux graves problèmes que rencontrent des pays auxquels elle est liée par plusieurs siècles d’histoire partagée.
Il est conforme à ses intérêts, parce que la France serait demain la première à subir les conséquences d’une déstabilisation de l’Afrique. En développant avec ses partenaires africains une vision permettant de faire significativement reculer la misère sur le continent africain, elle donnera une nouvelle image d’elle-même, contribuant à la paix, à la stabilité, à la définition d’un nouvel ordre mondial reposant sur la place de la personne humaine, dégagée des systèmes mercantiles de libre échange qui génèrent des flux migratoires destructeurs.
Enfin, il est conforme à son génie, parce que ce projet repose sur l’idée gaullienne d’une nécessaire coopération entre des Etats-nations indépendants. Notre projet entend aussi réaffirmer l’importance d’une démarche multilatérale, empêchant l’émergence de toute nouvelle hégémonie sur le continent africain et respectueuse des souverainetés étatiques. Il doit ainsi apparaître aux pays africains comme une solide contribution à la solution à leurs problèmes de pauvreté bien plus adaptée que l’actuelle émergence d’une « Chinafrique », qui menacer de les placer dans une position de dangereuse dépendance.
Fourchette : 0,4 à 4 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de renforcer la coopération avec l'Afrique autour de l'agriculture et de l'électrification : « OPEP » des denrées agricoles, plan d'investissements agricoles, subvention internationale pour l'électricité et soutien à la grande muraille verte.
Voir la source du chiffrage (site externe)Français de l’étranger
+1 Md€ / ancoûtLe constat
Le nombre d’inscrits au registre des Français de l’Étranger au 31 décembre 2024 s’élève à 1 741 942, et le nombre d’électeurs inscrits sur la Liste Électorale Consulaire (LEC) à 1 617 523. On estime le nombre de Français vivant à l’étranger, y compris ceux qui ne sont pas inscrits au registre consulaire, à plus de 2,5 millions au total.
Français établis hors de France, vous incarnez l’excellence de notre pays à travers le monde. Par votre engagement, votre travail et votre attachement à la nation, vous portez haut les valeurs, la culture et le savoir-faire qui font notre identité.
Trop souvent, vous êtes laissés en marge du débat public, entravés par un système de représentation complexe, et victimes d’une image erronée vous présentant comme des citoyens « privilégiés ». Cette perception occulte les réalités concrètes de l’expatriation, qui demeure bien souvent un véritable parcours du combattant. C’est là une injustice profonde, au regard de la contribution essentielle que vous apportez à notre rayonnement international et à la vitalité de la communauté française dans le monde.
La séparation trop marquée entre métropolitains et Français de l’Étranger ne peut plus durer. Il est urgent de renforcer les liens, de multiplier les échanges, et de rétablir une véritable continuité républicaine entre la France et ses citoyens résidant hors de ses frontières.
À Debout La France, nous voulons :
- Défendre la place particulière des Français de l’Étranger au sein de la République.
- Apporter des réponses concrètes et spécifiques aux difficultés que vous rencontrez du fait de votre expatriation : la reconnaissance de vos droits, l’éducation de vos enfants, les questions administratives, fiscales et le retour au pays.
- Vous redonner l’envie d’être fiers de votre pays sur la scène internationale, en renouant avec une politique étrangère indépendante au service de la paix et de la coopération entre les nations (retrouvez nos propositions dans le chapitre Affaires étrangères de notre projet).
Une nation souveraine, lucide et redressée ne peut être pleinement ouverte sur le monde que si elle le connaît et le comprend, en s’appuyant sur ses propres forces, sur son sol comme en dehors de ses frontières.
NOS 20 MESURES
Avec ces propositions, nous voulons apporter des réponses concrètes et spécifiques aux difficultés que vous rencontrez du fait de votre expatriation, dans les domaines suivants :
- La garantie des services consulaires
- La défense de vos droits
- L’éducation de vos enfants
- La fiscalité
- L’expatriation et le retour au pays
GARANTIR LES SERVICES CONSULAIRES ET VOUS ASSISTER
Dans de nombreux pays, les services consulaires manquent d’efficacité et de moyens, rendant même les démarches les plus simples particulièrement complexes. Nous nous engageons à améliorer la qualité de ces services et à en garantir la continuité dans chaque pays où la France est représentée diplomatiquement, tout en poursuivant l’expansion de France Consulaire à travers le monde, comme plateforme téléphonique d’information des Français résidant hors de France.
- Stopper les coupes budgétaires et assurer la continuité du service public à l’étranger via nos ambassades et nos consulats.
- Limiter la sous-traitance des services consulaires aux services les plus simples.
- Offrir la même qualité de service, quel que soit le pays.
- Augmenter le nombre de services accessibles par internet dans un écosystème sécurisé, protégeant la confidentialité et l’intégrité des données (ex. : validation des certificats de vie par visioconférence, dématérialisation du renouvellement des titres d’identité, émission de permis de conduire international, procuration, etc.).
- Uniformiser la procédure d’envoi des nouveaux passeports et des nouvelles cartes d’identité par voie postale, dans tous les pays où la réception de tels documents peut être garantie.
- Renforcer FranceConnect pour vous assister dans vos démarches administratives.
- Ajouter une section permettant à tout Français de l’Étranger de mieux comprendre ses droits ainsi que les diverses formalités administratives à remplir en France, ou auprès de son ambassade ou consulat.
- Créer une section spécifique visant à faciliter le retour des Français expatriés sur le territoire français, en facilitant les démarches administratives précédant leur retour (impôts, scolarité, prestations sociales, etc.), et par la mise en place d’un point de contact unique leur offrant une assistance personnalisée dans les 12 mois suivant leur retour.
FACILITER LA PARTICIPATION DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER À TOUTES LES ÉLECTIONS
Lors de la dernière élection présidentielle, seuls 39% des Français de l’Étranger ont voté, contre 75.5% au niveau national. Aux élections législatives, la participation n’a atteint que 37%, contre 66% pour l’ensemble des électeurs. Cette faible mobilisation s’explique en grande partie par la difficulté d’accès aux bureaux de vote.
- Faciliter la participation des Français de l’Étranger à toutes les élections.
- Augmenter le nombre de bureaux de vote.
- Réviser le mode de scrutin électronique, en lui apportant toutes les garanties de sécurité et de transparence.
GARANTIR L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE AUX JEUNES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
Vos enfants ne doivent en aucun cas être traités comme des citoyens de seconde zone. Nous proposons de diversifier l’offre éducative et d’en améliorer l’accessibilité. Nous nous engageons également à maîtriser la hausse des frais de scolarité, en renforçant l’investissement de l’État à travers une série de réformes ciblées.
- Tripler le budget consacré aux bourses.
- Augmenter le nombre de bénéficiaires parmi les enfants français scolarisés à l’étranger.
- Revoir le système d’attribution des bourses pour qu’il soit plus juste et destiné aux familles, en garantissant des critères d’attribution stables sur plusieurs années.
- Entre 2014 et 2023, le montant budgétaire réservé aux bourses a diminué de 125 à 114 M€. Les bourses sont attribuées à près de 24 000 bénéficiaires, soit une moyenne de 4 750 € par enfant (avec cependant une amplitude vaste en fonction des pays et des zones géographiques). La remise à niveau budgétaire, pour tripler le nombre de bourses, sera financée par des économies sur les milliards dépensés par l’Agence Française de Développement (AFD), en réexaminant les aides vers des pays comme la Chine, qui n’en ont plus besoin.
- Permettre à tout enfant français, résidant à l’étranger et n’étant pas inscrit dans un établissement scolaire de langue française :
- D’apprendre la langue française gratuitement via un système d’apprentissage en ligne accessible à tous ou à travers le réseau des Alliances Françaises.
- De poursuivre des études en français, en complément d’un cursus scolaire local, via le centre national d’enseignement à distance (CNED), avec un coût rendant ce service accessible à tous.
- Repositionner et mettre en avant l’école française à travers le monde, après une étude approfondie des offres proposées par les autres écoles internationales concurrentes.
- Préserver la qualité ainsi que la continuité de l’enseignement dans le réseau d’établissements scolaires français à l’étranger, en ayant au minimum 40% de professeurs titulaires de l’Education Nationale au sein de l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger (AEFE).
- Redonner aux élus consulaires la possibilité de participer à la mise en place de « plans école » dans chaque pays (l’ouverture de nouveaux établissements scolaires étant pilotée par l’AEFE depuis la réforme de 2014), pour faire un bilan de l’offre d’enseignement français existante, et d’ajuster au mieux cette offre avec la demande locale.
- Réformer l’AFE pour renforcer la gouvernance locale et démocratique du réseau scolaire à l’étranger, en :
- Donnant aux élus un rôle effectif dans l’évaluation et la planification scolaire locale (via les plans école).
- Améliorant la coordination entre besoins du terrain et décisions de Paris.
- Renforçant le lien entre les citoyens, leurs élus, et les institutions.
- Renforcer et promouvoir les partenariats public-privé afin de permettre aux entreprises françaises de contribuer au financement de l’AEFE dans le monde, en garantissant une transparence complète sur l’utilisation des fonds engagés.
- Par le biais du mécénat, de parrainages ou de conventions de partenariat. Leur offrant en retour des déductions d’impôts à hauteur de 80% du montant du don, dans la limite de 1% du chiffre d’affaires (contre 60% et 0.5% actuellement).
- Mettre en place un système de facturation transparent, différencié en fonction de la nationalité, avec une facturation majorée, pour les étrangers désirant inscrire leurs enfants dans le système scolaire français.
- Simplifier l’accès à l’enseignement supérieur français pour les enfants français n’ayant pas étudié dans le réseau AEFE, clairement désavantagés par Parcoursup, la plateforme nationale française d’admission dans l’enseignement supérieur. Leur garantissant ainsi des opportunités équivalentes.
- Faciliter la reconnaissance des diplômes obtenus dans les systèmes éducatifs étrangers, au-delà des accords de Bologne qui n’intègrent qu’un nombre limité de pays, et mise en place d’un système d’admission parallèle mieux adapté permettant aux jeunes Français de l’Étranger d’intégrer plus facilement l’établissement scolaire de leur choix en France pour y poursuivre leurs études secondaires ou supérieures.
FISCALITÉ, EXPATRIATION ET DROIT DU FRANÇAIS EXPATRIÉ EN FRANCE
Vous êtes nombreux à hésiter à revenir vous installer en France ou à y investir vos économies. Parmi les raisons souvent évoquées, les lourdeurs administratives et fiscales figurent en tête de liste. Vous ressentez trop souvent, et à raison, une inégalité de traitement par rapport à vos compatriotes de métropole. Cette situation, injuste et contraire aux principes républicains d’égalité des droits, ne peut perdurer.
- Permettre à tout Français résidant à l’étranger de posséder un domicile en France, de manière permanente, à usage exclusivement personnel et non locatif, sans être assujetti à une majoration fiscale (taxe d’habitation, avec une surtaxe annuelle de 1.5% et une majoration pouvant aller de 5% à 60% dans certaines communes dites « zone tendue »). Octroyant à ce dernier le même statut qu’une résidence principale, sans modifier le contenu des conventions fiscales internationales passées entre la France et les pays de résidence des FDE.
- Supprimer l’imposition CSG / CRDS sur les revenus de source française des Français hors UE, alors même qu’ils ne bénéficient pas des prestations de sécurité sociale.
- Simplifier les procédures bancaires, en :
- Permettant à tout Français résidant à l’étranger de posséder un compte courant dans l’établissement bancaire français de son choix, avec l’instauration d’un préavis de droit au compte, sans refus possible de ce dernier et sans majoration des frais d’entrée ou de gestion en raison de son statut de non-résident.
- Simplifiant les procédures administratives imposées aux établissements bancaires pour la gestion des Français non-résidents, pour les ouvertures de compte et les opérations les plus courantes.
- Créant un droit au crédit immobilier, permettant aux Français de l’Étranger d’acquérir un bien immobilier en France, sans majoration du taux d’intérêt et en utilisant l’hypothèque du bien comme garantie bancaire limitant ainsi les risques au prêteur.
FACILITER L’EXPATRIATION COMME LE RETOUR AU PAYS
Une expérience à l’étranger peut être une véritable richesse, mais il ne faut pas qu’elle se fasse au détriment des talents dont la France a besoin. Nous souhaitons rendre les démarches d’expatriation plus simples tout en encourageant aussi le retour au pays.
- Mettre en avant aussi bien dans nos entreprises que dans nos établissements d’enseignement supérieur, le service civique du Volontariat International en Entreprise ou en Administration, permettant aux jeunes diplômés d’acquérir des compétences à l’international pour une durée allant de 12 à 36 mois (contre 6 à 24 mois actuellement).
- Faciliter l’expatriation d’employés français par nos entreprises françaises pour une durée déterminée, par un système d’accords bilatéraux facilitant l’obtention de permis de travail à travers le monde, ainsi que par une série d’incitations fiscales et administratives simplifiant le processus d’expatriation et de retour en France.
- Suppression du délai de carence de 3 mois imposé à tout Français revenant s’installer en France, lui permettant de bénéficier de la protection universelle maladie dès son arrivée. Plusieurs raisons motivent notre décision :
- Mieux respecter l’égalité des soins entre les citoyens français.
- Offrir une protection plus humaine, en ligne avec les principes fondamentaux d’accès universel à la santé.
- Adapter les règles à une société plus moderne, reconnaissant qu’un Français peut, pour des raisons aussi bien personnelles que professionnelles, s’expatrier.
- Rendre le système plus cohérent et plus fluide, simplifiant les démarches pour les caisses d’assurance maladie et les assurés.
- Harmoniser l’assurance-maladie avec d’autres droits sociaux déjà accessibles dès le retour en France, comme le RSA ou les aides au logement, supprimant ainsi une incohérence dans le système social français.
- Garantir une retraite équitable aux Français de l’étranger :
- Pour les expatriés hors UE, mise en place d’un minimum vieillesse spécifique, tout en facilitant l’achat de trimestres.
- Pour ceux ayant travaillé dans l’UE, création d’un guichet unique pour centraliser et convertir les cotisations étrangères en droits retraite français.
- Dans les pays ayant une convention bilatérale de retraite avec la France (via l’Assurance Pension à l’Étranger), ces droits seraient reconnus et intégrés automatiquement.
- Campagnes d’information dans les consulats pour aider les expatriés à mieux comprendre leurs droits et cotiser volontairement s’ils le souhaitent.
- Incitations fiscales pour les Français de l’étranger cotisant volontairement à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE).
Fourchette : 0,5 à 2,2 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose d'arrêter les coupes budgétaires dans les consulats, de tripler le budget des bourses scolaires à l'étranger et d'augmenter le nombre de bureaux de vote. Il propose aussi de supprimer la CSG-CRDS pour les Français hors UE et le délai de carence maladie au retour.
Voir la source du chiffrage (site externe)Affaires étrangères
+0,9 Md€ / ancoûtLe constat
« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde »
La « grandeur », c’est non seulement l’indépendance nationale et la capacité de l’assurer au mieux, notamment à travers nos relations avec les autres pays, tous les autres pays, mais c’est aussi « la voix de la France » qui retentit, parfois à contre-courant, mais qui est toujours nécessaire à l’équilibre du monde.
La « grandeur », c’est aussi la capacité à promouvoir la paix, le droit des peuples, y compris les plus faibles, à disposer d’eux-mêmes et c’est enfin la diversité culturelle et linguistique, affirmée à travers le monde, et que vient enrichir la Francophonie, riche de fantastiques promesses.
Le général de Gaulle, visionnaire, avait anticipé le monde multipolaire dans lequel nous vivons et où nous pourrions prospérer si nous adoptions une politique étrangère ambitieuse, qui donne la priorité aux intérêts de la France.
Mais, ces dernières années, la France s’est égarée en se soumettant à une ligne unique, inspirée par les États-Unis et animée par une Union européenne sans âme ni personnalité, alignée totalement sur son « protecteur » et qui l’a éloignée de ses intérêts propres.
La France ne peut et ne doit souscrire à une vision stratégique germano-européenne étriquée, contradictoire et sans but précis non seulement à cause de son histoire et de sa destinée propre toujours d’actualité, mais aussi à cause de sa présence bien réelle sur les cinq continents – plus de 11 millions de km² sur les deux hémisphères, avec 500 îles sur tous les océans.
Aujourd’hui, au lieu d’assumer notre rang et de défendre pied à pied nos intérêts, nos gouvernants ont renoncé à tout pour nous placer dans l’orbite d’une Union européenne elle-même déjà sortie de l’histoire.
Nous laissons la Chine nous écraser de son poids économique sans réagir et sans même en discuter en tête-à-tête avec elle.
Nous laissons les États-Unis piller nos fleurons industriels et nos technologies avec notre assentiment.
Nous laissons l’Union européenne décider pour nous et nous devenons muets sur la destinée de bon nombre de parties du monde.
Nos dirigeants acceptent l’affaiblissement.
Nos dirigeants acceptent notre disparition graduelle de la scène mondiale.
Nos dirigeants acceptent que la voix de la France se fasse fluette et sans souffle.
Charles De Gaulle, en 1938, écrivait déjà : « …peu à peu, nous prenons l’habitude, du recul, de l’humiliation au point qu’elle nous devient une seconde nature. »
Ainsi, aujourd’hui encore, à force de s’habituer à voir notre pays comme le simple élément d’un tout supérieur, comme le 1 % du monde à qui rien n’est plus possible seul, comme une simple extrémité occidentale de la masse eurasiatique, enfermée dans un isthme étroit, nos dirigeants ont commis une erreur grossière : ils omettent sa vocation mondiale pourtant reconnue, celle de « la grande nation », avec laquelle nous avons plus que jamais le devoir de renouer.
La France est grande lorsqu’elle le veut et quand elle est indépendante
C’est par conséquent en articulant une vision claire de nos intérêts appuyée sur une diplomatie volontariste avec une politique de défense autonome que nous assurerons le maintien de notre rang en tant que puissance.
Oui, il est plus que temps de renouer avec une politique étrangère à l’ambition universelle qui doit :
- Prendre toute la mesure de ses possibilités et de ses responsabilités.
- Faire entendre sa voix singulière dans la redistribution des cartes du monde.
- Relever tout particulièrement le défi du continent africain si proche de nous.
- Tirer le meilleur parti d’une Francophonie prometteuse, comme de la richesse que représentent les 2,5 millions de Français de l’étranger.
NOS 23 MESURES
UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE INDÉPENDANTE AU SERVICE DU SEUL INTÉRÊT NATIONAL
- Affirmer notre outil diplomatique tout d’abord en rebâtissant un corps diplomatique professionnel, solide et efficace et en assurant au ministère des Affaires étrangères les moyens nécessaires pour conduire une diplomatie active, tant politique qu’économique. Cet effort sera complémentaire de celui consenti avec l’outil de défense. (voir le volet Défense du projet)
- Sortir du commandement militaire intégré de l’OTAN pour rebâtir une défense nationale autonome.
- En finir avec cette Union Européenne technocratique et autoritaire pour reconstruire avec les États volontaires, une Europe des Nations libres et des coopérations concrètes, à la carte.
- Réussir la paix en Ukraine et relancer un partenariat avec la Russie tant nos intérêts sont communs et nos atouts sont complémentaires.
- Réaffirmer le principe du droit de tous les peuples, sans exception, à disposer d’eux-mêmes, ainsi que le respect du multilatéralisme pour relever les défis globaux.
- Défendre la souveraineté de la Grèce et de Chypre pour Stabiliser la Méditerranée orientale.
- Gagner la guerre contre le terrorisme islamiste et les narcotrafiquants en s’attaquant notamment aux flux financiers qui les nourrissent.
- Retrouver notre voix au Proche Orient en œuvrant à un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens et protéger les Chrétiens d’Orient.
- Donner du poids à l’Union Méditerranéenne entre les pays francophones (France, Liban, Maroc, Algérie, Tunisie), latins (Espagne, Italie) et francophiles (Malte, Croatie, Grèce, Égypte) afin de réaliser une politique de codéveloppement et de régler :
- Les problèmes de navigation internationale,
- Les flux migratoires,
- Le commerce et les trafics illicites.
- Le transit énergétique,
- La gestion des ressources halieutiques,
- La pollution chimique.
- Lancer un grand partenariat avec l’Afrique (Cf. Volet Afrique). Pour cela :
- Sortir de l’impasse de la repentance et de la culpabilisation postcoloniale par un dialogue franc permettant de régler les questions passées pour aller de l’avant et défendre nos intérêts communs ;
- Cesser de faire la morale à nos partenaires africains ;
- Renforcer notre coopération avec les pays africains qui le souhaitent, afin de favoriser la transformation sur place des matières premières et éviter l’explosion des flux migratoires dans les prochaines décennies ;
- Renforcer les partenariats des Universités françaises et des Centres français de recherche sur place (IRD, CIRAD…) avec les universités africaines.
- Affirmer la présence française dans la zone Asie-Pacifique, nouvel enjeu du monde, face à la montée en puissance d’autres nations et développer notre coopération avec l’Inde, la Chine et l’Indonésie de façon à soutenir l’équilibre régional. À cet effet :
- Protéger nos territoires avec détermination dans cette partie du monde ;
- Adopter une posture stratégique vigilante et ferme quant aux risques régionaux et globaux que pourraient générer les tentations hégémoniques de la Chine ;
- Développer, dans le cadre de la francophonie, la coopération avec le Vietnam, le Cambodge et le Laos.
- Consolider notre partenariat avec les Amériques
- Donner la priorité au renforcement des liens avec nos parents et amis du Québec (francophonie, culture, économie…) ;
- Bâtir une relation de franchise et de respect réciproque avec les États-Unis ;
- Multiplier les partenariats bilatéraux avec les pays d’Amérique latine et bâtir une nouvelle vision stratégique et mondiale autour d’alliances avec des pays comme le Brésil ou le Mexique et se rappeler que la France, grâce à ses frontières maritimes, est un pays monde et pas seulement un hexagone européen et sous-dimensionné.
DÉVELOPPER LA FRANCOPHONIE LEVIER DE L’INFLUENCE FRANÇAISE
Atout majeur de puissance, la langue française est présente sur tous les continents avec 300 millions de locuteurs et contribue au rayonnement diplomatique de notre pays. À l’heure actuelle l’organisation internationale de la francophonie (OIF) n’est pas assez considérée comme une priorité par la diplomatie française. En faisant du développement et de la protection de la langue française un axe de notre politique, nous aurons l’assurance de resserrer nos liens politiques avec les États qui ont la langue française en partage, pour faire face ensemble aux défis de demain et de demeurer un pôle culturel majeur à l’échelle mondiale.
- Renforcer les coopérations entre pays francophones dans les secteurs de demain : éducation supérieure, nouvelles technologies, notamment le numérique, transition énergétique.
- Concentrer l’aide française au développement sur les pays francophones et francisant, notamment d’Afrique, placer l’AFD sous le contrôle direct du ministre des Affaires étrangères et mettre fin aux gaspillages de l’aide multilatérale financée par la France mais gérée par l’Union européenne.
- Renforcer les partenariats entre RFI, France 24 et TV5 Monde, pour créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française dans le monde entier.
- Maintenir le niveau de crédits à la langue française comme outil d’influence (écoles et lycées ; filières universitaires ; instituts et centres de langue et de culture, de recherche et de soins, Alliances françaises et importantes O.N.G aux buts analogues).
- Dans tous les pays qui ont une vocation mondiale, la langue est un outil d’influence alors que paradoxalement la France, aujourd’hui, restreint ses crédits tandis que les autres les augmentent.
- Maintenir nos efforts, au sein des organisations internationales (ONU, OMC, UNESCO) pour défendre ce que nous estimons être nos objectifs et nos intérêts, comme par exemple l’exception culturelle française, qui protège le secteur culturel d’un libre-échange qui serait dévastateur.
- Faire respecter avec intransigeance le statut du français langue officielle et de travail dans diverses institutions internationales, européennes au premier chef, plus encore depuis le Brexit. Ne plus utiliser que le français dans les échanges officiels, tout en maîtrisant les autres langues.
- Imposer une part prépondérante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises.
- Remettre à sa juste place la langue française, c’est à dire la première et prioritaire, dans les écoles maternelles, primaires, secondaires et professionnelles, en accroissant sensiblement les horaires d’étude, les niveaux de formation des maîtres et l’exigence de qualité, l’efficacité de méthodes d’apprentissage éprouvées.
- Proposer une loi renforcée de protection du français (sur le modèle de l’ancienne loi Toubon), et la faire appliquer en instituant un véritable « droit à l’expression en français », notamment dans les entreprises.
- Promouvoir la communication scientifique en français : ne subventionner aucun colloque se tenant en France ou au sein de la francophonie qui exclurait le français.Imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises.
- Enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère, et de ne répondre systématiquement qu’en français.
- Imposer un niveau suffisant, officiellement attesté (à l’identique du TOEFL américain) de connaissance du français à l’entrée des candidats étrangers à l’immigration légale.
Fourchette : 0,2 à 1,9 Md€ par an · plein effet en 2032 · Estimation SensPo · confiance faible
Source du chiffrage et analyse SensPo
Le parti propose de sortir du commandement militaire intégré de l'OTAN, de remplacer l'Union européenne par une Europe des nations et de relancer un partenariat avec la Russie. Il propose aussi de recentrer l'aide au développement et la diplomatie sur la francophonie.
Voir la source du chiffrage (site externe)
Les thèmes abordés
| Thème | Mesures | Effet annuel (+ = coût) |
|---|---|---|
| Économie | 5 | 98,6 Md€ |
| Social | 8 | 89,6 Md€ |
| Écologie | 3 | 10,4 Md€ |
| Territoires | 4 | 20,2 Md€ |
| Démocratie et institutions | 2 | 4,8 Md€ |
| Éducation | 3 | 18,9 Md€ |
| Europe | 1 | −10,7 Md€ |
| Sécurité | 3 | 10,5 Md€ |
| Autres | 3 | 3,3 Md€ |
Pour comparer les positions des formations sur un sujet, consultez les pages thématiques.
Voir les thèmesLes sources
- Mesures : propositions de Debout la France relevées et analysées par SensPo (titres tels que relevés ; les notes attribuées par SensPo ne sont pas reprises).
- Chiffrage : méthode v5.10-chiffrage, version 1, mise à jour le 3 octobre 2026.
- Millésime 2027 Rafraîchi automatiquement à chaque nouvelle publication : sous 4 heures pour les propositions, sous 3 jours pour le chiffrage et l’analyse.
- Formation : catalogue des doctrines SensPo, mis à jour le 25 mai 2026.
Ce qui reste à documenter
- Lien vers le document original (non publié par SensPo)
Limites et corrections
Les propositions d’une formation ne sont pas automatiquement celles des personnes qui lui sont rattachées : une candidature peut s’écarter du programme de sa formation.
Des sources. Une méthode. De la transparence.